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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

           Et on nous bassine avec de nécessaires renforts de troupes et de matériels en Afghanistan ! Il y a plus efficace. Pour gagner la bataille contre les talibans, une seule arme, le viagra ! Surtout lorsqu’il est utilement distribué à de flageolants chefs de clan aux ardeurs mal éteintes qui, éperdus de reconnaissance, une fois revigorés, peuvent ensuite se retourner contre les talibans et se transformer en précieux informateurs. Des cadres de la CIA qui ont, avec succès disent-ils, testé cette distribution de petites pilules bleues l’ont assuré au « Washington Post », qui le rapporte lui-même sur son site Internet (25/12) : c’est à cette arme de durcissement massif qu’on devra peut-être le retournement décisif de ce conflit qui s’enlise, s’il ne s’aggrave pas.

              Voilà un moment, bien sûr, que les services de renseignement US ont imaginé de couvrir de cadeaux des Afghans de campagnes susceptibles de leur fournir de précieux tuyaux. Seul ennui, « les armes tombent trop souvent en de mauvaises mains », « les bijoux, l’argent (en liquide), les bagnoles » sont des présents un peu trop voyants, qui « attirent » par surcroît « les convoitises » des jaloux. Seulement disponible sur quelques marchés de Kaboul, le Viagra, lui, ne laisse « pas de traces », du moins « pas de visibles ». Il ne contrarie pas la législation locale et il a surtout une clientèle toute désignée dans les provinces : des patriarches « à la libido évolutive » tout heureux d’éprouver de fermes sensations et de bénéficier de ce fait d’un « regain d’autorité » sur leurs épouses (jusqu’à quatre, en règle générale).

                Les officiers de la CIA ont, bien évidemment, refusé d’indiquer au « Post » leurs zones tests et l’identité de leurs cobayes. Confidentiel-défense. Ils jurent toutefois qu’ils se sont faits ainsi de vrais amis, quasiment viagra maniaques désormais, et qui leur permettent donc, dans leur infinie gratitude, de « faire ce qu’ils veulent dans leur zone d’influence ». Donc, de contrer les talibans. Si on comprend bien, avec le viagra, il n’y a pas que les vieux chefs de clan qui échappent à la débandade.    P.L.

Source : Le Canard enchaîné du 31 décembre 2008.