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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak


 L'ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan estime que le Groupe des Huit a fait le strict minimum pour l'Afrique et qu'il ne devrait pas lui être permis de faire moins, comme par le passé.


"Nous faisons pression sur eux pour qu'ils honorent leurs engagements, dont un calendrier qui indiquerait comment ils vont mettre en oeuvre leurs promesses", a-t-il dit lors d'une interview à Reuters.

 "Quel est l'intérêt d'un grand bond dans les promesses lorsqu'ils n'ont pas donné ce qu'ils avaient promis en 2005?", s'est-il interrogé, en référence à l'engagement pris il y a trois ans par les membres du G8 d'apporter 50 milliards d'aide supplémentaires à l'Afrique d'ici 2010, engagement non respecté depuis lors.

Réunis à Hokkaïdo au Japon, de lundi à mercredi, les dirigeants du G8 ont pris des engagements en matière de lutte contre le réchauffement, contre la crise alimentaire mondiale, pour achever avec succès les négociations à l'Organisation mondiale du commerce, et ont réaffirmé leur promesse envers l'Afrique.

"Il ne s'agit pas d'un immense progrès. Mais si nous pouvons les pousser à offrir les 40 milliards de dollars promis d'ici 2010, je crois que nous aurons réussi quelque chose", a expliqué Annan.

Il s'exprimait au nom d'un groupe militant pour l'aide à l'Afrique, dont font notamment partie l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, le musicien Bob Geldof, l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo et l'ancien directeur général du Fonds monétaire international Michel Camdessus.

Annan a par ailleurs salué les commentaires positifs du G8 sur l'urgence de mener à bien les négociations du cycle de Doha sur le commerce international, assurant qu'un système commercial équitable et moins restrictif "aiderait beaucoup les pays africains".

"L'Afrique sera la prochaine la prochaine étape (de développement de la mondialisation) et les hommes d'affaires et dirigeants éclairés l'ont compris. Ils feraient mieux de se sortir eux-mêmes de la pauvreté que de vivre aux dépens des autres."

Le Ghanéen a également plaidé pour un règlement international de la crise politique au Zimbabwe, expliquant qu'il ne s'agissait pas d'un problème interne mais régional.

"Certains dirigeants du Zimbabwe font comme s'il s'agissait d'un problème interne. C'est beaucoup plus important que cela", a-t-il dit.

"C'est un problème régional. Cela a provoqué (la fuite de) milliers de réfugiés et cela déstabilise vos voisins", a-t-il ajouté, appelant à une résolution qui ne favorise ni le président Robert Mugabe, dont la réélection a été contestée par la communauté internationale, ni l'opposition emmenée par Morgan Tsvangirai.