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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

 

 Excédés par le mépris et le mauvais traitement infligés à leur égard, les réfugiés Tchadiens ont protesté , fin avril dernier, devant les autorités administratives et  responsables compétents en charge de leurs questions, de la viscitude  qu’ils endurent  dans des camps d’infortune à Maltam au Cameroun.

 Malheureusement, le  cri de cœur et de détresse qu’ils ont  émis, n’a pas eu auprés de  la presse internationale un écho rétentissant.

La version lue,  à travers l’article du journal camérounais « Mutations » différe largement de celle donnée par les intéressés, qui  ont pu nous   joindre par télèphone  depuis Maltam pour démentir les allégations des autorités Tchadiennes, les accusant de faire de la filouterie et d’exploiter socialement cette situation comme moyen de survie ou d’existence.

A croire, Moussa.H.un réfugié citadin,  Ndjaménois  ayant fui, la capitale aux premières heures des combats du février.Il affirme : « les autorités mentent comme elles respirent, personne ne pratique de la filouterie. Depuis que nous avons quitté le Tchad, nous n’avons pas vu Ndjaména, nous venons juste à Kousserie pour des courses et repartons aux camps. »  s’est-t-il désolé de l’attitude des autorités de Ndjaména.

Fuyant, la guerre chez eux et persécutés hors du pays, les réfugiés Tchadiens sont pour une nouvelle fois, confrontés à une incertitude. Nombreux d’entre eux, sont pères de familles, au Cameroun ; ils ne travaillent pas et ne dépendent que l’aide humanitaire,  déjà insuffisante.

Dépourvus d’abris, de nourriture et autres besoins vitaux, les réfugiés Tchadiens de Maltam, ont légitimement râlé et se sont insugés pour interpeller l’opinion publique camerounaise et la conscience humanitaire  internationale de cette situation qui leur est  intenable.

Le Tchadien, est par excellence, un insoumis qui refuse le déshonore, l’humiliation et autres formes qui ternissent son image  et  atteignent sa dignité  humaine.

 
Rare sont les Tchadiens qui aiment vivre en dehors de chez eux,  aujourd’hui, c’est le contraire, ils sont  contraints à l’exil  par la faute d’un régime oppresseur qui les a terrorisés durant dix huit (18) ans d’exercice à la tête du pays.

Solidaires aux réfugiés Tchadiens de Maltam (Cameroun), nous  déplorons le silence des médias internationaux  pour n’avoir couvert un tel événement, qu’ils ont délibérement laissé passé inaperçu.

Imaginons-nous un peu l’éffet médiatique et le tollé général qu’aurait pris  une révolte des réfugiés Soudanais basés à l’est du Tchad ?

Pour éviter à ce que les réfugiés Tchadiens du Cameroun ne soient exposés aux risques des intempéries et autres aléas de la nature, le Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) est dans l’obligation d’assumer pleinement sa mission.

En outre, le Gouvernement tchadien doit rapidement organiser  le retour de tous les réfugiés à travers le monde afin qu’ils ne soient des errants  dans des pays tiers et d’en assurer leur sécurité éffective au Tchad.


Par Makaila Nguebla.