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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Depuis l’accession au pouvoir au Tchad , du régime d’Idriss Deby, le pays n’a jamais connu une accalmie encore moins la paix, mais, vit une crise  chronique et continue marquée par  une  impasse politique illimitée actuelle.

 

Hormis, le Tchad, plusieurs pays africains ont connu ou traversé des situations politiques similaires, néanmoins, ils ont réussi à surmonter les défis liés aux origines de leurs conflits. On peut citer la Côte d’Ivoire, la RDC,  le Zimbabwé et les plus récents sont le Kenya et l’Angola.

Si les acteurs en conflits de ces Etats précités ont pu  résoudre politiquement  leurs différends, c’est parce que l’opinion internationale s’est montrée attentive à leurs sorts et  aux crises qui y sont nées. Elle leur a   exprimé une volonté agissante de les aider à s’en sortir de leurs bourbiers.

 

Le Tchad est une exception où la France et la Communauté font intentionnellement   abstraction et obstruction de reconnaître   la gravité de la crise qui y persiste à cause du refus total d’ouverture démocratique et politique du régime d’ Idriss Deby qui fait des rapports de force son exercice favori pour assoir une dictature répressive et  féroce sur des populations civiles  assoiffées de leurs libertés et de la paix.

 

Comment expliquer la sollicitude constante de l’opinion internationale à travers le monde pour des crises politiques  les plus  bénignes que celle du Tchad où la répression du régime n’épargne personne ?

 

Rien ne peut justifier cette démission des instances internationales sur la question tchadienne.

 

Jamais, l’Union africaine, l’Union européenne, l’ONU,  la France, les Etats-Unis n’ont songé un seul instant à jeter un regard critique sur les dérives totalitaires du régime tchadien et interpeller Idriss Deby devant ses faillites démocratiques.

 

De même, jamais, la question tchadienne n’a été, fait l’objet ou figurée dans l’agenda des sommets en termes de préoccupations dans la  gestion et résolution internationale des crises qui secouent la planète.

 

Les Tchadiens sont réellement lésés par l’absence du droit de regard de la communauté internationale  trop sélective dans ses approches des conflits.

 

Devant donc ce manque de compassion à l’égard du peuple tchadien à l’échelle internationale, des citoyens de ce pays, écartent tout espoir de sortie de crise par une quelconque médiation internationale. Ils décident de prendre  en main leur destin pour mettre terme au règne de l’arbitraire et du despotisme d’Idriss Deby en assumant pleinement les conséquences qui en découleront.

 

 La France, par son soutien renouvelé  à  Idriss Deby, fait subir aux populations tchadiennes une tragédie terrible qui témoigne ses immixtions politiques généralement cyniques  dans la plupart des pays africains.

 

Si aujourd’hui, des opposants Tchadiens sont exécutés, liquidés ou exilés, c’est bien par la faute d’une opinion internationale totalement silencieuse qui ne demande aucun  compte à un pouvoir replié sur soi , qui vit en autarcie et n’a de compte à rendre à personne.

L’opinion publique tchadienne taxe la France et la communauté des commanditaires  pour des  infractions commises dans un pays à travers leur responsabilité engagée du fait de leur  apport multiforme  à un régime absolutiste et pour   non assistance à peuple plongé dans une spirale des répressions politiques répétées et sans issues.

 

Par Makaila Nguebla