Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

La ville de Sarh, chef lieu du Moyen Chari au sud du Tchad, a été secouée entre 23heure et 1e  heure de  la nuit du 29 juin dernier par des violents affrontements  à  soubassement confessionnel.

 

En effet, selon les  informations  recueillies auprès de certaines sources dignes de foi, les actes de violences ont opposé un groupe d’islamistes intégristes  aux ressortissants autochtones de Sarh, région pluriethnique et confessionnelle.


La fureur des violences s’était emparée de plusieurs quartiers et nous donnent une lecture suivante :

 - A Maïngara , deux cases ont été incendiées et le personnel chargé de la sécurité de l’hôpital a été grivièment blessé par un homme enturbanné suivi par d’autres en véhicules,

-A Banda, plusieurs hangars brûlés ainsi qu’une chapelle,

-Au village Manda, deux cases et un hangar  ont été brûlés,  il en est de même à Kono, au Km5 et au delà.

 

Il a fallu l’intervention des forces de l’ordre pour venir à bout des intégristes dont seize (16) seraient tués.

                                                                                              

Ce bilan  qui nous a été communiqué dans la soirée n’est que provisoire.

 

Mais aujourd’hui, ces actes de violences relancent  la polémique tous azimuts sur la question de cohabitation et de la laïcité au Tchad.

 

Constitutionnellement déclaré Etat laïc, le Tchad est un pays où la diversité religieuse et confessionnelle menace l’équilibre social au niveau national.

 

Nul n’est sans savoir que chaque citoyen Tchadien doit jouir des mêmes droits et des mêmes  libertés sans que l’un et l’autre ne soit lésé et offensé par la pratique d’autrui,  lorsqu’il s’agit de mener une vie commune des compatriotes  dans un même pays.

 

Logiquement, tout Tchadien doit choisir  son domicile dans un  territoire donné et y exercer librement son culte à condition que sa pratique religieuse n’enfreigne aux valeurs et us de ses concitoyens.

 

Mais, il est permis d’observer qu’au Tchad, la coexistence est de plus en plus difficile entre les Tchadiens qui partagent une confession différente.

 

La laïcité est remise en cause et les rapports de forces font la différence dans un Etat qui n’assume pas sa diversité religieuse

 

Il n’est signalé nulle part qu’une religion  soit supérieure  à une autre, aussi disons nous que toutes les religions se valent que lorsque le respect du culte   devienne un élément essentiel qui favorise une  cohabitation harmonieuse et fraternelle entre les différentes composantes d’une même nation.

 

Les autorités Tchadiennes,  qui ont encouragé depuis plusieurs années l’antagonisme confessionnel dans le pays, se trouvent aujourd’hui, au cœur d’un débat dont ils ne pourront maîtriser les tenants et les aboutissants au regard des événements malheureux survenus à Sarh.



Par Makaila Nguebla