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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Dimanche 30 novembre 2008:  1958-2008:  un intervalle toujours pénible pour le pays des Sao.  Par Dr Djimé Adoum, tchadnews.info

Le pays des Sao vient de fêter ses 50 ans d'existence le 28 novembre. Cette date nous rappelle ce jour de 1958 où la république fut proclamée, donnant une existence juridique à l'Etat tchadien dans le cadre de la Communauté franco-africaine.

Quelque soit l'angle sous lequel nous étudions l'intervalle de 1958 à 2008, nous nous rendons à l'évidence que le pays des Sao est largement en retard par rapport aux critères et indices de développement socio-politico-économiques.  Selon beaucoup d'analystes, le Tchad semble rencontrer d'énormes difficultés pour s'en sortir. Autrement dit, le Tchad ne connait pas d'avancées significatives et semble même opérer de graves reculs.  Voyons ensemble de quoi sont faites ces difficultés et quel serait donc le remède.

Nous soulignons en passant que le manque de transparence et les irrégularités liées aux élections occasionnent des dégâts énormes.  Ce constat découle d'observations faires, non seulement au Tchad mais partout dans le monde et particulièrement en Afrique.  Nous citons par exemple les cas des interminables problèmes au Zimbabwe, au Congo Démocratique, et tout récemment au Nigeria où les habitants de l'Etat du Plateau se sont engagés dans une bataille rangée qui a fait plus de 400 morts de part et d'autre entre musulmans et chrétiens à cause de résultats contestés des élections. Comme une baume au coeur, les dernières nouvelles en provenance de la République Centrafricaine sont encourageantes si tant est que les frères centrafricains aient trouvé une formule pour engager le dialogue de paix.  Participent à cette initiative l'ancien Président  M. Ange Felix Patassé, renversé par un putsch mené par le Général François Bozizé, actuel chef de l'Etat ainsi que les mouvements politico-militaires et les partis politiques et la société civile, bien sûr aux côtés du Gouvernement du Général Bozizé.  Nous ne pouvons que souhaiter bonne chance et plein succès à nos parents de l'ex-empire centrafricain. 

En République Démocratique du Congo, Chief Obasanjo qui a pris le bâton de pélerin de la paix pour le compte des Nations Unies semble avoir fait quelques pas avec le Général Laurent Nkundabatware dans le rapprochement des bélligérants congolais. Espérons que cette démarche soit couronnée de succès et que le peuple frère congolais retrouve enfin la paix après tant d'années de dictature féroce et d'une guerre meurtrière qui, selon certaines estimations, auraient aujourd'hui fait plus de quatre millions de victimes, la plupart des populations civiles innocentes.

Revenons maintenant au Tchad et plaçons les choses dans leur contexte.  Nous disons haut et fort que nous sommes bel et bien au 21ème siècle et aucun tchadien ne peut nier ce fait.  Que nous perdions du temps dans nos interminables carences ou que nous redoubilons d'efforts pour sortir le pays du néant n'empêche en rien le fait que le monde évolue à une telle vitesse que si les tchadiens ne se ressaisissent pas, le pays risquerait de sombrer et de rester dans l'obscurité et à la traine des autres nations du monde pour longtemps.

Une telle perspective ne peut être réjouissante ni pour le gouvernement tchadien, ni pour son opposition toutes tendances confondues. Les tous derniers cris d'alarme nous font penser que nombreux sont les tchadiens conscients de ce risque, comme Enoch Djondang qand il parlait de sa honte pour "les élites de son pays" et du fait du manquement grave quant à la capacité de cette élite de sortir le pays de l'enfer ou alors celle du Docteur Lyadish qui disait:  "On osera affirmer que N’Djamena semble avoir réussi à réduire aux yeux de ses partenaires les ambitions des généraux insurgés à des considérations strictement personnelles. Le message est reçu par le parrain naturel des seigneurs de la guerre tchadiens," ou encore le cri de Makaila qui s'interroge sur la propagation des initiatives alors qu'il serait plus sage d'harmoniser celles-ci pour plus de chance de réussite.  

Notre conscience doit nous "gronder" et nous nous devons de nous réveiller pour éviter que notre pays ne sombre davantage. Comment faire?  Nous reviendrons dans nos prochaines colonnes pour offrir quelques pistes afin d'approfondir les analyses...