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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Il y a 6 jours je publiais un écrit dénonçant le manque de maturité politique des Tchadiens. Comme de nombreux autres textes, je dénonçais le manque de communication des mouvements politico-militaires. Pour préciser cette pensée est conduire les leaders rebelles à changer leur façon d'agir, j'apporte des précisions. Les communiqués des rebelles consistent le plus souvent à annoncer des ralliements d'hommes et une description du matériel que ceux-ci emmènnent. Le peuple se moque du détail des armes récupérées, le peuple veut lire des projets politiques. Les Tchadiens soutiendront la résistance si on leurs garanti la démocratie, car ils ne veulent pas que Déby soit remplacé par un autre dictateur. Les opposants politico-militaires devraient un peu perdre le côté militaire et se renforcer au niveau du politique. L'Alliance Nationale, l'UFCD et le RFC devraient prendre exemple sur nos voisins nigériens du MNJ dont je publie ensuite 3 communiqués, car leurs communiqués ont de la consistance politique.
 
Toute autre chose; il y a 6 jours, j'écrivaient que l'Ouganda ne sauverait sans doute pas Déby, mais pourrait intervenir en Centrafrique. Il y a 3 jours, les dirigeants de l'Ouganda, de la République Démocratique du Congo et du Sud-Soudan ont décidé de s'unir pour détruire la LRA, ce qui est une bonne chose. Mais ils envisagent d'intervenir en RCA où est réfugié Joseph Kony. Cette intervention serait très dangereuse car elle pourrait déstabiliser toute la région. J'avais donc raison sur la possiblité d'intervention, mais aujourd'hui je m'interroge: peut être que Déby manipulera la situation pour que les Ougandais interviennent au Tchad. Cela semble peu probable, mais il y a toujours un risque, nous savons que les troupes ougandaises aiment voyager, elles sont aujourd'hui en Somalie et au Darfour et par le passé ont fait la guerre jusqu'à Kinshasa. N'oublions pas que des dirigeants ouagndais ont affirmé que la LRA avait des contacts avec les centrafricains de l'APRD et de l'UFDR et il y a 2 mois ont dit qu'il existait un lien avec l'UFDD de Nouri. L'Ouganda, comme le Tchad et l'Erythrée, déteste le Soudan. Ils s'en prennent donc à la résistance tchadienne qu'ils estiment nuire à la déstabilisation du Soudan et au maintien de Déby.
 
 
Voici les communiqués récents du MNJ (et des FARS alliés du MNJ) dont les résistants tchadiens doivent s'inspirer s'ils veulent mobliser le peuple dans leur combat:
 

Le Niger “Centre” et le Niger “Périphérie”, cela ne doit plus continuer d’exister !

Le Mouvement des Nigériens pour la Justice est le symbole de l’Unité et de la Cohésion Nationales : il est composé des combattants issus de toutes les communautés nigériennes.
Son seul objectif est et demeure la lutte pour le changement du système politique qui a élu domicile dans notre pays depuis les “indépendances” et que les nigériens ne méritent pas.

Le MNJ a fait le serment, “urbi et orbi”, que jamais son combat ne sera dirigé contre des civils ni contre une quelconque communauté de notre pays et encore moins une de ses régions. Et ceci, d’autant plus que toutes nos actions contre le système en place sont menées par des unités de combat dont les éléments sont issus de toutes les composantes ethniques de notre mouvement.

Le MNJ est conscient du vœu caressé par certains responsables parmi les détenteurs du pouvoir actuel ainsi que d’autres, qui souhaitent dans leur profond intérieur que le conflit actuel prenne des dimensions de guerre civile où s’affronteront les communautés ethniques nigériennes pourtant unies non seulement par le destin mais aussi, et surtout, par les injustices perpétrées par un système qui les enfonce chaque jour davantage dans le sous-développement et la misère.
Le Mouvement des Nigériens pour la Justice ne tombera jamais dans ce piège souhaité par les ennemis du Peuple qui espèrent sauvegarder leurs privilèges au sommet de l’Etat ou arriver à atteindre leurs objectifs égoïstes en créant une situation où les communautés nigériennes s’affronteront dans un conflit interethnique.
Le Mouvement des Nigériens pour la Justice prend à témoin le Peuple Nigérien et la communauté internationale sur le fait qu'il met en garde les acteurs de l'échafaudage d'un plan aussi machiavélique et, attire l’attention desdits acteurs qu’ils assumeront le moment venu leurs responsabilités devant les juridictions pénales internationales compétentes en matière de génocide et des crimes contre l'humanité.

La lutte du MNJ est un combat pour le développement sans ségrégation d’aucune région du Niger : la division de notre pays en régions "Centre" et "Périphérie" ne peut être tolérée par notre mouvement. En effet, cette gestion politique amplifiée au Niger par la succession, depuis les "indépendances", des régimes prébendiers et insouciants a généré des revendications sociales, politiques et culturelles légitimes dont le MNJ n'est qu'un logique aboutissement.

Le sous-sol de notre pays regorge comme chacun le sait, d'importantes richesses minières dont notamment l'or, le pétrole, l'uranium, le phosphate et bien d'autres.

Pour sa part le MNJ réaffirme sans ambiguïté que les partenaires capables de nous aider à les extraire dans le respect de nos populations et leur environnement sont les bienvenus. Le MNJ s'insurge contre toute discrimination entre les partenaires et encourage la concurrence dans la logique d'une économie moderne.

En tout état de cause, la coopération avec les partenaires :

1- ne peut être envisagée dans le contexte actuel de notre pays. En effet, dans la situation présente du Niger aucune convention ne peut être de type “contrat gagnant-gagnant” au profit de l’Etat et de ses partenaires car pour qu’il en soit ainsi, les négociations et les signatures des conventions doivent être conduites dans un contexte de paix et de sérénité et, par un régime capable d’instaurer une bonne gouvernance économique ; conditions qui dans le cas actuel de notre pays sont loin d’être réunies.

2- doit être fondée sur le respect des nigériens dans leurs cultures et leurs intérêts de développement. Dans le cas précis d'exploitations minières, les populations directement concernées par les conséquences du processus ainsi que leur environnement doivent être pris en compte dans toutes leurs dimensions.

3- doit être guidée par des considérations qui ne soient pas des appréciations subjectives quant à l’installation des unités d’extraction et de traitement des produits : au MNJ, on ne pourrait comprendre l'implantation dans le Nord du pays, d’une usine de traitement de l’or qu’on extrairait à l’Ouest du Niger.
Pareillement, il serait absurde et même mesquin de raffiner le pétrole qui serait extrait à l’Est, dans une usine qui, elle, serait implantée au Sud ou au Nord du pays.
De la même façon, pour quoi créerait-on une unité de traitement dans le Nord ou l’Ouest ou encore dans l’Est du Niger, pour un produit que l’on extrairait du centre ou du Sud du pays ?!

On peut multiplier ces types d’exemples dont le cas "Agadem" est une illustration parfaite !

On pourrait comprendre les orientations si celles-ci obéissaient à des préoccupations économiques de rentabilité ou même, dans une moindre mesure, des questions d’ordre hydrogéologiques : de toute évidence ceci n’est pas la raison qui guide les décideurs au pouvoir à Niamey !
Le choix d’efficience ou de rentabilité est le moindre des soucis des dirigeants actuels car même si on peut leur accorder le bénéfice du doute quant à la méconnaissance de meilleures options politiques et économiques, on ne peut tout de même pas expliquer qu’ils ignorent que le Niger est un pays continental !
Dans un cas de figure comme celui de notre pays, personne n’est censé ignorer que les investissements à consentir pour l’acheminement du produit du lieu de production à un lieu intermédiaire de traitement sans que cela ne s’explique par un quelconque avantage lié aux “inputs” et, avant une exportation ou une consommation finale, ne constitueront qu’un sacrifice supplémentaire et inutile : c’est un postulat de base de l'économie !

C'est pour quoi, le MNJ s'interroge sur les motivations réelles qui sous-tendent les orientations du pouvoir de Niamey dans sa démarche qui du reste s’apparente à la “délocalisation Régionaledes unités de traitement des produits provenant du notre sous-sol.

On le sait bien, la première conséquence de cette démarche néfaste consiste à priver les régions d’où sont extraites les ressources, d’économies d’échelles susceptibles d’être engendrées par les unités de productions si elles y ont été installées.
La deuxième conséquence, et la plus pernicieuse, est celle qui perpétue une sorte de modèle “Centre-Périphérie” déjà existant implicitement au Niger depuis toujours.
Or, l’un des axes fondamentaux du combat que mène le MNJ demeure le souci de sortir notre pays du cloisonnement d’un “Centre” qui commande et des “Périphéries” d’où sont ponctionnées les richesses pour le seul développement du “Centre” ; une configuration qui elle aussi a crée des nombreuses frustrations des nigériens.

Une fois encore, le MNJ rappelle qu’il ne peut y avoir de développement sans Équité ni de stabilité sans Justice.

Le Mouvement.
 
 

COMMUNIQUÉ N°6/062008 DES FORCES ARMEES REVOLUTIONNAIRES DU SAHARA (FARS)

Les Forces Armées Révolutionnaires du Sahara (FARS) ont appris avec consternation la récente signature de la convention d’exploitation du gisement pétrolier d’Agadem entre le Niger et la firme chinoise China Oil and Gas development and exploration corporation (CNODC).

Aussi, tenons-nous à mettre en garde ladite société chinoise contre tout exploitation en cette période d’insécurité, du bloc d’Agadem.

Par ailleurs, nous rejetons avec la dernière énergie l’installation d’une raffinerie à Zinder en lieu et place des localités comme N’Guigmi et Diffa.

Nous rendons le gouvernement du Niger et la CNODC responsables de tout ce qui adviendra suite au non respect de cette mise en garde.


Signé
Bocar Mohamed SOUGOUMA
Président P/I du FARS
 

Tentative de “Profanation” des objectifs de la lutte des Combattants de la Justice !

 

Le MNJ vient de découvrir dans les médias un communiqué du ministère de la sécurité du Niger l’accusant (tenez-vous bien !) de s’être attaqué aux pauvres populations civiles de Takoukoute !

Qui aurait imaginé que l’on croirait à un mensonge d’une telle grossièreté ?!
Evidemment, qu’il y a toujours de ceux-là qui n’hésitent et n’hésiteront jamais à employer tous les moyens pour salir notre lutte ! Sauf qu’ici la manœuvre est très grossière pour peu qu’on soit sérieux. Sinon comment tenter de faire croire à l’opinion nationale et internationale que nos combattants qui sacrifient leurs vies au profit, justement, des populations nigériennes spoliées de leurs droits par un régime insouciant quant à leur bien-être, viennent s’en prendre à ces mêmes populations ?!

Pour qui connaît les multiples montages orchestrés contre notre lutte, ce communiqué est un non événement qui ne mériterait même pas une réaction de notre part.
Mais, devant cette tentative de travestir la réalité, le devoir de rétablir la vérité a été plus fort que la sagesse de vouloir se taire.

Une petite rétrospective de ce qui s’est passé contre les populations civiles depuis le début du conflit qui nous oppose au pouvoir de Niamey indique clairement qui peut être le commanditaire d’un acte aussi ignoble que celui dont auraient été victimes les populations de Takoukoute : les populations de Dabaga, Tidène, …, et tout récemment celles de Tadak sont là pour éclairer le Peuple Nigérien et la communauté internationale sur l’auteur des pratiques de cette nature. Si celui-ci n’hésite pas à y faire recours personnellement, hésiterait-il à utiliser quelqu’un d’autre pour le faire à sa place ?

S’agit-il d’une maladresse ou d’une manœuvre tendant à faire croire que les Combattants de la Justice se “reconnaîtraient” eux-mêmes comme étant des “bandits armées” quand on annonce que les assaillants auraient “remis trois lettres aux habitants de Takoukou où ils disent qu’ils sont «bel et bien des éléments du MNJ et des bandits armés»” ?

Bref, …..

En tout état de cause, le MNJ dément vigoureusement être de près ou loin derrière ce qui se serait passé à Takoukoute.

Le MNJ reste un mouvement du Peuple pour le Peuple et qu’en conséquence, si les pauvres populations civiles de Takoukoute ont été traumatisées dans leur quiétude, il démasquera tôt ou tard l’auteur de ces actes qui se seraient passés dans cette localité ; tout comme d’ailleurs il ne manquera pas de le faire pour toutes les populations de notre pays que des individus et/ou des institutions sans scrupules saigneraient dans leurs chaires.

Le Mouvement.
 
Je noterais pour autant que les rebelles nigériens sont sur la mauvaise voix et imitent leurs voisins tchadiens et maliens avec la création du Front des Forces de Redressement de Rhissa ag Boula, nouveau mouvement ethnique touareg, qui ne va représenter qu'une seule communauté.
 
Abdallah Ahmat