Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

 

Reed Brody, porte-parole de Human Rights Watch (HRW), est visiblement agacé par les positions inflexibles et solidaires des pays africains face au défi de l’impunité.

Il s’est exprimé, hier sur Rfi, pour s’indigner par rapport aux réactions du continent contre les mandats d’arrêts lancés tous azimuts par des juridictions européennes et internationales à l’encontre seulement des dirigeants noirs, inculpés pour des atteintes des droits de l’homme et autres infractions  au Droit international.

A Rfi, Reed Broody disait : « nous comprenons le ressentiment des africains qui refusent à ce que leurs dirigeants ne soient traduits devant les tribunaux internationaux. Mais, il faut que les africains jugent eux-mêmes les leurs ; s’ils ne veulent pas qu’ils soient déférés ailleurs pour être comparus.  » A-t-il conclu le porte-parole de l’organisation américaine des droits de l’homme, faisant allusion à la déclaration, en Espagne, de Me Abdoulaye Wade interpellé dans l’affaire Hisseine Habré au Sénégal. 

Rappelons que le Sénégal, par contre, justifie son retard  par le fait qu’il ne peut à lui seul organiser un procès aussi coûteux qui implique la responsabilité internationale.

 

L’Etat du Sénégal se prépare à répondre à l’appel de l’ONU dans les prochains jours. Peut-on  s’attendre à une réaction épidermique de Dakar à Ban Ki Moon, Secrétaire Général Ban Ki Moon, de l’institution internationale ?

Si aujourd’hui, le défi de l’impunité se heurte à une résistance africaine, la lourde responsabilité incombe aux Etats occidentaux, à leurs juridictions et à certaines organisations des droits de l’homme qui ont énormement compliqué la tâche aux observateurs les plus avertis de cette question  sur le continent.

Les gens ne tolèrent pas que d’un côté,on apporte des  soutiens multiformes indéfectibles  à certains régimes despotiques africains et de l’autre on se montre plus acharnés sur d’autres ailleurs alors que le mal est identifié et reste le même partout. 

Comment expliquer l’attitude silencieuse de ces organisations qui font allégeance à Idriss Deby, malgré les innommables violations des droits  dont son régime est tenu responsable  au Tchad ?

Quel soutien ont-ils apporté aux  victimes tchadiennes sous l’ère Deby, où en sont-elles avec le cas du Dr Ibni Mahamat Saleh à  celui de Ngarléjy Yorongar, dont la France a délibérément voulu clochardiser à Paris ?

Autant de questions taraudent toujours les esprits de l’opinion publique tchadienne et africaine. 

 Le continent noir ne peut donc être taxé  pour son refus de  relever le défi l’impunité, qui est une préoccupation majeure pour tous les africains éprise de justice et d’équité.

La lutte contre l’impunité, est un défi certes à partager entre les africains et les occidentaux qui doivent se démarquer de leurs approches jugées discriminatoires. 

Au moment où Reed Broody continue à faire de l’impunité un axe prioritaire à relever, le Sénégal, par contre mobilise du fond en comble ses potentialités en matière judiciaire  pour un éventuel bras de fer avec l’ONU.

L’impunité est-elle un défi seulement pour Reed Broody, le Sénégal ou bien pour l’humanité dans son ensemble ?

 

Makaila Nguebla