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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

 Les députés chiraquiens de l'UMP se sont émus jeudi des attaques exprimées selon eux la veille par Nicolas Sarkozy contre l'ancien président, alors que les socialistes dénonçaient les critiques contre la presse, accusée de ne pas avoir suffisamment évoqué la condamnation de Ségolène Royal dans l'affaire de ses assistantes parlementaires.


Le chef de l'Etat a reçu mercredi à l'Elysée 262 députés UMP, un an après son élection.

Le soir même, le député villepiniste Jean-Pierre Grand dénonçait un "réquisitoire" de Nicolas Sarkozy contre Jacques Chirac. "Rappeler qu'il avait été élu dès la première fois et que Jacques Chirac avait été élu bout de vingt ans, on n'a pas trouvé ça de la plus grande élégance", a-t-il déploré sur France-Info. L'action de l'ancien président, "il l'a tournée en dérision et ça c'est pénible, c'est pénible".

"Nicolas Sarkozy a envoyé des piques à ses prédécesseurs qui n'étaient pas utiles. Pour faire en sorte qu'on pense du bien de vous, il n'est pas indispensable de dire du mal des autres", a déploré quant à lui le député UMP de la Drôme Hervé Mariton, interrogé jeudi sur Canal+.

"Nicolas Sarkozy a souligné combien Jacques Chirac ou d'autres de ses prédécesseurs avaient parfois eu des majorités un peu 'ric-rac'. Il l'a dit sur (le général) de Gaulle" au sujet des législatives de 1967, a-t-il précisé.

Des accusations contestées par le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Roger Karoutchi. Il s'est "étonné" jeudi sur RTL "de l'interprétation qui est faite des propos" du chef de l'Etat. "Il n'y a pas eu du tout -et je conteste cette analyse- d'attaques ou de critiques ni contre la personne de François Mitterrand, ni la personne de Jacques Chirac", a-t-il affirmé.

Selon lui, Nicolas Sarkozy a simplement voulu expliquer qu'il ne fallait pas mener "une réforme après l'autre: lui dit 'c'est ce qui a été fait par mes prédécesseurs et ça n'a pas marché'". Mais "il n'y a eu ni critiques ni attaques contre qui que ce soit", a-t-il insisté.

Dans son édition datée de jeudi, "Le Parisien-Aujourd'hui en France" dénonce par ailleurs les attaques contre la presse auxquelles se serait livré le chef de l'Etat lors de cette réunion, des "propos parfaitement infondés" selon le quotidien. Le chef de l'Etat aurait accusé la presse de ne pas avoir donné assez d'écho à la condamnation de Ségolène Royal en avril par la cour d'appel de Rennes à régler plusieurs mois de salaires impayés à deux anciennes attachées parlementaires. Nicolas Sarkozy aurait également mis en cause "L'Express", "Marianne", l'AFP et le "Journal du Dimanche".

Dans un communiqué, le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray dénonce "une dérive préoccupante". "On n'attend pas d'un chef d'Etat qu'il réduise son discours et son analyse politique à une chicaya de basse-cour contre son prédécesseur et contre son adversaire à la dernière élection, ni qu'il se livre à une série d'accusations destabilisatrices à l'égard de la presse de son pays, dont il a pourtant usé et abusé quand cela l'arrangeait".

Ségolène Royal a également décidé de contre-attaquer, en portant plainte contre l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui avait accusé l'ex-candidate socialiste à la présidentielle Mme Royal de "délinquance sociale" le 14 avril. "Ces qualificatifs sont diffamatoires et utilisés avec l'évidente intention de nuire. Le doyen des juges d'instruction sera saisi dans les jours qui viennent d'une plainte avec constitution de partie civile", a annoncé jeudi son avocat Me Jean-Pierre Mignard dans un communiqué.

"Il est manifeste, après les propos du président de la République, qu'il s'agit d'une communication coordonnée et hostile", a-t-il dit à l'AP. Sur le fond de l'affaire, "les anciennes assistantes vont être réglées intégralement", mais "nous allons former un nouveau pourvoi en cassation", a-t-il affirmé. Les partisans de M. Sarkozy "font dire aux juges ce qu'ils n'ont pas dit". Dès lors, "nous allons redonner la parole aux juges".

Source: AP