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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

L'actualité politique au Tchad en 2008, aura été marquée par plusieurs évènements majeurs.

 

D'abord il y'a eu les « évènements » de Février dernier et l'assaut rebelle dans la capitale N'djamena. Dans la foulée de ce raid manqué des « insurgés » hostiles au régime du président DEBY, des opposants ont été « enlevé » par des hommes en tenue, nul doute des « éléments » de la Garde Présidentielle  car au soir de la bataille de N'djamena ce 03 Février, c'est bien l'Armée Nationale Tchadienne, ou du moins ce qui y tient lieu qui contrôlait la ville. N'garledji Yorongar, Lol Mahamat Choua, Ibni Oumar Mahamat Saleh ont donc été « brutalement enlevés » de leur domicile respectifs. Un autre opposant, Saleh KEBZABO l'a échappé belle, puisque se trouvant à l'étranger au moment ou il a reçu « la visite » de ces militaires, qui ont tiré sur son petit frère qui se trouvait au domicile de l'opposant KEBZABO. L'affaire a fait grand bruit, et les medias internationaux s'en sont appropriés à l'époque. Si les deux autres opposants(Lol, et Yorongar) ont pu réapparaitre après les dénégations et propos contradictoires du Gouvernement (le président DBY lui-même avait qualifié de détail l'arrestation de ces opposants au cours de la Conférence de presse qu'il a tenue après la retraite des rebelles de la capitale). L'on est toujours sans nouvelles de l'opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh, Secrétaire Général du Parti pour les Libertés et le Développement(PLD), et porte parole de la principale Coalition de l'opposition, la CPDC. Les conclusions des travaux de la commission d'enquête sensé faire la lumière sur les évènements de Février  mis en place par le pouvoir sur la demande insistante du président Français Nicolas Sarkozy n'ont fait que confirmer ce que tout le monde savait : « Ibni Oumar  aurait probablement  succombé suite aux tortures qu'il aurait subi ». On le voit le conditionnel est de mise, et un autre comité a été mis en place pour  donner une suite judiciaire à ces évènements connaissant la brutalité, et la « barbarie » des Forces Armées Tchadiennes.

 

La France qui a jouée un rôle moteur dans  le maintien in extremis du régime de son « protégé » DEBY ITNO  a manqué un peu de courage, en « avalant » les inepties des autorités Tchadiennes au sujet du rapt des opposants politiques au soir de la bataille de N'djamena après que les rebelles  se soient retiré.

 

Ensuite le fait majeur ayant marqué l'année qui s'en va, c'est bien  l'entrée de la CPDC, du moins une partie de ses membres  au Gouvernement de Youssouf Saleh Abbas en Avril dernier.

 

 Kamougué wadal Abdelkader (ancien président de l'Assemblée Nationale) obtient le maroquin  de la Défense Nationale, alors que Jean Allingue (le tout premier chef du Gouvernement du président DEBY) devient Garde des Sceaux, Hamid Mahamat Dahalob lui, devient Ministre de l'Aménagement du Territoire.

 

Mbailaou Naibaye Lossimian, se contente lui du portefeuille de  l'Agriculture. Le parti de l'opposant Saleh KEBZABO a du décliner l'offre, arguant du fait que la lumière n'était pas  encore faite sur le sort du « compagnon » de lutte Ibni Oumar. Cette entrée de la CPDC au Gouvernement est venue saper la dynamique d'action de l'opposition réunie au sein de cette coordination dont Ibni Oumar était le porte parole jusqu'à sa disparition en Février, et dont le décès ne souffre plus d'un doute. Du coup, la mise en application de l'accord du 13 Aout, âprement négocié entre la majorité au pouvoir d'une part et l'opposition démocratique rassemblée dans la CPDC sous le parrainage de l'Union Européenne bat de l'aile. Le comité de suivi dudit accord peine à faire avancer les choses. C'est seulement en ce début du mois de Décembre que les députés ont adopté un projet de loi portant création de la commission électorale indépendante (CENI), qui selon l'esprit et la lettre de l'accord du 13 Aout doit être paritaire, afin de favoriser une bonne gestion des opérations électorales avec d'importantes innovations,  ce qui couperait court aux contestations post électorales enregistré le plus souvent, encore faudrait-il que les élections se tiennent dans la transparence tel que souhaité par les acteurs politiques Tchadiens.

 

La tenue en 2009 des élections législatives semble hypothétique au regard du retard enregistré dans la mise en œuvre de l'accord en vue du Renforcement  du Processus Démocratique signé le 13 Aout  2007,  et chaleureusement salué par les composantes politiques de toutes obédiences à l'exception du parti de  « l'irréductible opposant » Ngarledji YORONGAR qui refuse obstinément de prendre part à tout compromis avec le pouvoir par « réalisme » politique.

 

Le vœu de tous les Tchadiens, est que le consensus suscité par ledit accord politique puisse déboucher sur des élections législatives et présidentielles justes, transparentes et équitables afin que les Tchadiens puissent s'exprimer librement. Et le président Deby l'a rappelé lors de son adresse à la nation ce 09 Décembre, à l'occasion des festivités marquant le dixxuitième anniversaire de son arrivée à la tête du pays. Face à tous ces défis, les acteurs politiques Tchadiens doivent conjuguer leurs efforts pour la tenue d'un forum national à la centrafricaine, pour que les problèmes de fond qui ont de tout temps divisé les Tchadiens puissent être aplani. Tout ceci est bien possible. Il faut simplement un peu de courage politique de part et d'autres.

 

A l'orée de la nouvelle année 2009, je formule mes vœux de bonne et heureuse année à tous, dans l'espoir que les démons de la guerre ne nous hanterons plus. Vivement.

 

Eric TOPONA

 

Email: topona.eric@gmail.com