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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Dakar, le 15/08/2008

COMMUNIQUE DU BRDS SUR LA MAURITANIE


Le général Mohamed Ould Abdel Aziz, ex-chef de la Garde présidentielle... Le dirigeant du Haut conseil d'Etat (exclusivement formé de 11 militaires) a chargé ce civil de former "un gouvernement de transition".

 

En Afrique, comment s’éternise au pouvoir un pouvoir civil pourri et oppresseur du peuple ? Grâce à la garde présidentielle, garde prétorienne au-dessus de l’armée nationale. A sa tête, des officiers corrompus qui protègent le civil marionnette au pouvoir et qui spolient les richesses du peuple derrière ce paravent. Et pendant 10, 20, 30 ans le peuple est martyrisé, battu, les journalistes emprisonnés, les bouches cousues, la drogue un fléau, les trafiquants aux frontières maîtres de l’économie en décadence. Dans tous ces pays dirigés par un civil associé à des officiers corrompus, on peut lire à la porte d’entrée «  mange la bouche fermée ». Tous les régimes militaires sont dictatoriaux donc par essence, non démocratiques, donc non populaires. Si par malheur le président démocratiquement élu n’obéit plus aux injonctions des militaires ou ne regarde plus dans la même direction que ceux qui lui ont prêté des yeux, c’est alors le coup d’état et le chef de la garde présidentielle, devenu chef d’une junte salvatrice, promet l’instauration prochaine d’un gouvernement issu d’élections libres et démocratiques !


De qui se moque t on ?
Le général Mohamed Ould Abdel Aziz et le Haut conseil d'Etat doivent être bannis de la communauté internationale. Le premier ministre ne doit être reçu par aucun gouvernement car les textes existent et ont été ratifiés par les états de l’UE et de l’UA. Anjouan est là s’il le faut pour rafraîchir les mémoires. L’Union africaine (UA) a participé à l’opération baptisée "Démocratie aux Comores", sur l'île d'Anjouan. L'offensive a rétabli par la force l'ordre légal et constitutionnel sur Anjouan. L'objectif était de chasser le président d'Anjouan, le colonel Mohamed Bacar, dont la réélection en juin 2007 n'a été reconnue ni par l'Union des Comores, ni par l'UA. Bacar avait pris le pouvoir lors d'un coup d'Etat en 2001, puis avait été élu président d'Anjouan en mars 2002.


Deux poids, deux mesures ? Non la même chose doit être appliquée au
général Mohamed Ould Abdel Aziz et le Haut conseil d'Etat dont certains officiers doivent être poursuivis pour torture. Aux peuple mauritanien et Africains qui souffrent de nos mal gouvernance, nous leur transmettons toute notre solidarité et notre conviction que le plus vil des gouvernements civils issus d’élections frauduleuses restera toujours mille fois meilleur à un gouvernement issu d’un coup d’état militaire. Il restera quand même que tous d’eux doivent être dépassés par l’Afrique Actuelle dont les combats, nombreux, sont ailleurs. Que l’on ne nous fasse pas non plus le coup de judo du Général ATT sauvé au Mali, par une décision de la cour constitutionnelle.

 

LE SECRETAIRE GENERAL DU BRDS

PROFESSEUR EL HADJ HAMIDOU DIALLO