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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

COMMISSION INDEPENDANTE POUR LE DIALOGUE INCLUSIF (CIDI)















L’objectif de la CIDI est d’oeuvrer dans le but de rassembler les tchadiens pour arriver à un dialogue politique susceptible d’ouvrir les voies vers une paix définitive au Tchad. Il s’agit d’impliquer toutes les parties en conflit, tous les acteurs politiques et de la société civile, tous les groupes armés afin d’explorer les pistes de solutions aux problèmes du Tchad. La finalité du processus étant d’arriver à des élections libres et transparentes, ne souffrant d’aucune contestation.
 La CIDI est ouverte à tous ceux ou celles qui sont soucieux du devenir du pays.

Rapport bimensuel – Septembre/Octobre 2008

I. FAIRE ACCEPTER AU PRESIDENT IDRISS DEBY LE DIALOGUE INCLUSIF

Objectif à court terme: Approcher et sensibiliser les proches du pouvoir sur la nécessité du dialogue inclusif

·  La rencontre entre le coordonnateur de la CIDI et le Président Idriss Deby Itno

L’audience a eu lieu au Québec en marge du Sommet des Chefs d’Etat et du Gouvernement de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Le Président Deby a reçu le coordonnateur en présence de M. Moussa FAKI, ministre des affaires étrangères et de l’Ambassadeur du Tchad aux Etats-Unis, M. Mahamoud Adam Béchir. Le coordonnateur de la CIDI a brossé rapidement le parcours qui l’a emmené jusqu'à cette rencontre. Il a fait un résumé sur la consultation de New York à laquelle a participé l’Ambassadeur Ahmad Allam-mi, représentant permanent du Tchad auprès des Nations Unies.

Le coordonnateur de la CIDI a rappelé au Président Deby que tout le monde convient que le Tchad ne va pas bien. Même ceux qui ne le disent pas ouvertement le disent en aparté.

Il a mis l’accent sur le fait que la guerre qui se prépare de part et d’autres ne résout aucun problème. Il n’est un secret pour personne que le pays a beaucoup d’atouts et avec l’avènement du pétrole, nous pouvons beaucoup et mieux faire pour instaurer un état de paix, de démocratie et de développement socio-économique durable. Le Tchad occupe une place centrale et pourrait devenir le Koweït de l’Afrique Centrale. Le Président Deby et le coordonnateur ont convenu parfaitement sur ce point.

Le coordonnateur de la CIDI a relevé que le gouvernement et les politico-militaires sont armés jusqu’aux dents et s’ils arrivaient à reprendre les hostilités, c’est des tchadiens qui vont mourir. Conscient du danger qui guette le pays, le coordonnateur de la CIDI s’est attardé sur la nécessité de trouver des solutions pacifiques au problème. Il a insisté sur le fait que la solution doit venir des tchadiens eux-mêmes. A cet effet et conformément à ce qui a été dit lors de la rencontre de New York, la CIDI a proposé de revoir les accords et identifier les facteurs qui ont freiné la mise en application des accords surtout celui du 25 octobre 2007, à Syrte.

Pour ce faire, la CIDI va concevoir un programme de contact et de visites. Ce cadre permettra à l’équipe de rencontrer les signataires et les parrains des accords ainsi que la société civile afin d’étudier les lacunes ayant empêché leur mise en vigueur. De ces analyses sortira un rapport qui servira de base pour relancer le processus de paix que la CIDI déposera. Ce rapport identifiera les mesures à prendre pour garantir une réussite totale du processus, avec l’implication des partenaires dans leur mise en oeuvre, pour sortir définitivement le pays des abimes.

II. QUESTION DE LA DISPARITION DU DR. IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH

Objectif à court terme : Demander à ce que lumière soit faite sur l’enlèvement et la libération du Dr. Ibni Oumar Mahamat Saleh

· La CIDI demande que les personnes identifiées dans le rapport de la commission d’enquête comme ayant été impliquées dans la disparition du Dr. Ibni Oumar Mahamat Saleh soient jugées.

· La CIDI demande à l’ONU de prendre en charge cette enquête dans la cadre de leurs efforts pour réformer le système judiciaire du Tchad.

III. CESSATION DES HOSTILITES

Objectif à court terme : Prise de contact avec chaque chef de guerre identifié pour déterminer la disponibilité des uns et des autres et les conditions qui leur permettraient de renouer le dialogue.

· A traiter dans les prochains rapports.

IV. SENSIBILISER TOUTES LES COUCHES SOCIALES DU PAYS AFIN D’ASSURER LA PRESENCE ET LA PARTICIPATION DE TOUS

Objectif à court terme : Recruter de nouveaux membres pour la CIDI

· La CIDI installe une représentation au Canada.

V. SOUTIEN DE L’EXTERIEUR

Objectif à court terme : Identifier les personnes clefs pour chaque pays impliqué dans la crise tchadienne et une personne morale pour chacun de ces pays pour la mise en oeuvre du dialogue

· Ambassade du Sénégal aux Etats-Unis :

Un membre de la CIDI a rencontré l’Ambassadeur du Sénégal aux Etats-Unis dans le cadre de la recherche des voies et moyens pour parvenir au dialogue inclusif de paix au Tchad. L’Ambassadeur du Sénégal a assuré au représentent de la disponibilité constante du Président Wade en faveur du rétablissement d’une paix durable au Tchad.

·

Congrès Américain :

Des membres de la CIDI ont rencontré le Congressman Donald Payne, membre influent du Black Caucus au Congrès américain. L’honorable Donald Payne a toujours manifesté un intérêt particulier pour l’Afrique et ces derniers temps pour les problèmes du Darfour et du Tchad. Le Congressman Payne est conscient des problèmes qui secouent les deux pays. Il a demandé aux membres de la CIDI de prendre attache avec lui après les élections présidentielles américaines.

· Grâce à une allocation de fonds de l’Institut de Paix des Etats-Unis et à la sollicitude de l’ONG Caring for Kaela (CFK), les instances internationales concernées par la crise tchadienne ont eu une journée de discussion au Centre Trigve Lie toute la journée du 8 octobre 2008. Des échanges, on peut retenir que la dimension interne du conflit tchadien est aujourd’hui bien comprise par la communauté internationale, tout comme les interconnections entre la crise du Darfour et celle de l’est du Tchad. Cette consultation a rassemblé des Ambassadeurs, des hautes personnalités, des officiels et experts sur le problème tchadien. Il s’agit de l’Union européenne, des Nations unies, de l’Organisation de la Conférence Islamique, les représentants du gouvernement de Belgique, Tchad, Congo Brazzaville, Erythrée, France, Irlande, Libye, Nigeria, Norvège, Sénégal, Afrique du Sud, Suède et les Etats-Unis. Plusieurs organisations non gouvernementales et instituts et centres de recherches universitaires et les membres de la CIDI étaient présents.

Institut International de la Paix – New York :

 

Des constats faits, il ressort que :

o Le Tchad souffre de manque de démocratie, de mauvaise gouvernance, avec pour corollaire une justice peu indépendante, des violations flagrantes des droits de l’homme et une insécurité généralisée dans tout le pays mais qui est plus accentuée à l’est le long de la frontière soudanaise ;

o Le pays a besoin d’un processus de dialogue global qui permette d’apporter des solutions durables à la crise bien qu’il y ait des divergences entre les intervenants quant à l’implication de toutes les parties tchadiennes dans la recherche de la paix.

Si certains sont ouverts à toutes les suggestions, d’autres cherchent manifestement à cantonner les discussions aux instruments juridiques existants ;

o La société tchadienne, dans son ensemble, est fragmentée et très divisée ; ce qui rend la recherche de solutions à la crise encore plus difficile en l’absence de figures charismatiques pouvant mobiliser les populations autour d’idéaux

communs.

La communauté internationale est disposée à jouer un rôle positif dans la recherche de la paix mais pour que les Nations Unies soient impliquées dans le processus politique, il est nécessaire que le Secrétaire Général reçoive un mandat dans ce sens. Ce mandat est conditionné par une demande expresse du Gouvernement tchadien qui, jusqu’à présent, ne permet qu’un rôle limité des Nations Unies, notamment la présence de gendarmes et de policiers dans les camps de réfugiés et l’assistance aux personnes déplacées.

La délégation de la CIDI a fait une présentation sur la situation que connait le pays et a insisté sur le fait que les tchadiens connaissent bien les problèmes de leur pays et peuvent, de ce fait, mieux identifier les solutions potentielles. A cet effet, la CIDI a clairement indiqué que les tchadiens ne veulent plus occuper le deuxième rang quant à la formulation des stratégies susceptibles de ramener la paix au Tchad. Les participants ont pris bonne note.

Dans le souci de faire avancer les recherches de solutions, la CIDI a réitéré le souhait que certains des accords, notamment celui du 25 octobre 2007 parrainé par les libyens entre les politico-militaires et le gouvernement et celui du 13 août 2007 entre le gouvernement tchadien et les partis politiques, soient revus afin de les rendre acceptables à toutes les parties.

Pour la Commission Indépendante pour le Dialogue Inclusif,

Le Coordonnateur

Dr Djimé Adoum