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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

  C’est à partir du Tchad , base arrière et redoutable forteresse des rebelles soudanais, que  le conflit du Darfour a éclaté en 2003, planifié, organisé   avec l’aide logistique et militaire du régime de Ndjaména.


Ce conflit dure  depuis donc  cinq (5) ans pour devenir une crise humanitaire qui  émeut la communauté internationale  impuissante.


Depuis son éclatement jusqu’à aujourd’hui, le conflit du Darfour a fait de milliers de personnes déplacées dans les rangs de populations civiles ayant trouvé refuge dans les camps de fortune à l’intérieur du Soudan et au Tchad voisin sans compter le nombre par milliers de morts.


Devant cette situation de désastre humanitaire indescriptible qui s’est abattu sur cette région occidentale du Soudan, il convient de relever, en outre, que les populations  innoncentes sont exposées à un double drame d’un conflit armé et du manque criard de la compassion et charité internationale.


Les réfugiés du Darfour sont devenus une vache à lait, une source  juteuse de financements pour les différents intervenants qui s’activent autour de cette crise aussi bien au Soudan, dans les camps au Tchad, en Afrique  et en occident.


En effet, tout le monde est convaincu dans les pays arabes et en Afrique de la responsabilité américaine dans cette crise que connaît le Darfour.


Aujourd’hui, la crise  dure à cause de la mauvaise volonté de tous les acteurs impliqués dans le processus de mise à feu de cette région.

Selon nos investigations menées  auprès des réfugiés du Darfour et des sources indépendantes de personnes travaillant à l’est du Tchad, il nous est permis de comprendre davantage que le conflit du Darfour reste entretenu et maintenu pour de raison de profits personnels des uns et des autres.


Il y a la responsabilité des ressortissants du Darfour eux-mêmes.


Le conflit du Darfour a non seulement divisé l’opinion internationale, mais aussi les populations darfouri entre elles  pour de questions pécuniaires.


Au Soudan, les responsables politiques, chefs religieux, membres de la société civile qu’ils soient  fours, zaghawa, massalits, arabes et autres groupes sociologiques appartenant à la région du  Darfour,  trouvent leurs comptent à la fois  avec les autorités en place et   les pays occidentaux impliqués dans la crise.



Un réseau  restreint est mis et piloté depuis les Etats-Unis par des ressortissants originaires du Darfour qui  canalisent leurs intérêts, en  profitant du fonds alloué par des fondations et autres organisations humanitaires américaines qui prétendent œuvrer en faveur des populations sinistrées.


Notre source nous a confié, que parmi les milliers de dollars investis en terme d’aide aux réfugiés et déplacés, moins d’ un (1) dollars ne parvient aux concernés.


Il dit que les bailleurs de fonds américains mobilisent  des moyens financiers colossaux mis à la disposition de la crise, mais  gaspillés inutilement  dans des rencontres, conférences à n’en point finir  sans résultats ni impacts immédiats sur le terrain alors que les populations déplacées continuent à  mourir  de faim et de soif dans les camps.


Notre interlocuteur affirme que l’argent est détourné à la base depuis les Etats-Unis jusqu’aux personnels humanitaires en missions dans les camps des réfugiés.

Au regard de ces informations alarmantes, il va sans dire que les populations innocentes du Darfour sont bien loin du bout de tunnel de leurs souffrances.


Pour que la crise du Darfour trouve un dénouement heureux et pacifique, il faudrait que la communauté internationale assure un rôle de vigilance et de veille sur la gestion des ressources allouées aux populations victimes. Elle devra aussi impliquer des véritables acteurs soucieux de la recherche de la paix au Darfour et du retour des populations dans leur pays.


La crise du Darfour est donc une crise savamment entretenue et gérée par des différents intervenants nationaux, sous-régionaux et internationaux qui ne soucient ni des violations des droits de l’homme  dont sont victimes les populations locales confrontées à la faim et à la soif, mais, plutôt pour leurs intérêts propres et personnels sans aucun remords.


Par Makaila Nguebla