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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 Il faut d’abord rappeler que le système capitaliste américain est basé sur la notion d’indépendance du marché capable de s’autoréguler.  Nul besoin de dire plus parce que cette philosophie a été soutenue mordicus depuis l’avènement du Président Ronald Reagan.  Toutes les administrations républicaines qui se sont suivies (en dehors des 8 années du président Clinton) insistaient, les unes après les autres, pour que toutes réglementations du marché soient rapportées.  C’est le véritable laisser-faire économique qui a donc prévalu la plupart des réglementations ayant été vidées de leurs substances.

 

D’où la situation actuelle à Wall Street et les catastrophes monumentales qui ont secoué l’économie mondiale.  Aux dernières nouvelles, le Congrès américain se pencherait toujours sur le plan de sauvetage de plus de USD 700 milliards, bien que les supporters du libre marché continuent à opposer leur fin de non recevoir comme s’ils sont subitement devenus aveugles devant les risques de grave crise économique qui menace, non seulement les Etats-Unis, mais l’économie mondiale.  Les démocrates majoritaires ont identifié une série de règles qui conditionnent le déblocage des sommes faramineuses du plan de sauvetage. Des garde-fous vont être mis en place pour superviser le marché financier tandis que la cupidité des dirigeants des banques d’investissement se verra limitée.

 

Conséquences de tout ce qui précède: l’ère du free wheeling est révolue.  En d’autres termes, nous avons amorcé la fin du libre marché financier où les marchands d’illusions ont décrié le rôle bénéfique que pourrait jouer un gouvernement dans le bien être de la nation, quelque soit son système.  Les démocrates fêtent ce nouvel avantage et les républicains se plaignent.  

 

N’oublions pas que cette nouvelle donne semble beaucoup plus favorable au candidat démocrate comparé à son rival républicain.  A cause des tergiversations de ce dernier ces derniers temps, le candidat républicain semble se perdre dans ses contradictions.  La grande majorité des américains qui suivent avec intérêt l’évolution de la campagne électorale estiment que le candidat démocrate est mieux placé pour s’attaquer aux problèmes économiques que son rival républicain.  Le démocrate vient aussi de marquer un pas significatif dans le dernier débat qui, selon les experts, aurait dû être la pièce maitresse du candidat McCain.  Les choses changent et le sénateur McCain semble avoir oublié que le jeune démocrate est un bon étudiant.  Il lui a fallu juste un an et demi pour se munir de tous les arguments.  Les sondages après le débat semblent soutenir la thèse que le jeune Obama est aussi en mesure de jouer sur le terrain de la diplomatie.  Le Sénateur McCain qui semble de plus en plus nerveux ne cesse de se tromper d’analyse.  Les jours qui suivront pourront aggraver le fossé.  Avantage Obama bien sûr!