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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

On n’abat pas sa vache laitière

Deby est aujourd’hui la seule vache du troupeau françafricain à rendre encore service. Le champ françafricain se rétrécit lamentablement. Les relations entre l’Elysée et les pays membres du champ ne sont plus comme auparavant. Certains dirigeants françafricains ont vieillis, d’autres ont appris à s’en passer des services de la barbouzerie françafricaine, d’autres encore ont découvert des nouveaux horizons où les relations sont beaucoup plus saines et même teintées de respect et bénéfice mutuels.

Les va-et-vient incessants entre Paris et les pays du champ se raréfient. Il en est de même pour les valises remplies de billets de banque. Alors, les temps sont durs, la nourriture devient rare et Deby prend de la valeur. Il est pratiquement un des rares, pour ne pas dire le seul à faire perdurer l’odeur de la françafrique, càd les pratiques mafieuses et les relations paternalistes. Deby rend encore d’énormes services à la françafrique et les alliés de celle-ci : quand on veut régler les comptes aux arabes et à l’islam, on clique sur le bouton « Deby », à l’extrême droite, en bas du clavier. Si le Niger veut renégocier le contrat pour la vente de son uranium avec la société qui l’exploite, on crée une rébellion et clique sur Deby pour l’entretien. Pour piller les ressources naturelles du RDC, il faut coloniser la RCA, lieu des opérations déstabilisatrices à l’endroit de la RDC, clique sur Deby, etc., etc.

Dès lors on comprend aisément pourquoi, l’Elysée garde toujours un silence complice sur l’assassinat de l’opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh, reste sourde à tous les appels des différentes parties tchadiennes lui demandant de cesser de soutenir aveuglement Deby contre la volonté unanime des tchadiens, de cesser d’être complice de toutes les pratiques illégales et hors-la-loi de Deby : pillage systématique des ressources de l’Etat, enlèvements et assassinat des opposants civiles et militaires, falsification des résultats de vote (referendum, élections présidentielles, etc.). Aussi, n’est-il pas du tout étonnant qu’aujourd’hui, la France exerce d’énormes pressions sur le Soudan pour que celui-ci lâche les rebelles.

Une délégation de très haut rang séjourne à la demande de l’Elysée depuis une semaine à Paris. Les termes du marché seraient très simples : le Soudan lâche les rebelles tchadiens, Paris obligera Deby de pousser le MJE à signer un accord de paix avec Khartoum, tandis que la France s’opposera à la décision de TPI à l’encontre du Président soudanais. Et le conflit inter-tchadien ? Pose-t-on la question à Paris. La réponse semblerait être celle-ci : Quel conflit ? Mais il n’en a jamais eu !!

Beremadji Félix
N’djaména