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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

Les gérants des Publinets ont le droit de surveiller les écrans des ordinateurs pour voir sur quels sites surfent les clients. Ils peuvent même les contraindre à se déconnecter à tout moment. De nombreux témoignages prouvent que ces cybercafés sont étroitement surveillés par la machine policière de Zine el-Abidine Ben Ali. Régulièrement, des policiers en civil viennent relever les historiques des navigations effectuées depuis les machines. Par recoupements, ils peuvent ainsi savoir qui a surfé et sur quels sites.

En 2002, le contrôle des moyens de communication, dont Internet, a encore été renforcé. Une véritable police du cyberespace sévit. Ses activités : traquer les sites "subversifs" pour pouvoir en bloquer l’accès ; intercepter les requêtes vers des sites ou les courriers à contenus "politiques ou critiques" ; rechercher le maximum d’adresses de "proxys", ces serveurs relais qui permettent aux internautes d’accéder aux sites interdits en contournant les systèmes de blocage, et les rendre inopérants ; pister et interpeller les internautes trop actifs, les cyberdissidents.

Le 5 février 2003, un groupe d’une vingtaine de jeunes hommes sont arrêtés, à leur domicile, dans la ville de Zarzis (500 km au sud du pays). En avril, sept d’entre eux, dont un mineur, sont détenus à la prison civile de Tunis. Ils sont accusés "d’association de malfaiteurs, de vol et acquisition de produits pour la fabrication d’explosifs" pour avoir consulté des sites "terroristes". Selon leur avocat qui a pu leur rendre visite en prison, ils ont été torturés.

Le 22 avril, le quotidien La Presse rapporte que le gouvernement a gelé l’octroi d’autorisations pour les cybercafés privés et annoncé son intention de limiter l’accès à Internet à des "centres de services publics" contrôlés par l’Etat.