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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Makaila

Deux grands hôtels 5 étoiles ont été réquisitionnés pour accueillir la pléthorique délégation française qui accompagnait Nicolas Sarkozy lors de sa visite d'Etat du 28 au 30 avril en Tunisie.

Si le couple présidentiel français a logé – comme le souhaitait le président Ben Ali - dans une résidence officielle sur les hauteurs de Gammarth, la centaine de patrons français et la brochette de ministres ont été, quant à eux, répartis entre le Golden Tulip et l'hôtel Karthago Le Palace.
Arrivés le 28 avril vers 17h30, les ministres français, dont Michèle Alliot-Marie, Brice Hortefeux, Rachida Dati ou encore Rama Yade, ont été enchantés de l'accueil, des suites mises à leur disposition ainsi que de la vue imprenable sur les eaux bleues du golfe de Tunis.

Tout se passait donc comme prévu avec, cerise sur le gâteau, un temps chaud et ensoleillé. Après avoir bu une limonade en guise de boisson d'accueil, certains d'entre eux n'ont pas tardé à déchanter en s'apercevant qu'ils allaient se trouver trois jours durant sous le même toit... qu'une trentaine de journalistes.

Le ciel s'est particulièrement assombri pour la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme qui a compris que la partie de cache-cache avec les médias serait plus compliquée que prévue. Tandis que Rachida Dati ou encore Brice Hortefeux ont pu tranquillement profiter de la vue sur la terrasse de l'hôtel ou encore du coin bar, Rama Yade a préféré se réfugier dans sa suite au dernier étage, inaccessible aux journalistes.

Le soir même, lors du dîner officiel au Palais de Carthage où le président Ben Ali recevait Nicolas Sarkozy, la Secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, apercevant les cinq journalistes autorisés à assister à la soirée, a lâché, visiblement agacée :

 

«  Mais que faites-vous ici ? Décidément, vous êtes partout ! ».

 

Sonia Mabrouk est journaliste à Jeune Afrique depuis octobre 2006. Parmi ses sujets favoris : l’actualité économique, la vie des médias et les questions de société.