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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

                                         Communiqué de presse

 

Des informations concordantes provenant notamment de la très sérieuse « Civil Liberties Organisation » du Nigéria, basée à Lagos, font état de l’arrestation par les autorités nigérianes depuis le mois d’octobre de plusieurs dizaines de Tchadiens (250 à 300) , en vue de leur expulsion vers le Tchad.

 

Les personnes arrêtées seraient des refugiés ayant fui la guerre civile et des travailleurs migrants exilés au Nigéria de longue date.

La FIDH est en possession de la liste nominative de 13 personnes arrêtées en octobre/novembre 1991, de 110 personnes arrêtées en janvier/février 1992 et de 9 autres arrêtées entre le 6 et 11 mars. Il aurait été procédé à l’arrestation d’un groupe supplèmentaire de 40 personnes dans la nuit du 21 mars.

47 Tchadiens auraient été expulsés vers le Tchad, où ils seraient actuellement placés en détention, notamment dans les locaux de la Présidence.

Des craintes sérieuses pour leur sécurité et leur intégrité physique ont été exprimées.

Selon la « Civil  Liberties Organisation », ces expulsions seraient le fait d’un accord au plus haut niveau entre les autorités nigérianes et  tchadiennes.

 

Les arrestations et détentions arbitraires ainsi que les expulsions massives de non-ressortissants, en particulier vers un pays où peuvent exister des risques de violations des droits de l’homme, sont rigoureusement proscrits par les instruments internationaux de protection des droits de l’homme, notamment par la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, ratifiée par le Nigéria en 1990.

 

La Fédération Internationale des Droits de l’Homme demande aux autorités concernées (nigérianes et tchadiennes) de mettre immédiatemment un terme à ces pratiques.

 

                                                                                Fait à Paris, le 02/04/92

NDRL: Les parents des personnes arrêtées et disparues, exigent que justice soit rendue et lumière soit faite.
La CPI peut-elle  ou non traiter ces cas d'arrestations massives de Tchadiens?