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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 Le Soudan a rejeté jeudi tout compromis avec la Cour pénale internationale (CPI) pouvant permettre au président Omar Hassan al Bachir d'échapper à une inculpation formelle pour génocide.

Il n'y aura pas de coopération directe avec la Cour pénale internationale et aucun citoyen soudanais ne sera envoyé à La Haye", a affirmé Moustapha Osman Ismail, conseiller du président soudanais.

Mercredi, des diplomates occidentaux avaient suggéré que Bachir pourrait échapper à son inculpation formelle s'il consentait à livrer à la justice internationale deux hommes inculpés en 2007 pour des exactions au Darfour, le ministre des Affaires humanitaires Ahmed Haroune et l'ancien chef de milice Ali Kouchayb.

Un représentant au Conseil de sécurité de l'Onu avait affirmé que cette solution avait été proposée par le procureur de la CPI, Luis Moreno Ocampo, "en raison de l'absence totale d'engagement ou de réaction aux inculpations".

"Ce n'est pas négociable", a répondu jeudi un haut responsable soudanais, en accord avec la position exprimée par Ismail. "Toute discussion se fera sur la base de la position soudanaise."

"AUCUNE RESPONSABILITÉ POLITIQUE"

Moreno Ocampo a inculpé lundi Bachir de génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité et requis un mandat d'arrêt contre le président soudanais.

Il accuse Bachir d'avoir ordonné des opérations de génocide ayant fait 35.000 morts dans un premier temps, puis 80.000 à 265.000 par "mort lente" parmi quelque 2,5 millions de déplacés du Darfour.

Khartoum n'a pas reconnu la compétence de la CPI et dénoncé une décision politique, ce dont le procureur s'est défendu jeudi.

"Ma responsabilité est d'enquêter sur des affaires, de présenter des preuves aux juges", a-t-il dit. "Je n'ai aucune responsabilité politique."

Selon Moustapha Osman Ismail, la résolution de la crise doit venir du Conseil de sécurité de l'Onu, qui a confié à la CPI un mandat pour juger des crimes du Darfour.

Le Soudan a demandé à la Chine, à la Russie et à des membres de la Ligue arabe et de l'Union africaine (UA) de proposer une résolution au Conseil de sécurité qui suspendrait pour 12 mois la procédure contre Bachir.

Selon des représentants à l'Onu, la Ligue arabe et le Conseil de paix et de sécurité de l'UA devraient appeler le Conseil de sécurité à suspendre les procédures de la CPI pour préserver le processus de paix, que plusieurs diplomates estiment en danger après l'inculpation.

Version française Grégory Blachier