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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 Interwiew avec M,Gourbal Djiddi Nakour, leader du Parti d’Actions Républicaines du Tchad.

Au moment où l’opinion publique tchadienne et internationale a les yeux rivés vers l’est du Tchad, M.Gourbal Djiddi Nakour leader du Parti d’Actions Républicaines (P.A.R) groupe armé opposé hostile à Ndjaména, polarise l’attention du régime tchadien et lui devient une nouvelle d’inquiétude en animant un foyer de tension armée dans le lac Tchad.

M.Gourbal D.Nakour a développé depuis plusieurs années comme bon nombre de Tchadiens,  une opposition totale au régime d’Idriss Deby avec lequel, il n’a jamais voulu se compromettre malgré plusieurs offres alléchantes et autres sirènes du palais rose. Connu pour son intransigeance,  sa probité politique et surtout son refus au clientélisme et autres bassesses qui affectent la  classe politique tchadienne, M.Gourbal D.Nakour est une langue de bois, qui dit haut ce que les autres pensent tout au nom de l’intérêt national et de l’unité des Tchadiens.

En déplacement à l’étranger dans le cadre de ses missions, nous avons saisi l’opportunité pour nous entretenir avec lui sur le développement de la situation politique au Tchad marquée par des conflits armés, des atteintes aux droits de l’homme, de  l’immobilisme au sein des groupes armés tchadiens et surtout des perpectives visant à l’unité des forces et autres tentatives de dialogue politique initiés ici et là pour aboutir au règlement pacifique et consensuel de la crise tchadienne pour le retour de la paix dans le pays.

Visiblement déterminé à opérer le changement politique dans le pays, M.Gourbal D.Nakour ne semble renoncer à la lutte armée, il fait partie de l’Union des Forces pour le Changement et la Démocratie (UFCD) avec laquelle, son mouvement est lié par un accord politique.

A travers cette interview, M.Gourbal D.Nakour  voit la nécessité d’une union de l’opposition armée tchadienne, car, l’heure est grave, il est urgent de libérer le peuple de la terreur du régime d’Idriss Deby.

Interview à lire :

 
Bonjour M. Gourbal ! Vous êtes le  leader d’une organisation politio-militaire active dans le lac Tchad

- Il semble également que  vous avez été condamné pour être éliminé, pourquoi le régime d’Idriss Deby vous
en veut-il autant ?

M Gourbal D. Nakour : Selon mes sources d'information dignes de foi confirmées plus tard par la confession de certains agents, l’ANS, Moussa Doud et d'autres avaient reçu instruction du pouvoir de Ndjamena pour m'éliminer physiquement au Nigeria.


- Comment analysez-vous l'acharnement de M. Deby contre   les partis d’opposition. Le journal  « Progrès » avait même annoncé  de votre ralliement à MPS?  Quel est votre sentiment à ce sujet?

-M-Goubal D. Nakour :
Simplement comme l'incapacité de M. Deby à  s'adapter à l'évolution. Vue que  la plupart de cadres administratifs, techniques et politiques répondent facilement à l'appel à la Darabe-Shugule Shia du pouvoir « profiter quelque chose du régime »  , M. Deby ne peut pas accepter que certains d'entre nous soient différents. Il lui faut absolument me diaboliser pour me discréditer politiquement et socialement. Si nous parlons de ralliement au régime du P.A.R par exemple, il peut être public: il faut que les tchadiens arrêtent de croire que des tapages du régime sous toutes les formes. Sûrement,  j'ai choisi d'être incorruptible, cela  dérange beaucoup le régime  de N’djamena.

 -Dans l’opposition,  certains  vous jugent trop   radical et intransigeant dans vos positions. Que leur répondriez-vous ?

-M.Gourbal D. Nakour : Cela s’explique par le fait que je suis  logique et constant

 dans mon combat pour la démocratie et la souveraineté, le progrès et de l’unité de mes compatriotes et mon pays. Le PAR est comme la voix des sans voix et cela dérange la dictature actuelle  et future ; c’est pourquoi, ils ont mis tout les moyens en œuvre pour m'empêcher d'exister ou que le PAR existe.


-Depuis  les événements de Ndjaména, le Dr Ibni Oumar a disparu . Que veut faire croire à l’opinion publique le pouvoir à travers le rapport de la commission de l’enquête ?

- M.Gourbal D.Nakour : La mode principale de la tyrannie de M. Deby, qui en plus de 18 ans de pouvoir personnel n'a apporté au pays que le deuil et la pauvreté, est de vouloir faire porter par les autres, la responsabilité de ses échecs et de son incompétence avérée. Les voles, viols, violences contre les opposants, la presse libre.

La commission dite d’enquête est  sûrement les moyens les plus efficaces pour détourner l'attention des populations des dérives du régime.Nous ne sommes pas dupes !

 
-  Les   personnes arrêtées et torturées sont originaires comme vous des Kreda(Toubou) ou Gourane. Cela est –il significatif pour vous ?


- M.Gourbal D.Nakour : L'origine sélective des personnes arrêtées pour l’événement février répond à la manouvre du régime Deby: montrer que ce sont les citoyens de telle ou telle région qui " en veulent à son pouvoir " et donner une certaine crédibilité à  sa propension naturelle à voir le pays divisé en Nord et Sud, sans Est ni Ouest ni Centre. Puisque je suis de  Moussoro et que certains de ces compatriotes sont de la même contrée que moi ce que  soutient et faire valoir la position de Deby ou du tribalisme et ainsi lui assurer de s’accrocher longtemps au pouvoir en agitant la peur des ethnies; cela lui permet de s’imposer de fait en défenseur habilité des populations des régions du Centre notamment, aussi de l’Est et du Nord. Tout le monde sait pourtant qu'en 1991, pour son pouvoir il n'a pas lésiné sur les moyens pour noyer les Gouranes, Hadjarais, Zaghawa koube, Sarah, Ouaddai et Arabs   dans le sang pour la simple raison qu’ils appartiennent à ces groupes ethniques..

Tout le monde sait aussi que les zélés du système Deby sont originaires des régions du Nord et ses meilleurs exécuteurs des basses besognes. Ses arguties pour vouloir tout justifier par le régionalisme ne tiennent pas dans la pratique puisque les populations de tout le pays vivent les mêmes exactions, les mêmes peurs, les mêmes humiliations, les mêmes privations et la même pauvreté aggravée. M. Deby fait tout pour étouffer toute velléité des élites des régions du Centre, du Sud, de l’Est et du Nord de s'affranchir de sa tutelle forcée. Mais que peut-on faire contre la volonté populaire ? Et puis le scénario dresser une tribu contre une autre,  que l'on veut agiter à tout va, c'est contre qui en particulier puisque le pays est UN! il ne peut réussir à sortir de la crise et s'assumer que dans la cohésion. Et personne ne peut prétendre effacer de la mémoire collective l'héritage tchadienne, le même pour tous ainsi que le désir réel des tchadiens de vivre ensemble de façon paisible et solidaire.



- Comment expliquez-vous l’arrêt de négociations par le régime de la négociation avec l’opposition ? On a aussi entendu de dire évoquait que des négociations entre pouvoir et opposition en exil sous les auspices de l'OUA et la Libye. Où est-t-on avec les pourparlers ?

-M.Gourbal D. Nakour : Le principe d'une négociation de réconciliation nationale sans exclusive ne peut pas plaire à M. Deby qui a fondé toute sa politique sur la force et l'exclusion. Aller à la démocratie c'est apprendre à respecter les règles, respecter les citoyens et apprendre à rendre compte. Cela, M. Deby ne peut ni le faire ni même simplement l'accepter. Parce que pour lui, le pouvoir est sa propriété et sa logique  il n'a pas d'autres choix que la fuite en avant totalement déraisonnable. Il lui fallait créer un événement pour gagner du temps. Mais pourquoi le faire puisque de toutes les façons la nécessaire réconciliation des tchadiens s'imposera à lui ! Qui dans ce bas monde a déjà réussi à arrêter le progrès ?


- Qu’en pensez-vous des ralliments des Dari Wodji , Hissein Hamita qui sont proches de l’UFDD et une dizaine de voitures proches du RFC ?


 - M.Gourbal D.Nakour : Dari Wedji et Hussein Hamita sont proche Mht Nouri avec une dizaine voiture et encore Issacka Diar qui est proche de Timan avec une trentaine. Je pense aujourd'hui que ce qui devrait préoccuper les politiques, les intellectuels et les populations de notre pays c'est absolument se donner les moyens d'arrêter la dérive dictatoriale, construire un nouvel espoir pour les jeunes générations et donner une perspective au pays; les états d'âmes n'ont pas de place dans la quête de la nécessité de recouvrer la dignité et les libertés essentielles exigence urgentes pour nous tous.

 

-Au regard de la division qui mine l'opposition  à l'intérieur du pays et à l'extérieur, croyez-vous à l’alternance politique au Tchad ?

-M .Gourbal D.Nakour :
L'alternance au Tchad n'est pas seulement possible, elle est nécessaire comme exigence première pour redonner vie au pays. Le changement est inscrit dans la continuité de l'histoire de toute société humaine ; les flottements de circonstances sont un simple mouvement de reflux. Si les hommes politiques d'aujourd'hui ne reconstruisent pas les ressorts nécessaires au sursaut patriotique, il va se construire de nouvelles forces politiques qui vont forcement prendre le dessus et ramener le pays à la liberté. Nous devrons savoir que la patrie est éternelle et les générations se succèdent avec chacune son génie et ses ambitions.

 

-Que proposez-vous pour la cohésion de l’opposition ?

- M.Gourbal D.Nakour : Un regroupement des forces patriotiques et démocratiques qui privilégie avant toute chose le retour de la démocratie et un large consensus national pour une transition démocratique de large union nationale.

Le P.A.R a regretté que des oppositions ne fonctionnent plus, leur manque de l’unité et créer  un seul commandement. Nous ne cessons de nous interroger ?

Le manque de cohésion au sein de l’opposition nous concerne tous à plus d'un stade. Peut-être que les tchadiens ou l’ opposition dans son ensemble ayant connu trop longtemps le fonctionnement du régimes dictatoriaux successifs  ne prennent pas bien conscience du contexte d'aujourd'hui pour assumer leur rôle et redonner chance à la démocratie, à la liberté et un état des droits.

- Quelles vos relations avec le Général  Mahamat Nouri, Timan Erdimi, Colonel Adouma ?

-M. Gourbal D.Nakour : Je partage avec  Mahamat Nouri une courte expérience de            combat politique, d'adversité idéologique et fraternelle depuis près de 2 ans. Notre association dans l’opposition pour chasser le dictateur Deby ne peut se distancer  par les seuls aléas de la conception politique ou idéologique pour l’intérêt national. Nous sommes frères des luttes et patriotes et dans la même opposition.


Avec M. Colonel Adouma Hassaballah nous sommes  liés par la cohésion de nos deux organisations révolutionnaires (l’UFCD-PAR) qu'aucun des partis n'a encore dénoncée. Nous avons logiquement à ce titre des obligations par rapport à la lutte pour libérer notre peuple de  la tyrannie « Debyienne » qui est un ennemi numéro un de notre peuple.

M. Timan Erdimi est le dernier collaborateur du régime de Deby. Son adhésion à l'opposition dont il est toujours présent , nous permet de renforcer la rébellion, car la majorité de l’opposition tchadienne est responsable à des degrés divers dans ce qui est arrivé au Tchad. Nous continuons de partager avec force l'exigence du dialogue national pour le retour de la démocratie dans notre pays.

-Comment vous allez mener le combat contre Deby ?
 

  -M.Gourbal D.Nakour : Nous avons la confiance de la nation tchadienne, et nous sommes déterminés pour chasser le dictateur et amener une paix durable et la sécurité, et promouvoir un système démocratique efficace, stable et durable. 

 -Quelle est la sortie de crise selon vous ?


-M.Gourbal D.Nakour : C'est vrai qu'il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut entendre. Pour que le Tchad avance de façon certaine il faut que les tchadiens sortent du piège abominable du tribalisme primaire ; que les citoyens ne regardent plus les leaders politiques en fonction de leur appartenance mais en fonction du contenu de leur projet pour le pays et de leur capacité à le traduire dans la pratique pour le bien de tous.

On vous accuse en outre de collaborateur de Deby ?

 - M.Gourbal D. Nakour : C’est triste de voir un gouvernement mentir de façon aussi éhontée et s'empêtrer lui-même dans des déclarations contradictoires. De plus, c’est simple de vérifier ; tous les opposants  qui ont travaillé avec le régime sont connus et peuvent attester si oui ou non j'ai bénéficié de quelques faveurs de leur part. Je pense que ce sont des  calomnies du pouvoir en place  et aussi des certains de mes détracteurs pour ternir notre image au niveau national et international  par ceux qui n'ont pas d'argument politique contre moi en dehors du mensonge ?

Je rappelle que nous ne venons pas tous à la politique pour les mêmes raisons. Je suis un homme de conviction qui défends depuis des années des valeurs nobles. Je ne suis ni opportuniste ni situationniste et cela ne plait pas à la classe  politique de basse cour qui voudrait voir tout le monde pareil alors que la différence est originelle de la nature humaine. J'ai choisi d'être différent, cela ne plait pas beaucoup à la médiocrité politique ambiante mais je l'assume.


- Quelle lecture faites-vous de  la situation actuelle du Tchad?

- M.Gourbal D.Nakour : C'est une honte de vouloir, en dépit du bon sens élémentaire, absolument présenter un pays aussi riche avec d'immenses ressources durables comme devenu dans son essence pauvre, très pauvre. Cela montre que le pouvoir en place n'a ni ambition ni perspective pour ce pays. Il se contente de récupérer les initiatives des autres qui sont salvatrices pour des pays moins nantis par la nature que le notre, pour être à la mode et ainsi justifier les énormes détournements de ressources publiques. C'est la logique de la continuité du pillage. C'est la faute des tchadiens qui, pour recouvrer leurs droits fondamentaux s'en remettent à d'autres. Nous ne pouvons nous en prendre qu'à nous-mêmes, à notre légèreté et même notre irresponsabilité affichée.

- Certaines langues vous accusent d'être partisan de combat arme. Qu'en dites-vous?

-M.Gourbal D. Nakour
 : Je crois que l'on cultive facilement chez nous l'amalgame. Certainement le système de N’djamena, nous a laissé seulement une  langue de force, c’est pourquoi le pionnier syndicaliste Djbrine Assali nous a rejoint à  l’UFCD dont nous saluons et rejouisons de sa présence parmi nous et la disparition de docteur Ibni Oumar Mahamat Saleh, montrent que Deby ne comprend qu’une seule langue, celle de la force. Je Vous pose la question de savoir mon compatriote Makaila, peut-on amener un changement du système Deby aujourd'hui sans recours à la force ?

Avoir des convictions et les défendre avec constance est présenté comme violence. Quel dommage ! Le Tchad ne peut se développer  dans le sens démocratique sans convictions et sans luttes révolutionnaires. Nous n'avons aucune autre alternative que le départ du dictateur de N’djamena.


J'ai entendu cela toute ma vie. Le régime m'a toujours présenté à l'opinion comme un radicaliste parce que je n'ai jamais voulu compromettre les idéaux du PAR. Vouloir garder sa dignité est un droit inaliénable. Comment peut-on donner aux tchadiens la possibilité de choisir et surtout de bien choisir si tous les  opposants au  et régime ont de dénominateur commun, je veux dire qui ressemble comme Hassan et Hussein, ont une ambition identique! Comme dit l’honorable Adoum M. Bongo, « le pouvoir et l’argent ».c'est contre toute la loi naturelle !

Mes frères de lutte, ceux qui me connaissent  dans la vie de tous les jours savent que je suis tout à fait différent de ce que racontent mes détracteurs. Je les laisse à leur conscience. Pour ce qui me concerne j'ai ma conscience tranquille.

-Pour finir, que pouvez-vous dire aux  populations de rompre avec  la résignation ? Deby semble installé, il a le soutien de la France. Avez-vous le sentiment que le jeu politique dans le pays est suspendu à l'échéance française de 2008 ?

-M. Gourbal D.Nakour : La résignation est une démission coupable; la fatalité est une démarche suicidaire, inacceptable. Aucun pouvoir au monde, même le plus fortement soutenu, n'est à l'abri d'une tempête sociale et populaire. En 2008 le système Deby plus fort : les opposants n'auraient vécu que dans la dictature depuis plus d'une génération; elles ont pourtant eu raison de tyrannie toute puissante.

 

Aujourd'hui le bâteau de Deby est paralysé de toute part. Même ses collaborateurs les plus sûrs le quittent   parce que le crime est abominable et n'épargne personne. Le temps aussi a changé : aucune puissance occidentale ne peut aujourd'hui soutenir  un régime aussi totalitaire ou anti-démocratique, parce que soutenir une tyrannie aussi retardataire n'est pas sans conséquence. Les tchadiens doivent apprendre à s'assumer parce que la liberté est proche et personne ne peut arrêter le combat du peuple pour la démocratie.

La France est amie du Tchad et non particulièrement de M. Deby qui, certainement, profite de divergences des opposants pour prétendre qu'il est fort parce que soutenu par l'extérieur. En politique dommage, le seul soutien qui compte  est celle de sa nation et de sa patrie. La France sait que le Tchad  n'est pas M. Deby; le Tchad est d’abord  les  populations et ses ressources. Le Tchad est pour toujours. M. Deby est de passage comme tous les dictateurs tchadiens qui ont lui succédés. La France, qui a des intérêts économiques à protéger, ne peut pas s'accrocher à un dictateur honni ; elle ne peut en raison de son expérience historique et politique pour préserver ses intérêts vitaux que sur la future.

-Que cache selon vous, la décision de la Cour Criminelle de Ndjamena qui a condamné par contumace  l’ancien Président Hussein Habré avec lui plusieurs opposants armés ? Croyez-vous à l’indépendance de la justice au Tchad ?

M.Gourbal D. Nakour : D’abord permettez-moi vous dire la cour criminelle de N’djamena n’a pas la qualité d’un tribunal compétent par sa conception, c'est-à-dire la cour criminelle est découle de la cour criminelle française ancienne ; donc, elle n’est épuisée de meurs et les costumes tchadiens. Elle est la cour de facette de tyran Deby et elle n’est plus indépendante, la preuve voila, lors de l’ événement d’orche Zoe ; les magistrat est forcée de travail même le dimanche pour libérer les prisonniers dont les crimes sont fatales et leur président l’entendant a l’aéroport de Ndjamena ; comme Alhadj Sarko dit, « j’irais les cherché quoi qu’il arrive », je crois qu’il a honore ses engagements vis-à-vis ses concitoyens et j’admire sa manière de servir son peuple français ; a sa place j’aurais du faire la même chose.

En ce qui concerne la condamnation en contumace de Habré no pour ses crimes pendant son reine mais pour avoir prétendu soutenir une fraction de l’opposition est une jurisprudence Deby, car il ne peut pas inculper Hussein pour ses crimes pendant son exercice de pouvoir, parce qu’il fait partie intégrale de les exactions de la DDS comme nous avions mentionné dans notre communiqué N015.

En ce qui concerne, les inculpations oppositions, certains oppositions voulu faire ou faire leur propre publicités en dressant une liste fictive, comme certain opposants dont importance dépassent les autres a tel point qui se trouvent sur la l’ANS avant leur condamnations ; la justice Deby a pris le devant pour exhausser leur souhaits, Amin !

Comment avez-vous trouvé l’interview de l’ancien Président Goukouni Weddeye accordée à Rfi avec notre confrère Laurent Correau ? Avez-vous des critiques à émettre ?

M.Gourbal D.Nakour : Je trouve l’interview de l’ex-Président Goukouni très intéressante, soutenue et pleine  de  franchise, mais le  Présidant Goukouni a omis les contributions dans les FAP et FAN de certains compatriotes en dehors des( Adoum Togoi, Goukouni, Hussein et Oki Dagache), j’aurais souhaité qu’il mentionne les contributions des autres personnalités tchadiennes qui ont contribué à l’initiation et promotion du FROLINAT, FAN-FAP ; les contributions des étudiants Kredas de Beida(Libye) à  l’époque, les contributions des élites Kredas : Mahamat Ali Tahir, Abakar Djalabou, Mahamat Tahir Khutoum, Korme Abadjiguarai, Mahamat Faki, Yesko Issak, Mahamat Tahir Nahari, Mahamat Tahir Saleh, Adoum Abdekerim Outmani, Youssouf Faki, général Hamid Moussay  et j’en passe la contribution communauté de Moussoro pour Frolinat et FAN-FAP est très cher ; ils ont versé leur sang et leur vies pour le meilleur et les pires. Il faut ajouter les contributions des étudiants Kreda et du Kanem de l’Egypte  et celles des officiers : Korom Ebejdamy Erkeil, MMoussa Kosso, prof. Hamid Obeimi, Saleh Tahir Abakar, Goukouni Korom Hassan, Hamid Emmair Walkaila, Moussa Ali Kosso, Zenaba Mht Moussa Kosso(Degaulli), Mahamat Issaka Kabbir et les commandos de Syrie.

Par ailleurs, tous ceux qui sont devenus Présidents au Tchad, sont redevables aux cadres,militants de base  combattants,sans eux  leur nom n'aura aucun sens historique. Donc, si Goukouni était Président grâce de ces gens qui méritent d’être cités à titre posthume au moins. Je crois que Goukouni est plus redevable à ces martyrs qu’Adoum Togoi et Hussein Habré. Car sans ces braves gens il va rester si longtemps dans la grotte de Tibesti. En outre, moi personnellement, j’ai perdu plus 10.000 âmes de mes cousins entre FROLINAT, FAN-FAP. Je répète, il est devenu et rentre dans l’histoire sur les dos de ces gens là qui ne sont pas présents et les contributions de toutes les composantes tchadiennes.

Le Président Goukouni ne devrait pas ignorer que s’il  succès et échecs du  FROLINAT, cela est imputable à tout le monde sans distinction.

En conclusion, je trouve ca comme autobiographie de président Goukouni qu’un témoignage historique, car il y a beaucoup des omissions et de partis prise. Bref, c’est un beau discours et une bonne littérature et je trouve aussi le moment n’est propice pour ces genres de littérature.

NB : je voudrai bien que ces observations seraient appréciées par des  tchadiens autre que moi ou Kreda, pour donner beaucoup d’objectivité a mes observations.

- Quel est votre denier mot ?

-M.Gourbal D.Nakour : Si nous voulons retrouver la paix réelle et durable, réconcilier nécessairement le Tchad et les tchadiens de manière profonde et sincère, recouvrer la dignité et les libertés perdues ainsi que la démocratie pour tous, nous n'avons aucune autre alternative que le départ du dictateur de N’djamena, le seul obstacle au retour de la confiance dans la patrie. Le peuple tchadien, qui a toujours su surprendre, doit retrouver ses élans et se doter des techniques modernes et se développer sur le pan économique, social, politique et rentrer dans l’histoire comme un peuple qui serve de modèle pour l’humanité.

Merci

-M.Gourbal.D.Nakour

Propos recueillis  par Makaila Nguebla

Pour le blog :makaila.over-blog.com

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