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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Tchad : Internet, état des lieux

A l’ère de la mondialisation et des NTIC, le Tchad est à la traîne. Les institutions se cherchent, les internautes sont confrontés à de sérieux problémes.

A l’ère de la mondialisation et des Nouvelles Technologies de l’Information et de la communication, le Tchad est à la traîne. Les institutions de la place se cherchent en mettant des informations sur leurs sites qu’ils créent. Les internautes sont confrontés à des sérieux problèmes : lenteur de la connexion et la cherté des coûts de connexion, éloignement des cybercafés auquel s’ajoute les coupures intempestives d’électricité.

Avoir accès aux nouvelles technologies de l’information et de la communication au Tchad est un luxe. Un luxe dû au manque d’infrastructures adéquates.
Pourtant, beaucoup de tchadiens ont souvent recours aux services qu’offrent ces moyens de communication. L’Internet par exemple coûte encore très cher. Les rares cybercafés existants dans la capitale tchadienne, N’Djaména taxent 30 minutes de connexion entre 500 à 1000 francs cfa avec un débit extrêmement lent soit 45,2Kbits/s " si la ligne est bonne " dit un responsable de la Société Tchadienne des Télécommunications (Sotel).
Sur les dix (10) arrondissements que compte la ville de N’Djaména, moins de cinq (5) disposent des cybercafés. Dans ces arrondissements, un (1) quartier sur 3 voire 4 dispose d’un cyber. Dans l’administration tchadienne, c’est le même problème.

Les ministères ou institutions publiques qui sont connectés sont comptés au bout du doigt. Quid de ceux qui disposent d’un site ?
Les problèmes et difficultés sont nombreux. Ils vont de la cherté du matériel informatique au manque d’électricité en passant par la cherté des abonnements à la SOTEL (www.sotel.td) : 53.000 francs CFA pour le téléphone (45.000 hors taxe et 18% de TVA) et 17.700 pour l’Intenet (15.000 et 18%) ou à la Société tchadienne d’eau et d’électricité, STEE, avec l’électricité qui est une denrée rare au Tchad.
Et beaucoup de cybercafés fonctionnent parfois avec des groupes électrogènes ou panneaux solaires, ce qui alourdit le coup d’exploitation. Cette lenteur fait qu’Internet ne constitue pas un passe-temps pour certaines personnes comme sous d’autres cieux. Aussi, la connexion à Internet se résume- t-elle simplement à la consultation de la boite e-mail.

Le 1er décembre 2005, la Présidence de la République lance un site ( www.presidence-tchad.org) quelques jours seulement après celui de la Primature (www.primature-tchad.com).
Enfin des sites pour s’informer des activités de l’exécutif tchadien. Ces deux sites fonctionnement tant bien que mal. Les autres institutions étatiques à savoir ministères et autres grandes institutions sont quasiment absents sur la toile, optant toujours pour les modes traditionnelles de diffusion de l’information.

Face à cette situation de manque total, le besoin de la population de s’informer va grandissant. Nombreux sont des citoyens qui, par souci de s’arrimer à la nouvelle donne informatique, veulent avoir une boîte électronique. Des chercheurs à l’appétit insatiable du savoir, cherchent éperdument là où il y a la connexion pour la recherche documentaire. La population qui a soif d’information, fait recours à Internet pour des nouvelles internationales et mêmes nationales.
Cette envie pousse les uns et les autres à se ruer vers les quelques cybercafés existants dans la capitale, d’où la queue interminable devant ces lieux publics.

La recherche de l’information est donc un véritable parcours de combattant et avec au bout une information fiable, ou non parfois. Ne trouvant pas des informations qu’ils cherchent dans les médias locaux, les tchadiens se tournent vers celles diffusées par les médias internationaux ou celles relayées par certains sites à qui ils font d’ailleurs confiance.

Combien sont-ils des tchadiens qui ont un compte mail  ? Peu.
Combien sont- ils des organes de presse en ligne ? Peu, sinon pas du tout.

Les médias de service public ne disposent, eux, d’aucun organe en ligne. Par contre, dans la presse privée, un effort est fait dans ce sens. On compte parmi ceux mis en ligne jusqu’à une date récente, le journal L’Observateur (www.lobservateur.ouvaton.org) et Tchad et Culture, une publication du centre pour la formation et le Développement (Cefod) :www.cefod.org. N’Djaména Bi-hebdo, grand journal de la place était en ligne jusqu’à un moment donné, mais ne fournit plus son site.
Ces organes diffusent des informations nationales, mais en ligne ces informations sont parfois déphasées par rapport à l’actualité. En plus, ces journaux éprouvent énormément des difficultés à alimenter leurs sites en informations. Ces difficultés sont aussi bien techniques que par manque des ressources humaines nécessaires et surtout qualifiées.

Bientôt la Stratégie Nationale de Développement des Technologies de l’Information et de la Communication

Les TIC et l’Internet restent encore un luxe et non une nécessité. Pour preuve, l’accès au service universel des Technologies de l’Information et de la Communication n’est pas à la portée de tous les citoyens tchadiens, même si le Président Tchadien reconnaît que " presque l’ensemble du pays est connecté au téléphone ", beaucoup reste à faire.
La cherté du matériel informatique, le manque d’électricité, le taux élevé d’analphabétisme retarde considérablement le pays en matière d’accès à ces technologies.
Cependant, pour s’arrimer à cette nouvelle donne, le gouvernement tchadien a mis en place une Stratégie Nationale de Développement des Technologies de L’Information et de la Communication. Une stratégie qui se fera grâce à la réalisation du projet de la fibre optique, qui offrira une grande capacité grâce à la bande passante et à l’extension des opérateurs de la téléphonie mobile dans certaines localités du pays.

Tous les ministères sont concernés par cette stratégie. Selon le Directeur de la Nouvelle Technologie du Ministère des Postes et des Nouvelles Technologies : " Chaque département ministériel doit en effet exécuter un domaine bien spécifique pour que cette stratégie nationale aboutisse ".

Cette Stratégie qui tarde à être adoptée viendra, on l’espère, résorber les problèmes de connexion et de la lenteur. Une lenteur due, selon des techniciens, à la lourdeur des images dans certains serveurs.

L’adresse du serveur de la messagerie du Tchad est : "Intnet.td". Malheureusement, cette adresse possède une capacité en déca de la demande. Des internautes tchadiens ont en fait des comptes gratuits logés sur des serveurs gratuits comme yahoo, hotmail, caramail, voila, wanadoo, etc.

Ceci, selon un technicien de la Sotel, rend lourd et lent le circuit Internet au Tchad : " Si quelqu’un ouvre un compte local sur le système Tchadnet, il perdra pas le temps parce que le serveur est logé ici au Tchad ".
Au Tchad, TCHADNET est le fournisseur d’accès qui gère le réseau national. La lenteur du réseau décourage plus d’un internaute
Depuis son entrée en 1997, avec près de 50 abonnés au Tchad, la Sotel compte plus d’abonnés qu’en 2002 où ils étaient près de 2000.

DANY DANZOUMBE PADIRE