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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 Malgré la médiation menée par Nicolas Sarkozy, pour décrisper définitivement les relations tendues entre le Tchad et le Soudan, la rencontre de Doha, a finalement échoué. Elle devrait permettre à Idriss Deby et Oumar Hassane El-béchir  d’améliorer les rapports conflictuels qui les opposent.

 

Mais hélas ! Idriss Deby est rentré furieux hier dans la capitale tchadienne, laissant planer une crainte certaine de reprise des combats entre ses forces et les mouvements d’opposition armée de l’est.

 

Selon une source bien informée qui s’y connait dans  la médiation tchado-soudanaise, les autorités sénégalaises ont simplement mandaté  mi-novembre dernier,  leur Ambassadeur en poste à Yaoundé de faire le déplacement  à Ndjaména,  dans le cadre du Comité de suivi de l’accord intervenu à Dakar en mars entre Idriss Deby et Oumar Hassane El-béchir.

  

Depuis lors, le Ministère sénégalais des affaires étrangères s’est abstenu de donner la moindre information aux autorités tchadiennes et soudanaises du  refus de leur pays  d’envoyer une délégation officielle pour  participer aux travaux dudit comité.

 

Cette absence remarquée du Sénégal, pays médiateur de surcroît dans ce conflit transfrontalier, est interprétée par un analyste politique tchadien dans la sous-région  comme étant un recul vis-à-vis du Tchad sur l’affaire Hissein Habré.

 

Notre interlocuteur fonde ses arguments sur le fait que  le Tchad, par le biais de son ministre de la Justice, Jean Alingué, avait, lors d’une visite dans la capitale sénégalaise, promis de verser deux milliards de franc Cfa pour soutenir l’organisation d’un éventuel procès de Hissein Habré.

 

Depuis bientôt quatre (4) mois Ndjaména n’a toujours pas avancé un sou, pire, elles (autorités tchadiennes) soupçonnent le Sénégal surendetté, de vouloir empocher cette somme pour faire face aux dettes extérieures et intérieures, dont elle est confrontée, sans montrer  une volonté de progresser dans ce dossier.

 

Le Sénégal entend-t-il  exercer une nouvelle pression sur le Tchad à travers son statut de médiateur dans les négociations avec le Soudan pour contrer le contrer  à débourser quelque chose ?

 

Les rumeurs qui circulent dans Ndjaména et les soupçons des autorités tchadiennes sur l’Etat du Sénégal sont-t-ils réellement fondés ?

 

 

Tout compte fait, au Sénégal, pour l’instant, l’affaire Habré reste  cristallisée et les ONG  enlisées.

Que peut-on dire des rapports de plus en plus suspects  entre le Tchad et le Sénégal à divers niveaux ?

 

Pour le moment, nous nous intéresserons plus au fiasco de la rencontre de Doha,qui  risquerait de donner une  relecture des événements sur le terrain politique et militaire entre le Tchad et le Soudan qui entretiennent et soutiennent le long de leurs frontières communes  des groupes armés qui interagissent pour le compte de l’un ou l’autre des régimes qui s’opposent.

 

Beaucoup de personnes ont déjà pronostiqué, qu’après l’arrêt  de la saison des pluies, les combats devraient reprendre entre  les éléments de l’armée tchadienne et les mouvements politico-militaires qui peinent à identifier leurs problèmes et adopter une position commune face à un adversaire qui leur est commun.

 

Nos antennes et radars branchés au Tchad, nous informent que le régime s’est renforcé en logistiques  militaires,  doté en  vivres pour une durée illimitée en vue de  parer aux carences au cas où  la rébellion lancerait ses offensives vers Ndjaména comme en février.

 

Du coup, les Ndjaménois sont apeurés et les regards sont de plus en plus tournés vers l’est du Tchad.

 

De plus, d’autres sources estiment que même si la rébellion ne relance pas les hostilités militaires, Idriss Deby envisagerait de les attaquer, auréolé par la dotation de ses nouvelles armes de guerre.

 

C’est pourquoi,  nombreux sont les observateurs qui s’accordent à dire qu’à défaut de faire  la paix avec El-béchir, Idriss Deby répare aux  combats, ce qui explique son retour précipité et en catastrophe de Doha.

 

 

La rébellion restera –t- elle toujours divisée pour  faire faire aux  attaques  des troupes de Deby ?

 

Que va-t-il advenir dans les jours qui suivent entre l’opposition armée et le pouvoir d’Idriss Deby au Tchad ?

 

Que va-t-il se passer entre Idriss Deby et Oumar Hassane El-béchir inscrits tous deux, bon gré et mal gré, dans un processus de normalisation de leurs relations diplomatiques et politiques ?

 

 

 

Nguebla Makaila