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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

L’armée, la gendarmerie et les polices d’Idriss Déby massacrent les élèves du Lycée Adoum dallah à Moundou. Peu avant, c’est l’Abbé Mambé Antoine qui a failli être tué par les gardes du corps du Vice-Gouverneur de la même ville.


A)- Le 22 avril 2008, deux élèves dont un est un autochtone ngambaye et l’autre un allogène paraît-il Zakawa se querellent au Lycée. Quand  l’élève Zakawa ou prétendu tel rentre chez lui, il raconte ses querelles à ses parents. Ceux-ci se mobilisent pour effectuer une descente musclée au lycée à bord de plusieurs véhicules militaires pour procéder à l’enlèvement de l’élève allogène ngambaye. Ils se mettent à le rosser des coups de poings, de cross et des pieds sous les yeux impuissants de ses camarades et professeurs. C’est alors que les élèvent somment la direction du Lycée d’aller négocier la libération de leur camarade. Les mêmes sont revenus plus tard au Lycée et ouvrent le feu sur les élèves sans sommation faisant des morts et des blessés. Certains morts des suites de leurs blessures n’ont pas été emmenés à l’hôpital tout comme certains blessés ont préféré se faire aider à rentrer chez eux dans les quartiers puisque lesdits militaires font une descente à l’hôpital pour y achever les blessés.Les 23 et 24 avril, c’est un massacre.

a)- Liste des victimes des événements de Moundou.

1) élèves morts : Koularambaye Zékonias, Lycée Adoum Dallah de Moundou (Terminale D), Naïssem Arly, Lycée Adoum Dallah de Moundou (Terminale A), Ningabélé Mangayar, un non lycéen, jeune garçon du quartier Dombao, Mahamat Ibrahim, élève en tenue militaire mort mais dont on ne connaît pas la classe exacte, le corps étant précipitamment enterré la même nuit etc.

2) Les élèves du lycée Adoum Dallah enceintes sont tombées de l’étage à la suite des coups et blessures portées par la police et la gendarmerie et admises à la maternité. Il s’agit de : Mbaïtoudji Elodie, Mémadji Rosine, Maryo, Donang Nadège, Nékarmbaye Chantal

3) Les élèves blessés avec fracture admis à la chirurgie de l’hôpital général de référence de Moundou. Il s’agit de : Mahamat Badjé, Djimadoum Francklin, Issa Ali, Sénoussi Mahamat

4) Liste de blessés simples admis également à l’hôpital. Il s’agit de : Naïtouroum, Doudjimbaye, Edith, Dandé Evelyne, Masmemel Jeannette, Bria Béatrice, Naissem Ernest, Mbaimadji Firmin,Mbaihornom Mbarigbé, Nodjiassem, Célestine, Mambo Mbandiguim, Boukar Abba, Djimtebeye, Djékadom Djimaldé, Toyao, Dingamnodji Gaïus, Mbailelem Firmin, Mbaiamdene Ndogoda, Denemadji Begol, Dokmougo, Ahamat Abdelkader, Djikolmbaye Aaron, Senoussi Mahamat Nour, Béadem Gilbert, Mbaiguedem Aaron, Tangor Viviane, Nassem Arthur, Mohamat Ahmat, Djikolmbaye Kami, Ronel Emmanuel, Moitoroumdé Djim, Stella Denelelem, Nodjiyam Annie, Allahodjimbaye Hortense, Nedeneram Prudence, Mahamat Abdoulaye, Boikass Mbainaissem, Memder Nadège, Nedeneram Augustine, Ngarhormbaye Nicolas et Mbainaissem Etienne.

A partir du 25 avril, le Gouverneur ordonne les rafles des jeunes de Moundou qui moississent en ce moment dans les différentes prisons de la ville.

B)-L’Abbé Mambé Antoine, un prêtre exerçant à Moundou a failli être tué par les gardes du corps du vice-gouverneur à Moundou :

Un prêtre nommé Mambé Antoine a failli être tué par les gardes du corps du vice-Gouverneur, le nommé Barthélémy Baïnodji.


En effet, le samedi 9 avril, le Père Mambé Antoine allait chez lui à bord de sa voiture, quand un chrétien de son église l’intercepte à la barrière de contrôle de Koutou (gendarmerie, police, police politique, agents des eaux et forêts, police municipale, armée etc.) pour lui demander de préparer pour aller prier pour sa fille qui est sous l’emprise des esprits maléfiques. Un policier lui fait signe de laisser la route au vice-Gouverneur qui revenait de Kana, un village périphérique de Moundou. A ce moment précis ; des gardes du corps surgissent de la voiture du vice-Gouverneur pour le rosser des cous de cross, de pieds et de poings. Le prêtre s’en est sorti avec un bras cassé et des blessures graves sur tout le corps y compris à la tête. Il jeté dans la voiture du vice-Gouverneur comme un sac de patate, piétiné par ses gardes du corps et conduit à la gendarmerie où il est, sous contrainte, obligé de signer un engagement qu’il ne portera pas plainte. Mais, ayant refusé de signer ce document, il est de nouveau roué des coups avant d’être menacé de mort. Sous la pression de la population de la ville de Moundou, il est libéré et conduit à l’hôpital pour y être soigné.

source:www.yorongar.com