Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

 RFC, pourquoi taire la vérité sur la disparition d’Ibni Oumar Mahamat Saleh?

 
Deux événements marquent les tchadiens depuis le début de l'année. L'affaire Deby-Breteau-Sarkozy et le secret d’Etat sous couvert d'une tierce, l'enlèvement de l'opposant Mahamat Saleh Oumar. Il est vrai, la disparition d’Ibni pour certains et la mort de Mahamat Saleh Ibni Oumar pour d'autres continue et continuera de malmener les esprits criminels impliqués. Elles dérangent la tranquillité des complices même dans leur fuite ou leurs cachettes.
 
En recherchant la vérité sur la disparition de Mahamat Saleh Oumar, il est vrai, les portes sont hermétiquement fermées. Nous avons cru jusque là aux seuls propos du fils du disparu. Mais du coté du clan du président Deby, personne ne le rassure. Les tchadiens appellent l'équipe dirigeante de Deby, le clan. Ce groupe pour la plupart composés de personnes issues de la famille d’Idriss Deby. Les caciques du parti au pouvoir et de groupes d’individus ayant pignon sur rue au Tchad. Les zagawas. En effet, l'enlèvement de Ibni serait fort probable après recoupement des informations, un acte exécuté par les hommes armés de Timan Erdmi sous ordre et/ou en connivence avec un certain Mahamat Ali Abdallah homme de main et proche du président Idriss Deby Itno. Selon les mêmes sources proches du clan de Deby, " Ibni Omar n'était pas entre les mains de Deby au moment de son retrait chez les français comme l'affirment certains tchadiens mais otage du groupe du Général Ali." Ce dernier qui commandait les opérations militaires de la capitale début février aurait pris contact avec le responsable du RFC, Timan Erdmi. Les deux chefs devraient renverser la situation au profit du même groupe des zagawas au Tchad. Pour laisser libre voie à la nouvelle équipe, les français étaient plutôt d'accord sur une mise en demeure des opposants de l'intérieur mais non sur leur élimination. Mais pour le nouvel homme fort, c'est fut le contraire. Le Général Ali ordonnait, par un officier du RFC interposé, l'arrestation voire l'élimination de l'opposant Ibni Oumar. Seul obstacle de dernière minute, la position de Mahamat Nouri. Le chef de la principale rébellion qui attaquait les positions de Ndjamena a perçu la volte-face de son camarade de lutte. Une sorte d'usurpation de pouvoir voire une nouvelle conspiration des zagawas. Pour Monsieur Timan Erdmi et selon toujours les mêmes proches, la reprise de la direction du pouvoir au Tchad serait une voie de salut et de réconciliation des zagawas avec le reste des tchadiens. Entendu que les zagawas auraient perpétré trop de gaffes dans le pays.

 
Nous avions voulu pousser notre recherche de la vérité auprès de la commission chargée d'enquêter sur la disparition de Monsieur Ibni mais plus personnes n'oserait mieux nous éclairer sur la question. Au dernier moment, une autre source nous confiait sans détour dans un français -arabe tchadien traduit : "Vous recherchez la vérité sur Ibni? Bien, interrogez le RFC ou ils l'ont enterré. Sec!". D’ailleurs ceux qui l'ont tué se sont volatilisés dans la brousse entre le Tchad et le Soudan. C'est une question qui a troublé le RFC voyez-vous? Ou sont-ils en ce moment ? Beaucoup sont rentrés dans la rébellion des ouaddaiens pour se racheter. Ils sont "cent pour cent" surs que tôt ou tard la vérité sortira. Journaliste, ça c’est affaire d’Etat, water-gate.  [sic]
 
Pourquoi vous dites ça et pourquoi on arrête monsieur Ibni Omar ?
 
Rep : Vous dites pourquoi ? Donc vous ne croyez pas à ce que je dis ? Monsieur Ibni est où maintenant ?
 
Mais monsieur dites nous pour le reste qui a enlevé les autres opposants ?
 
- Rep: Alors vous n'avez rien compris.  Monsieur, stop!
 
Ibni Oumar Mahamat Saleh, chef de parti et chef de groupe d'opposition au Tchad est bien une personnalité connue des autres milieux africains et étrangers. Il est une personnalité académique, universitaire dont les qualités sont sollicitées pour une solidarité d'activisme culturel. Au Tchad, identifié parmi les plus intraitables opposants, il a permis un espoir d'ouverture vers un règlement pacifique de la crise qui paralyse le pays. Avec les accords du 13 Août 2007, il était considéré parmi les favoris pour barrer la route à Deby au pouvoir depuis décembre 1990. Face à une absence de coudées franches parmi les membres d'une coalition qu'il dirigeait, il demeura incompris quelque fois parmi ses camarades et l'opposition armée de l'Est qui voyait en lui un opportuniste. Ibni est natif du Ouaddaï. Son isolement dans sa région est dû à sa nature trop réservée mais aussi victime de la typologie asocial de l'individu Ouaddaï, aigri qu'orgueilleux, vaniteux qu'ambitieux dit-on. Ce qui explique jusqu'aujourd'hui « un difficile choix » de leur leadership. Dans cette jungle de rébellion, malgré la naissance d'une alliance nationale, les uns et les autres répondent au nom des individus et demeurent plutôt respectueux d'un ordre clanico-ethnique que d'une discipline militaire. Une rébellion de plus de dix mille hommes, capable de marcher sur Ndjamena en un seul jour.
 
 
Ramadane Mahamat Seïd.
Khartoum /Soudan.