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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

Idriss Deby et Oumar Hassane El-béchir qui se font la guerre par rébellions interposées, ont signé, par le passé, plusieurs accords de paix, dont le dernier, en marge du sommet de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) tenue à Dakar au Sénégal.

Rappelons que les précédents accords de paix entre les deux pays, ont été délibérément violé par les deux parties signataires, à la suite des incursions menées de par et d’autre des frontières communes par des groupes armés hostiles aux  pouvoirs de Khartoum et de Ndjaména.


Il faut donc souligner  que depuis la signature de l’accord de Dakar, Idriss Deby et son homologue soudanais, semblent opter pour l’apaisement dans le conflit qui les oppose. Ils   viennent de concrétiser leurs volontés mutuelles à travers l’ouverture de deux ambassades dans leurs capitales respectives.

Toutefois, il nous est permis de faire une observation saisissante dans ce différend tchado-soudanais. On a souvent l’impression, que c’est  le Président El-béchir qui court derrière Idriss Deby dans la recherche de la paix, malgré la ménace que  lui représente ce dernier, dont  la lourde responsabilité et l’implication  dans la crise du Darfour et sa régionalisation sont avérées.

 La preuve est que l’émissaire du Président El-béchir, vient d’être reçu, en audience, à Ndjaména par Deby.

Pour l’opposition tchadienne, Idriss Deby incarne le mal absolu, il est en même un trouble fête pour le régime de Khartoum en empêchant à maintes reprises, le sommeil de son homologue Oumar Hassane El-béchir de façon chronologique ci-aprés :

En 2007, Idriss Deby a privé El-béchir d’un mandat celui  d’accéder à la Présidence de l’Union Africaine. Il a réussi à mener une série de lobbying auprès des organisations de défenses des droits de l’homme  et a convaincu les  chefs d’Etat du continent, en mettant en exergue la politique d’épuration ethnique et raciale du pouvoir soudanais contre les populations négro-africaines du Darfour.

 

En mai dernier, il pousse les éléments de son cousin Khalil Ibrahim, d’attaquer la ville jumelle d’Oumdourmane, avant d’être repoussés par l’armée soudanaise

Ensuite ,  il passe par  la France pour influencer la Cour Pénale Internationale (CPI) qui inculpe le dirigeant soudanais pour  crimes de guerre et de génocide dans la crise humanitaire qui ravage le Darfour, en instaurant une panique générale au Général El-béchir immobiliser de sortir du territoire de crainte,  que le mandat d’arrêt qui plane sur lui devienne de facto exécutoire. 

A travers ces rapports tumultueux et ambigus qui rythment les relations entre Deby et El-béchir, il va sans dire que l’opinion publique tchadienne doit prendre en main sa destinée.

Je puis me souvenir des propos, d’un opposant tchadien, qui a rallié aujourd’hui le régime de Ndjaména. Il  me disait : « Mon cher Nguebla, on ne peut faire la guerre avec les moyens de son voisin. »

Cette assertion très révélatrice, s’applique bien au contexte politique tchadien. Car, la question tchadienne ne peut trouver un dénouement heureux à travers un quelconque soutien extérieur apporté à la lutte de notre peuple, nous devenons pleinement assumer nos responsabilités et compter sur nos propres forces locales. 

Comment peut-on expliquer cette hypocrisie qui anime Deby et El-béchir qui se moquent éperdument de l’opinion publique internationale alors qu’ils ne sont sans savoir de l’existence dans leurs pays respectifs des factions armées qui leur font la guerre ?

Au regard de ce dernier développement, on ne cesse de demander quel va être le schéma plausible que vont adopter les politico-militaires tchadiens qui n’ont pas  renoncé pas à renverser le pouvoir de Deby ?

Que vont-ils devenir au  fil du temps, si les relations diplomatiques  entre le Tchad et le Soudan se normalisent réellement en leurs défaveurs ?

 

Il est temps, que les forces vives tchadiennes reconsidèrent leurs approches actuelles du changement politique, en empruntant une nouvelle forme de lutte  qui sera un raccourcit, pour débarrasser le peuple du règne brutal d’Idriss Deby, dont le pilotage à vue du  pays   nous mène dans une situation d’impasse illimitée. 

Nul n’ignore  que Idriss Deby comme Oumar Hassane El-béchir sont connus de leurs peuples pour leur déficit démocratique et leur politique répressive. Il est donc  impossible qu’ils œuvrent lucidement pour une paix globale dans leurs pays.

 

Sans dialogue politique avec leurs oppositions armées, Deby et El-béchir feront  du Tchad et du Soudan des zones permanentes de conflits d’une extrême brutalité.

 
Makaila Nguebla