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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Ce 31 décembre 2008, veille d'une nouvelle année annoncée comme plus difficile que jamais, Nicolas Sarkozy, le très médiatique président de la République Française, s'apprête à enregistrer son message pour les traditionnels voeux de Bonne Année.

L'ambiguïté du personnage apparaît dans la forme annoncée du message.
Il est en effet très surprenant que l'homme qui fait ostensiblement montre de tant de dynamisme, de tant de spontanéité décomplexée, de tant de sincérité, choisisse le différé pour annoncer aux Français que la nouvelle année demandera encore plus d'efforts et plus de réformes sacrificiels. On a beaucoup de mal à comprendre où se situe la sincérité de celui qui dit avoir refusé les prompteurs pour garder sa spontanéité mais refuse le direct et préfère enregistrer l'émission pour soi-disant permettre un sous-titrage pour malentendants. Les experts professionnels de l'audiovisuel qui travaillent avec les malentendants doivent avoir beaucoup de mal à garder leur calme.
Avec l'ère de l'audiovisuel, beaucoup de Français ont expérimenté eux-mêmes la différence entre le sentiment d'implication réelle que l'on éprouve spontanément quand on s'adresse en direct à un proche via une webcam et le sentiment plus froid quand on s'enregistre, souvent avec plusieurs essais, pour envoi différé. C'est vrai que ce froid peut donner l'apparence d'une certaine solennité.

Mais sur le fond, sous le brouillard, les choses ne sont pas mieux.
Le président de "la culture des chiffres et du résultat" aura-t-il la sagesse de regarder la réalité des chiffres ?

Nombre de personnes mises en garde à vue à tort et maltraitées ?
Nombre de reconduites à la frontière, coût direct et indirect ?
Nombre de personnes mises dans les centres dits de rétention, coût direct et indirect ?
Nombre de rafles dans les écoles ?
Nombre de policiers mobilisés dans des "opérations spéciales" ?
Nombre de Français gagnés par le sentiment d'insécurité physique ?
Nombre de lois de circonstances prises contre les petits délinquants ?
Nombre de Français gagnés par le sentiment d'insécurité sociale ?
Nombre de jeunes Français qui se saoulent avant chaque fête pour se sentir mieux ?
Nombre de Français nés traumatisés pour cause de maternités fermées ?
Nombre de Français qui ne se déclarent plus malades par peur de perdre leur boulot ?
Nombre de Français morts pour cause "d'économie sur les dépenses"
Nombre de familles Françaises ruinées par le dévergondage économique ?
Nombre de suicides ou meurtres de Français à cause du libertinage économique ?
Nombre d'orphelins victimes de la débauche économiques ?
Nombre d'engagements/accords pris, sans condamnation pénale, en faveur des responsables du hold-up économique et financier ?

Monsieur le Président, une société qui met le peuple au service de l'économie est une société profondément ancrée dans le servage, fondamentalement esclavagiste.
Monsieur le Président une société qui parle de libérer les peuples alors qu'elle les soumet au joug de l'économi-isme est une société malade, schizophrène; c'est une société vouée à la disparition.
Monsieur le Président, une société saine est une société où la sécurité, physique ou sociale, n'est pas dirigée contre le peuple, mais au service du peuple.

Monsieur le Président, méditez sur l'observation suivante ô combien pertinente d'un gamin de sept ans:
"un bon gendarme est content s'il n'y a pas de voleurs à poursuivre, mais il doit être payé;
 un bon médecin est content s'il n'y a pas de malades, mais il doit être payé."


En d'autres termes, ce gamin de sept ans avait compris que ce n'est pas le nombre de voleurs arrêtés et enfermés qui fait le résultat, mais l'absence de voleurs; autrement dit la prévention.  Ce n'est pas le nombre de malades auscultés qui fait le résultat, mais l'absence de malades; autrement dit la prévention.
La prévention c'est un art !