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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Réaction aux propos de Nicolas Sarkozy lors de la conférence de presse donnée ce 23 septembre à New York



 

Amnesty International, la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), Human Rights Watch et la Ligue des droits de l’Homme et du citoyen (LDH) s’indignent des proposho tenus aujourd’hui à New York par Nicolas Sarkozy, qui s’est déclaré prêt à envisager une suspension des procédures menées actuellement par la Cour pénale internationale (CPI) à l’encontre du président soudanais Omar El-Beshir, sous réserve d’un changement de politique au Soudan.

Selon ces organisations, recourir à l’article 16 constituerait un recul notoire en matière de justice pénale internationale et créerait un dangereux précédent dans la mesure où d’autres chefs d’Etat et hauts responsables gouvernementaux ou militaires pourraient en déduire que leur immunité serait toujours négociable.

Elles pensent par ailleurs que, loin d’agir comme un véritable levier pour atteindre des progrès de la part de Khartoum, une suspension des poursuites de la Cour en échange de promesses d’améliorations sur le terrain ou de relance d’un processus de paix ne sera pas suivie de changements réels et concrets dans la politique et les actions du gouvernement soudanais au Darfour.

Enfin, elles trouvent inadmissible de voir la France sacrifier ainsi tout le travail mené au Soudan par la CPI en renonçant à exiger du gouvernement soudanais qu’il se conforme à ses obligations quant aux deux mandats d’arrêt déjà émis par la CPI à l’encontre de MM. Haroun et Kushayb.


PROPOS DE NICOLAS SARKOZY (23 SEPTEMBRE 2008, NEW YORK)

« Si les autorités soudanaises changent complètement de politique, alors la France n’est pas opposée à ce que soit utilisé l’article 16. »

« Nous voulons le déploiement de la force internationale au Darfour pour arrêter le scandale des dizaines de milliers de morts dans cette région. Nous voulons la paix au Soudan, nous voulons la paix et l’intégrité pour le Tchad et nous voulons que des gens qui sont accusés de génocide ne restent pas ministres dans le gouvernement soudanais. »