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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Dans l’obscurantisme ambiant au Tchad, un « frère » s’est vu le destin de justicier face aux étudiants en exil. Correspondance épistolière.

 

           Très cher frère, je ne saurais verser dans les propos de rue, synonyme d’une culture du « terrain » comme tu tends à l’exhiber. Dans ces quelques lignes, je me fais le devoir de taire la littérature de la haine qui transpire de ta bouche comme une mauvaise haleine : Une bave d’hygiène.

 

     C’est fort à propos que le célèbre écrivain français Hugo écrivait : « l’exil est la nudité du droit ». Aurais-tu le discernement intellectuel pour apprécier ma « fuite » ?

 

        Etudiant et exilé, je le suis. Patriote et cyberdissident, c’est mon âme. Dans les rue de Marrakech, je flotte comme une ombre. Mon cœur, ma racine, sont immergés dans les profondeurs  du Tchad. Les grands traits de Victor Hugo ressemblent étrangement à la condition de la classe intellectuelle tchadienne. A l’étroit dans un système de monarchisme absolu, c’est à Londres, l’exil britannique qu’il a poursuivi et démonter le régime autoritaire qui  sévissait en France.

        Le Maroc n’est qu’une étape, une passerelle. Tel Prométhée, nous sommes à la recherche du « feu », cette somme de savoirs qui libère de la caverne des préjugés. Ah Platon ! Connais pas. Trop occuper à faire la guerre, à vilipender et  poursuivre les opposants au régime despotique.

 

Etre cyberdissident est une contrainte. Là où la parole se trouve dans les barreaux de l’arbitraire, la toile offre une plate forme d’expression libre. La dissidence attitude sur le net est un exercice dont la manipulation requiert une culture et un esprit libre. Surfe donc sur le site du célèbre « Zola » chinois, dissident devant Pékin.

   Dans tes écrits ne coulent que des propos infamants, traduction pathétique d’un enseignement secondaire bafoué entre les turpitudes d’une adolescence brouillon.

 

Produit des représentations sociologiques ambiant au Tchad, tes paroles sont des vomissures du nombrilisme et le clanisme érigés en valeurs esthétiques de gouvernance. A y lire de très près et pas  besoin de loupe, vous êtes la malheureuse expression du système militaro-despotique qui embrigade et massacre le peuple. « Tes  parents qui viennent du soudan avec des véhicules flambants neuf et qui rentrent nuitamment a pieds vont périr comme ton cher oncle youssouf Togoimi ». Sans commentaire. Propos de SS. Au fait consulte ton dictionnaire.

 

          Ici, je me refuse de prononcer l’éthique d’une quelconque ethnie afin de  tomber dans les travers du éthno-centrisme. Le Tchad est un, uni et indivisible, c’est pour l’idéal d’un Etat de droit que nous nous battons.

 

     Alors, si vous n’êtes pas mus par cet idéal, si vous vous sentez dans une camisole sur l’espace des idées; de grâce mettez sous veilleuse votre grasse intellectuelle. « Quand on se sent incapable d'écrire, on se sent exilé de soi-même. ». Harold Pinter.

 

                            Au fait, jusqu’où comptez-vous « fouiller » ? Courez toujours jupons. Qui sait c’est de là que vient votre inspiration !

      

                C’est avec une paragraphe de Victor Hugo dans Depuis l’exil que je clore mon droit de réponse «  Sauver Paris (N’djamena), c’est plus que sauver la France (Tchad), c’est sauver le monde (L’Afrique) ». Attention ça brûle les méninges non initiés.

 

ABDALLAH CHIDI DJORKODEI