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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Un obstacle permanent

Au-delà des derniers événements, l’insécurité constitue de toute façon un obstacle permanent à la lutte contre le sida dans ce pays qui affiche un taux de prévalence de 3,3 pour cent selon les autorités et est confronté à des explosions régulières de violences depuis plusieurs décennies.

Pendant longtemps, la priorité donnée à la lutte contre l’insécurité a détourné l’attention des autorités et des bailleurs de fonds de la menace que représentait la propagation de l’épidémie, ont noté plusieurs acteurs.

Ces dernières années, l’engagement politique des autorités tchadiennes et l’arrivée de bailleurs de fonds ont permis de lancer des programmes VIH/SIDA.

Mais même si « le gouvernement a fait un effort incroyable [dans la lutte contre le sida] en essayant de mobiliser les ressources et en en donnant de son budget, ... l’insécurité reste une contrainte : elle empêche la décentralisation [des services VIH/SIDA] et le passage à l’échelle [l’expansion de ces services] », a noté Claire Mulanga Tshidibi, coordinatrice pays du Programme commun des Nations Unies sur le sida, ONUSIDA, au Tchad.

Enock Nodjikwambaye, administrateur gestionnaire du FOSAP, chargé du volet IDA (Association internationale de développement, de la Banque mondiale) du financement VIH/SIDA, connaît bien ce problème.

« L’insécurité nous limite », a-t-il dit à IRIN/PlusNews. « On n’ose pas envoyer des personnels [dans les zones à risques], où on peut perdre des gens et des véhicules. On a déjà perdu un véhicule [volé par des combattants armés], on ne peut pas prendre le risque d’envoyer quelqu’un aux enfers ».

Dans l’est du pays, à la frontière avec le Soudan, où vivent aujourd’hui quelque 240 000 réfugiés soudanais et 180 000 déplacés tchadiens, l’insécurité permanente constitue un frein majeur au développement des programmes du FOSAP.

« Nous finançons [par exemple] un sous-projet VIH/SIDA à Abéché [principale ville de l’est tchadien], mais nous n’avons pas de candidat pour aller le superviser », a dit M. Nodjikwambaye. « Nous sommes vraiment affectés par cette insécurité.

Source: IRIN