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Flash Info: Médiation dans la crise libyenne -la France tente sa partition pour trouver une issue politque. Elle accueille une rencontre entre Fayez al-Sarraj, président du conseil libyen et Khalifa Haftar, commandant de l'armée libyenne//Emeutes à Moundou pour empêcher le transfert du Maire, Laokein Médard// Moundou- l'avocat de l'ancien Maire, harcélé et activement recherché //Affaire Laokein Médard- plusieurs partis politiques appellent dans un communiqué de presse à sa libération // L'interview de l'opposant tchadien, Saleh Kebzabo sur TV5 afrique reportée à lundi //

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Publié par Mak

Le Tchad réclame 6.3 millions d’euros, somme qui équivaut aux dommages et intérêts qui devaient être versés aux familles des 103 enfants victimes de l’arche de Zoé.

Le jour de la sentence en décembre 2007 les membres de l’arche de Zoé ont été condamnés à 8 ans de travaux forcés et à verser aux familles des victimes 6.3 millions d’euros. Le président tchadien Idriss Deby a gracié les membres de l’association, mais les dommages et intérêts restent dus.

Rachida Daty a reçu dernièrement une lettre de N’djamena avec cette petite annotation : « Nous estimons qu’en obtenant le transfèrement des français condamnés du Tchad en France, la France assumait aussi les charges de dommages et intérêts »

La France à toujours nié qu’il y a un tel accord, mais il reste le problème du versement effectif des dommages et intérêts. Selon leurs avocats les condamnées n’ont pas les moyens de payer la facture.

Ndjamena savait parfaitement que les zozos de l’arche n’étaient pas en mesure de payer quoi que ce soit. Derrière la libération médiatique restait celui moins noble des arrangements financiers. Le Tchad espérait que le contribuable français assumerait la facture et les âneries de ses ressortissants, sauf que juridiquement il y a un problème et non des moindres.

Dans un procès la partie condamnée est en droit de connaître et de savoir à qui elle devra verser réparation; or dans le cas présent l’arrêt de la cours d’assises de Ndjamena n’octroie aucun dommage et intérêt à aucune victime identifiée. Donc au profit de qui ces dommages et intérêts pourraient être versés ? Si les victimes sont inconnues comment fera l’Etat tchadien pour les dédommager ?

Le Tchad estime probablement que la présence française n’est pas assez, que l’engagement des troupes françaises à ses côtés pour préserver son régime non plus, il lui faut maintenant tenter de racketter les contribuables français.

Il reste possible que la France dans un souci de « raison d’état » choisisse de verser les 6.3 millions d’euros en toute discrétion, mais personne ne sera dupe, tout le monde saura très bien ou ira cette somme, surement pas dans la poche d’un villageois du Darfour.


Source: Tchadoscopie