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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Ils  étaient quatre  (4)  ressortissants de la région troublée du Darfour, qui ont fui  les camps des réfugiés de Gaga et  de Bridjing au Tchad, à cause des recrutements forcés actifs  des groupes rebelles, notamment, le MJE du Dr Khalil Ibrahim et le SLA de Khamis Abdallah, qui enrôlaient des jeunes soudanais dans les unités d’armée.

 

Après avoir traversé l’est du Tchad pour se retrouver à Ndjaména, les réfugiés du Darfour ne sont toujours pas aux bouts de leurs souffrances. Ils ont poursuivi leur chemin en traversant, cette fois-ci,  toute l’Afrique de l’ouest pour arriver à Dakar( Sénégal) où ils ont postulé à une protection humanitaire internationale auprès des autorités compétentes.

 

Mais, hélas ! Leurs demandes d’asile ont été rejetées par la Commission Nationale d’Eligibilité (CNE), institution nationale habilité d’accorder ou non le statut  des réfugiés  politiques au Sénégal.

 

Arrivés  au Sénégal, depuis le mois de Mars 2008, ils n’en restent que  deux réfugiés du Darfour à être  exposés à un calvaire sans précédant à Dakar et à l’indifférence des organisations en charge de la protection humanitaires des personnes nécessiteuses.

 

En effet, ni la Commission Nationale d’Eligibilité (CNE), ni le Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) encore moins les associations locales humanitaires ne semblent sensibles  à la crise qui sévit au Darfour où on dénombre depuis 2005 des milliers des déplacés et de centaines de milliers de morts.

 

C’est cette indifférence générale qui a exposé les  deux réfugiés darfouris de Dakar à une situation sociale précaire ,épouvantable et effrayante.

 

La barrière linguistique est un obstacle majeur pour les deux réfugiés darfouris de Dakar, qui ne parlent malheureusement pas le wolof, dialecte local, ni le Français langue officielle du Sénégal.

 

Ils n’ont aucun soutien matériel du  HCR qui n’assiste pas   les  demandeurs d’asile prétextant que l’aide n’est accordée qu’aux réfugiés ayant été reconnus par la CNE. Or, celle-ci n’est jamais motivée par une volonté d’octroi massif de statut de réfugié aux personnes qui en font la demande.

 

La défaillance du  dispositif d’accueil de réfugiés au Sénégal, fait que de nombreux demandeurs d’asile sont abandonnés à eux-mêmes sans droit de regard des institutions nationales et étrangères en charge des questions humanitaires.

 

Après la tragédie que connaît leur région, les deux réfugiés du Darfour sont aujourd’hui épuisés, horrifiés et effrayés par leur précarité sociale  à Dakar ; ils appellent la communauté internationale d’œuvrer rapidement pour le retour de la paix dans cette localité occidentale du Soudan, afin qu’ils y retournent pour retrouver leurs familles et y vivent dans la quiétude chez eux.

Aussi-avouent-t-ils tirer la léçon que la crise du Darfour ne peut trouver une solution que par des démarches pacifiques et négociées au lieu d’une guerre entretenue par les puissances étrangères à des fins inavouées.

 

Tels sont les témoignages de nos deux interlocuteurs à la suite d’une longue conversation qu’ils ont accordée sur le sort à Dakar.

 

Makaila Nguebla