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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

Sénégal : Abdoulaye Wade demande la révision des accords de coopération militaire de 1974 et réclame le loyer à l’armée française.

Même s’il est favorable au maintien des Forces françaises du Cap-Vert à Dakar, le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, compte réclamer à la France le…prix du loyer. Le Sénégal veut de l’argent, c’est sûr. C’est l’hebdomadaire parisien, qui donne l’information, dans son édition à paraître, aujourd’hui, précisément, à la page «Confidentiel». Après avoir révélé que la renégociation des accords de coopération militaire conclus en 1974, s’ouvre à Dakar, le 21 mai prochain, «Ja» ajoute : «La partie française est représentée par François Bonge, un habitué de l’Afrique, qui fut ambassadeur au Niger et au Rwanda, vice-consul à Nouatchott et consul général à Alger. Si les 1200 hommes des forces françaises du Cap-Vert devraient rester en place, conformément au vœu du chef de l’Etat sénégalais, le loyer sera, âprement, discuté. Le Sénégal veut, à l’instar de Djibouti, qui reçoit 30 millions d’euros, par an, bien monnayer la présence de troupes françaises sur son sol».

En effet, la France est présente à Djibouti, dans le cadre du protocole de 1977 fixant les conditions de stationnement des forces françaises, valant accord de défense. Elle dispose, ainsi, à Djibouti d’une des quatre bases militaires permanentes pré positionnées en Afrique. Mais, si Dakar, comme le précisait Wade, dans une interview, à Radio France Internationale (Rfi), avait «prêté des terres», gratuitement, aux troupes françaises, Djibouti, elle, reçoit, chaque année, 30 millions d’euros, pour la «location» de son sol.

Il reste, seulement, à savoir, si la France va satisfaire cette doléance de Dakar, lors des négociations. Déjà, le chef de l’Etat s’était exprimé, dans l’interview précitée, sur cette révision des accords de défense de la France. Le retrait de celle-ci «de tous les pays d’Afrique, je ne parle pas du Sénégal, je pense que c’est un facteur de déstabilisation», avait affirmé le chef de l’Etat du Sénégal ajoutant : «Il y a des gouvernements en Afrique, qui ont besoin d’avoir des accords visibles avec des puissances extérieures, parce que cela dissuade. Le jour où certaines oppositions comprendront, qu’en fonçant sur certains gouvernements, rien ne viendra de l’extérieur, on s’engage dans la déstabilisation. C’est dangereux. Beaucoup de pays n’en sont pas au niveau du Sénégal, qui n’a que faire des accords militaires. Ce genre d’accord, je n’en ai que faire, et je l’ai dit au président Sarkozy. Ça ne m’intéresse pas. Moi, je ne risque pas de coup d’Etat militaire au Sénégal. Je dors tranquille et il n’y a pas, il n’y en a jamais eu, et il n’y en aura pas au Sénégal».