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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Les rumeurs qui circulaient déjà,  selon lesquelles, l’arrêt de la saison des pluies et la fin du ramadan, donneraient lieu à la relance des activités militaires au Tchad, rythment ces derniers jours et animent l’actualité médiatico- politique tchadienne.

 

Cela dit, les signes avant-coureurs en provenance du Tchad comme des zones sous contrôle des mouvements d’opposition armée, font état d’intenses  préparatifs militaires sur le terrain de part et d’autre des parties belligérantes.

Ces nouvelles alarmantes  sont également traitées, suivies minutieusement dans les chancelleries et autres représentations étrangères accréditées au Tchad, lesquelles s’y préparent activement pour évacuer leurs ressortissants à travers des consignes qui leur sont communiquées.

De ce  point de vue, une large opinion publique tchadienne, partage et admet la réflexion fondée, selon laquelle,  le caractère belliciste du régime tchadien, qui ne souffre d’aucune ambigüité, reste profondément à l’origine d’un éventuel chaos dans le pays.

Au moment où nous nous penchons sur cette situation, des mouvements de troupes motorisées, munies d’armes, de munitions et autres logistiques militaires font route  vers l’est du Tchad.

Malheureusement, il nous est permis de constater,  une fois de plus,  que ces engins de morts sont acquis illégitimement grâce aux finances publiques générées par les recettes du contribuable Tchadien et autres ressources du pays.

Mais force est de remarquer, qu’ils sont  détenus et font partie d’un  lot d’ usage cruel relevant  du monopole exclusif d’une minorité géographique estimée à 1% selon les données démographiques en notre possession, reprises par des instituts d’études statistiques étrangères.

Devant cette situation inacceptable, le peuple tchadien dans son intégralité organisé et mobilisé, dénonce fermement la lourde  responsabilité de la communauté internationale, qui à travers ses représentants au Tchad, laissent agir dans l’impunité totale Idriss Deby en brigand, despote, potentat qui   terrorise ses populations par diverses méthodes répressives les inappropriées dans une ère supposée « démocratique ». 

Si d’un côté, la complicité de la France par son  soutien à Idriss Deby, renforce une dictature dans le pays,  est qualifiée de cynique, on y ajoute  également, aujourd’hui, le caractère criminel et génocidaire des institutions internationales, qui, manifestement,  cautionnent une situation de tragédie répréhensible qui heurte la  conscience universelle.

- Que devons-nous dire face à une telle conspiration contre le paisible peuple tchadien qui crie et hurle à longueur de journée, appelant l’opinion internationale d’intervenir à son chevet afin de l’aider à résoudre par une démarche pacifique et méthodique l’épineuse question de sa crise. 

- Comment peut-on expliquer que tout le monde voit venir au Tchad, une situation explosive similaire au Rwanda de 1994, sans y penser à prendre des dispositions les plus urgentes en vue d’éviter le pire à l’Afrique ?

A ces deux interrogations  viennent s’y greffer des questions subsidiaires que nous laissons à l’appréciation de nos lecteurs et des observateurs qui voudraient bien y  apporter des réponses sur la non assistance à peuple en danger, compte tenu des crises qui surgissent ici et là  et s’installent dans la durée de façon irrémédiable en Afrique.

Il est donc inadmissible,  que le cas du Tchad, en tant que pays membre de l’Union Africaine(U.A) et de l’Organisation des Nations Unies( ONU) ne figure comme l’une des préoccupations les plus prioritaires dans l’agenda de la communauté internationale.


Au Tchad, la majorité écrasante des populations réclament le  changement du régime  à défaut  un dialogue politique inclusif à l’issue duquel, il sera décidé de la mise en écart d’Idriss Deby.Car,il est le  seul facteur bloquant endogène, confligène  et cancérogène qui englouti le ressentiment national à son encontre et freine la marche vers le développement socio-économique du pays.


Par Makaila Nguebla