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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak


Présent à
  Charm el-Cheikh  au sommet des chefs d’Etat  de l’Union africaine (U.A), Idriss Deby, n’a pas été du tout tendre à l’encontre de la communauté internationale.


Invité du journal Afrique  de Rfi par Jean Karine Fall, envoyé spécial à ce sommet, le dirigeant Tchadien a tenu des    propos  d’une extrême arrogance et d’un mépris sans égal tout au long de son entretien.

 Visiblement agacé et excédé par la question du journaliste de Rfi, sur le sort de Ibni Oumar,  Idriss Deby élève le ton et dit : « les gens oublient », « vous parlez de Ibni Oumar et les autres !  Je ne peux pas parler d’un seul cas, la vie humaine vaut la vie humaine, je parle au nom de tous les Tchadiens ».

Sur  le même cas  du Dr Ibni Oumar Mahamat Saleh, Idriss Deby a répondu à la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) qui souhaite une clarification sur la disparition du leader du PLD.

D’un ton sec, il demande à l’organisation internationale d’attendre à l’instar de l’opinion publique tchadienne et de toute autre personne,  le résultat de la commission qui n’a pas encore rendu public son rapport.

A propos de la rébellion, pour Idriss Deby, pas des rebelles Tchadiens sur le territoire national, ce sont des mercenaires à la solde du Soudan.

Il refuse de rencontrer pour une autre fois Oumar Hassane El-Bechir et l’accuse de vouloir de  déstabiliser le Tchad à travers son  projet de mise en place d’un régime fondamentaliste qui s’étend au-delà  des pays africains au sud du Sahara.

La communauté internationale est maltraitée, il la juge muette et aveugle sur ce qui se passe au Tchad.  L’Union africaine, qui a été à ses côtés, est ici mise en cause  pour n’avoir condamné « l’agression soudanaise. ». Comme si le Tchad est réellement victime du Soudan.

L’Eufor, n’a pas été épargnée.  Idriss Deby dit d’elle : « elle  n’est pas à   mesure d’intervenir dans ce genre des situations et doit assumer ses responsabilités, le moment viendra où  nous allons tirer nos conclusions avec nos partenaires internationaux.». Il oublie qu’elle n’est pas là pour défendre un pouvoir impopulaire et despotique.

Au sujet des  négociations avec l’Alliance Nationale, Idriss Deby reste de marbre et affirme : Si ces gens  [les rebelles] sont prêts à devenir raisonnables et à sortir de la griffe des Soudanais pour devenir des Tchadiens, nous serons prêts à discuter mais pas dans les conditions actuelles.»


Devant des  propos aussi insolents et outrageux, il y a lieu de comprendre clairement l’obstination aveugle et démesurée d’Idriss Deby et son refus légendaire de privilégier le dialogue politique avec son opposition de façon large.


La communauté internationale, la France et les organisations de défense des droits de l’homme qui ont toujours ménagé le régime de Ndjaména à travers une politique de compromis sont  aujourd’hui compromises par Idriss Deby, qui, à notre sens,  se voit légitime et  suffisant. Il  se positionne en  maître du jeu qui  contrôle la situation.

On peut donc dire qu’Idriss Deby a été cru, direct et sans détour cette fois-ci, à prendre ou à laisser.

 Il  a, sans complaisance tout déballée en prenant les risques de s’engager dans un bras de fer avec ses partenaires internationaux.


Que va faire la  communauté internationale face à Idriss Deby qui développe une résistance à la Mugabé ?

Par Makaila Nguebla