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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Par un communique laconique et dénué de tout fondement rendu public le 20 août 2008, ce que certains appellent "l'alliance nationale", par la voix de celui qui passe pour son "porte-parole", a essayé de divertir l'opinion par une battue en retraite verbale digne d'une capitulation. Ce cris de désarroi a suscité l'hilarité chez bon nombre de nos compatriotes et fait rigoler pour une deuxième fois les dignitaires du régime de N'Djamena et tous ceux chez qui ces échos stridents étaient parvenus.


Il a été relevé, en effet, dans la dérive verbalo-syntaxique du dit communiqué, entre autres, que "l'alliance est en hibernation et que ses fores n'ont entrepris aucune attaque depuis la déroute d'Am-zoer [...] S'il y a eu ce dernier temps des heurts entre un groupes armé et des populations civiles ou des escarmouches entre l'Eufor et des groupes armés non identifiés, l'AN ignore ces faits et récuse ce type de comportements qui sont assimilables à ceux des milices de monsieur Deby..."

Il faut dire, pour répondre à l'auteur de cette incartade, que ce qu'il appelle l'alliance nationale n'existe nulle part.

L'existence d'une telle affabulation peut n'être que dans le subconscient de son narrateur et de celui de ses affidés. Une fois de plus, cette bévue répréhensible ressemble à la déclaration à l'emporte-pièce faite au lendemain de la débâcle d'Am-Zoer où, après avoir subi une cuisante défaite, ils demandent publiquement à "vouloir s'asseoir au tour d'une table pour négocier avec le régime de N'Djamena qu'ils feignaient de faire tomber la veille.

La suite, tout le monde la connait avec le désaveux tonitruant du gouvernement tchadien dont les échos  retentissent encore aujourd'hui dans le champs acoustique des Tchadiens.

Comble de désespoir, un des chanteurs de louange de cette "entité" a cru s'être caché sous un faux nom pour amuser la galerie en osant imputer le qualificatif de "trahison" à nos forces parce que celles-ci n'étaient pas venues à la rescousse de ceux qui étaient tombés dans le guet-apens tendu par les forces gouvernementales.

Nous n'avions pas jugé utile de répondre à cette personne bien connue à travers ses agissements de bas étage pour la simple et bonne raison que nous transcendons de loin cette bassesse et sommes avant tout un mouvement d'actions et non de réaction.

Aussi, pour lui répondre aujourd'hui, nous disons haut et fort qu'il n'y a jamais eu par le passé et moins encore aujourd'hui une coordination militaire quelconque qui aurait lié l'UFCD à une autre organisation à l'exception de l'UFDD-Fondamentale.

Il faut rappeler, par ailleurs, que les forces qui composent l'UFCD sont, dans leur grande majorité, des autochtones donc des natifs de la région. Plus personne n'a entendu parler du phénomène de "coupeurs" de routes dans toute la région avant les deux années qui ont précédé l'arrivée d'autres groupes rebelles.

Les Tchadiens savent par essence que le vol des troupeaux de chameaux, des troupeaux de bovins et des bétails (toutes races confondues) n'est pas une culture imputable aux populations des régions du Centre et de l'Est du pays. Et par "hibernation" (pourtant nous sommes en été), l'auteur semble vouloir nous dire que tant que les forces de l'UFCD ne se décident à bouger, ils seront contraints "d'hiberner" pour toujours.

Les Tchadiens sont-ils si naïfs pour accorder le moindre crédit à une "organisation" qui tient des discours contradictoires et disproportionnés à longueur de journées?

Nous tenons à réaffirmer que les forces de l'UFCD ont le sens de la discipline et de l'hospitalité et continueront à œuvrer toujours dans ce sens.

Pour relever le défi qu'elles s'étaient lancées à la base, les forces de l'UFCD réitèrent leur engagement à protéger toutes les organisations humanitaires qui exercent sur le territoire national.

Cette bonne volonté s'explique par le soucis d'encourager d'éventuelles ONG désireuses de venir travailler au Tchad de le faire sans la moindre crainte. Celles qui se trouvent déjà au Tchad seront encouragées, traitées en amies et protégées contre toute attaque des bandits de grands chemins. L'UFCD n'a de cesse de répugner ce comportement barbare qu'elle compte, en fait, éradiquer définitivement du pays et ce, conformément aux dispositions de son programme politique.

Contrairement aux déclarations insensées de certaines personnes se réclamant proches de quelques groupes armés, L'UFCD n'a jamais menacé ni de s'attaquer aux intérêts de la France au Tchad ni de s'en prendre aux forces de l'Eufor basées à l'est du Tchad et qui font un travail humanitaire absolument remarquable.

Au contraire, l'UFCD salue l'engagement de la force européenne pour sécuriser les populations civiles et respecte tous les accords antérieurs et actuels conclus entre la République du Tchad et ses partenaires internationaux.

L'opinion publique nationale et la communauté internationale ne sont pas dupes.

Ce à quoi les Tchadiens se sont crus familiers et auquel ont fondé un espoir à dessein parce qu'ils en ont marre des dérives du régime de N'Djamena n'en a pas été un.

Ce qui a, au départ, été annoncé comme étant une « alliance nationale» et à laquelle l'UFCD a prêté allégeance avant de s'en désolidariser n'était qu'un leurre.

Il s'est avéré, en toute vraisemblance, n'être question que d'une organisation clanique dont les aspirations inavouées consistaient à réhabiliter l'ancien régime déchu.

Les forces de la Résistance nationale l'ont décelé à temps et s'en sont aussitôt retirées pour œuvrer en faveur d'un changement réel avec la participation de tous les fils du Tchad.