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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Au Tchad, les citoyens affichent un lourd soupçon vis-à-vis des juridictions nationales taxées de corrompues, sous influence   des hommes politiques et autres dignitaires du régime en place.

 

L’affaire de l’Arche de Zoé a été une opportunité supplémentaire pour les Tchadiens et étrangers de vérifier le dysfonctionnement notoire et criard qui a carié  l’appareil judiciaire dans ce pays.


Ce soupçon a été vérifié par  l’opinion publique nationale et internationale qui garderont  encore pour longtemps  en mémoire, ce  dimanche de décembre 2007, jour de repos partout au monde  où Nicolas Sarkozy et Idriss Deby ont convoqué les magistrats Tchadiens pour les obliger à se prononcer sur ce contentieux humanitaro-politique qui a fait scandale et a failli affecter dangereusement les relations entre Paris et Ndjaména du moins entre le protecteur et le protégé.

 

Le vendredi 15 février  dernier, la machine judiciaire au Tchad, a  pour une nouvelle fois dérobé. Elle a failli à sa noble mission de rendre justice aux citoyens et redorer son blason.

 

C’est avec une surprise générale, que la Cour Criminelle de Ndjaména, a rendu public un procès tronqué  et totalement dénaturé. Contre toute attente ; elle s’est  illustrée par   des condamnations par contumace en série  contre des membres de l’opposition armée en fondant ses accusations sur des faits rapportés par le régime en place qui incarne le rôle d’acteur principal. Rappelons que le régime tchadien est tenu massivement pour  responsable  dans la tragédie que connait le peuple tchadien sous Idriss Deby.

 

C’est bien ce même  régime qui a le culot d’accuser la rébellion armée d’avoir attaqué la capitale en février dernier et porté atteinte à l’ordre constitutionnel ou encore à la sécurité de l’Etat.

 

Rien ne peut justifier ces accusations infondées, lorsque nul n’est sans savoir que lors des événements de Ndjaména, les groupes armés qui ont investi la ville pendant 48 heures, ont retiré immédiatement leurs forces. Ils ont  constaté que Idriss Deby, réfugié dans son palais,  bénéficiait du soutien de l’armée française, des mercenaires étrangers et autres rebelles du Darfour pour pilonner aveuglement et de façon disproportionnée les coins et recoins de Ndjaména causant ainsi  la mort des centaines de citoyens et  plusieurs centaines de blessés  tout en endommageant les lieux publics.

 

C’est bien dans cette situation  de confusion généralisée créée par Deby lui même que le pouvoir tchadien a procédé aux arrestations arbitraires inhérentes aux régimes d’exceptions pour réprimer les paisibles citoyens et faire  disparaître des leaders politiques qui animent dans le pays une opposition pacifique et démocratique.

 

Nous soutenons que le régime d’Idriss Deby ne peut évacuer sa responsabilité dans  l’enlèvement et la disparition du Dr Ibni Oumar Mahamat Saleh, patron du Parti pour les Libertés et le Développement (PLD) et Coordonateur des partis Politiques pour la Défense de la Constitution (CPDC).

De même, ce  régime, est à l’origine de l’exil forcé en France  de M.Ngarléjy Yorongar, Coordonateur de la Fédération Action pour la République (F.A.R).

 

  Dans ces circonstances pénibles, nous :

 

 - déplorons  le dysfonctionnement qui caractérise la machine judiciaire au Tchad,  porte atteinte et torts aux droits des citoyens dans le pays ;

- exigeons l’abrogation totale et  sans délai de la décision  de cette justice qui déraille et se met aux ordres du pouvoir en place ;

- demandons l’implication des juridictions internationales compétentes pour aider les Tchadiens à travers   un arbitrage impartial, en vue de trancher  tous les différends juridico-politiques qui opposent le peuple au régime d’Idriss Deby et qui sont restés pendants devant nos tribunaux  sans contrepoids de l’exécutif pour une justice équitable à tous.

 

 

Pour la Cellule Afrique de la  Communication

Et d’animation de l’Alliance Nationale.

Le Coordonateur :

M.Makaila Nguebla.

 

 

                                                             Dakar, le 19 août 2008

Contact : 00 221 77 617 31 47