Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

Le piratage du courrier électronique est devenu, ces derniers mois, le nouveau domaine où le pouvoir tunisien traque les personnalités politiques, les défenseurs des droits de l’homme et les militants associatifs. Ce piratage ne fait que s’intensifier et touche de plus en plus de personnes en Tunisie. Plusieurs personnalités de l’opposition et de la société civile tunisienne, en témoignent (voir l’article : Opération main basse sur les emails, à consulter à l’adresse suivante : http://www.nawaat.org/portail/2008/08/20/tunisie-operation-main-basse-sur-les-emails/.

Des tests lancés par des internautes, cités par l’article mentionné ci-dessus, à la fois en Tunisie et à l’étranger montrent que le même message envoyé vers une adresse email quelconque, arrive à destination quand le courrier est consulté à partir de l’étranger et disparaît quand celui-ci est consulté à partir de la Tunisie. Ces tests, captures d’images à l’appui, ne font aucun doute sur le fait que les boites de courrier électronique des Tunisiens, sont sous surveillance et sous contrôle, en dehors de toute légalité. Plusieurs témoignages montrent que ce piratage s’opère dans deux sens : 1- Tous les emails sortants d’une boite email donnée n’arrivent jamais à son destinataire. 2- Tous les emails adressés à une adresse email donnée n’atterrissent jamais dans la boite de réception. Des experts en informatique, précisent qu’un contrôle à ce niveau et avec une telle ampleur, ne peut s’opérer qu’au niveau des infrastructures nationales, sachant que le réseau tunisien est placé sous le contrôle complet de l’Etat, à travers l’opérateur historique Tunisie Télécom, ainsi qu’à travers l’ATI (Agence Tunisienne de l’Internet).

Tous ces témoignages, ne laissent aucun doute sur l’existence d’une véritable police d’Internet, qui opère sans aucun contrôle, qui commet des actes de piraterie, répréhensibles par la loi tunisienne, le plus souvent en étroite collaboration avec le service de police politique du ministère de l’Intérieur. Il s’agit ni plus, ni moins d’une violation du secret de la correspondance.

Source: Conseil pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme en Tunisie (CRLDHT)