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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Au Tchad, toutes les initiatives de paix,  proposées aux différents acteurs politiques par les membres de la société civile, des personnes ressources indépendantes et des partenaires étrangers à l’échelle nationale et sous-régionale sont aujourd’hui caduques. Car, elles n’ont abouti à des résultats concrets escomptés.

 

Au niveau national, le Comité de Suivi d’Appel à la Paix et à la Réconciliation (CSAPR) animé par Mme Kemnelum Delphine, malgré l’adhésion de tous les segments socioprofessionnels  de la nation, n’a toujours  pas réussi jusqu’à là  à convaincre le pouvoir et l’opposition globale pour un mini-forum.

 

L’animatrice de ce cadre, exfiltrée par l’armée française  lors des événements de février dernier, ne nous  parle  plus de son projet de paix pour le Tchad.

 

L’accord de paix signé à Tripoli en 2007, entre le régime et les politico-militaire n’a survécu qu’un seul mois, violé pour cause de non respect des engagements souscrits par les parties signataires devant le Guide Libyen et les membres de la Cend- Sad.

 

L’ancien Président du Tchad, Goukouni Weddeye en compagnie de quelques opposants en exil appelés le Groupe de Libreville, soutenus par le Gabon, ont essayé en ce qui les concernent  de créer les conditions optimales d’un dialogue politique. Soupçonnés par plusieurs observateurs nationaux, ils n’ont pu rétablir le contact entre le régime de Ndjaména et l’opposition armée l’est du Tchad.

 

Maintenant,  le relai est assuré par  la Commission Indépendante pour le Dialogue Inclusif (CIDI) que dirige le Dr Djimé Adoum, agro-économiste de formation et plusieurs ressortissants tchadiens de la diaspora mobilisés autour de lui.

 

Le Coordonnateur de la CIDI , a eu une rencontre tête à tête avec Idriss Deby à Montréal au Canada, lors du sommet de la Francophonie.

 

Dr Djimé Adoum a tenté de présenter à Idriss Deby le plan de sortie de crise de son organisation. Il  entend séduire Idriss Deby afin qu’il  d’adhère à ce nouveau schéma de la résolution du conflit par les Tchadiens eux-mêmes,  et ce, pour que la lutte armée cède la place au débat véritablement démocratique dans le pays.

 

La dernière initiative vient alors  de l’ancien Premier ministre Abdelkérim Fidéle  Moungar. Il a organisé une rencontre en France pour débattre de la question tchadienne et  y a invité tous les responsables politiques de l’opposition tchadienne en exil et les représentants des mouvements politico-militaires.

 

Malheureusement, l’absence des autorités gouvernementales à ce débat a été remarquée par les participants, signe qui corrobore le refus de Ndjaména de s’assoir à la table de négociation avec ses belligérants.

 

A voir chronologiquement, les différentes démarches, on est tenté de croire que les Tchadiens affirment et réaffirment leurs volontés communes au dialogue politique malgré l’opposition de la partie gouvernementale.

 

C’est pourquoi, nous proposons aux différents initiateurs des projets de paix, de compiler toutes les recommandations et les résolutions en leur possession et de les soumettre à l’appréciation de l’Union africaine ( U.A), Union européenne (U.E) et à l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour témoigner de leurs attachements à la recherche de la paix au Tchad, devenue un crédo et un leitmotiv pour notre peuple qui aspire à la liberté et à la démocratie.

Il faut que l’on mette fin au Tchad au maintien au pouvoir par les armes  par l’accession au pouvoir par les urnes.

 

Cette démarche unique en son genre, permettra aux membres de la communauté internationale d’apprécier réellement comme toujours la volonté et la détermination  des Tchadiens de rompre avec le cycle de violences armées.

 

Le Tchad vit actuellement une  tragédie humaine qui  nécessite à ce que  les efforts  internationaux  lui soient  consentis comme en RDC , au Zimbabwé et au Darfour.

 

Makaila Nguebla