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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

La responsabilité d’assurer la protection des réfugiés revient au gouvernement tchadien69 mais les témoignages de personnes présentes sur place suggèrent que les responsables tchadiens sont complices des abus commis par les rebelles du Darfour, à l’intérieur et à l’extérieur des camps. Les gendarmes sont censés être présents dans les camps 24 heures sur 24. Plusieurs recrues à Bredjing et Treguine ont rapporté que des gendarmes accompagnaient les rebelles soudanais dans les camps lors de l’épisode de recrutement forcé.70 Des gendarmes auraient également été présents à Arkoum. Selon un réfugié du camp de Bredjing, âgé de vingt-cinq ans, certains des responsables ayant la charge de protéger le camp étaient activement impliqués dans les abus.

Le jour du recrutement, je suis allé au marché. Le commandant de la gendarmerie y était. Les gens du CNAR [l’agence gouvernementale tchadienne en charge des réfugiés] et les gendarmes m’ont trouvé là-bas, au marché. ‘Tu viens au Soudan,’ ils m’ont dit.71

Des responsables du gouvernement local sont fréquemment vus en présence de rebelles soudanais armés et en uniforme72 et ils auraient aidé les opérations rebelles, notamment en les protégeant de la surveillance des travailleurs humanitaires internationaux73 et en libérant les rebelles détenus par la police74 pour avoir transporté des armes dans les camps de réfugiés ou pour des infractions mineures.

Même si le gouvernement tchadien n’est pas complice des activités de recrutement forcé comme beaucoup le suspectent, la capacité des rebelles soudanais d’opérer ouvertement dans les camps de réfugiés équivaut à un grave manquement du Tchad à sa responsabilité de protection des réfugiés. Dans un entretien avec Human Rights Watch, Bechir Djabir du SLA, le lieutenant de Khamis Abdulla a nié toute implication dans des activités de recrutement mais il a effectivement reconnu que la politique du Tchad relative aux opérations des rebelles soudanais sur son territoire avait changé.

Avant, ce n’était pas facile d’entrer au Tchad et ce n’était pas facile d’entrer dans les camps. Mais maintenant, c’est possible d’entrer dans le pays et dans les camps.

Source: Human Rights Watch