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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

 

 Le conflit interne au Tchad doublé de la crise du Darfour, ont provoqué à  l’est du pays  une situation  d’insécurité récurrente voire permanente pour de nombreux nationaux que pour le personnel des agences humanitaires en exercice dans la région.

 

Aujourd’hui,  à l’est du Tchad, l’insécurité est une réalité désastreuse incontestable, les paisibles  citoyens Tchadiens sont  victimes de l’armée tchadienne appuyée par  les  « Toro boro »,  milices à la solde de Ndjaména, qui violent les femmes et extorquent les villageois de leurs bétails et autres biens.

Le silence complice des autorités tchadiennes fait en sorte qu’elles sont dans l’incapacité totale de sécuriser à la fois leurs propres ressortissants et les étrangers se trouvant sur le territoirre national.

Rappelons que,  l’insécurité  est perceptible en ville qu’à l’intérieur du Tchad, on peut se souvenir que c’est à Abéché où Idriss Déby Itno s’était  rendu en 2006 au chevet du colonel Mamadou Cissoko, officier superviseur sénégalais de la commission de contrôle du cessez-le-feu dans le Darfour, grièvement blessé  par un  soldat  tchadien  qui s’était  évadé par la suite.

 C’est toujours dans la ville  d’ Abéché  et à la même année qu’une Espagnole travaillant pour l’UNICEF, a été blessée par balle et son véhicule 4x4, arraché par ses assaillants.

 L’assassinat de l’humanitaire Français, Pascal Marlinge, relance la polémique sur la question  de la sécurité  humaine au Tchad  et souligne à juste titre qu’il y a urgence et du feu en la demeure.

 La persistance de l’insécurité à l’est du pays prouve à suffisance que le déploiement de l’Eufor est bien loin de répondre aux attentes des populations locales, des déplacés, refugiés du Darfour y compris  pour les humanitaires et militaires étrangers en mission dans la région.

C’est bien là, les erreurs dans les démarrages de l’opération de cette force internationale dont le mandat,  a  été controversé.

Il fallait d’abord consulter l’ensemble des acteurs impliqués dans la crise tchadienne et du Darfour afin de garantir le succés de l’intervention humanitaire dans cette vaste contrée  du pays, théatre des affrontements interecommunautaires et armés entre le régime d’Idriss Deby et l’opposition armée  tchadienne qui lui est  hostile mais aussi entre le pouvoir de Khartoum aux groupes rebelles soudanais.

 Aujourd’hui, il est autorisé de dire que l’assassinat  de l’humanitaire Français, attribué  à l’armée tchadienne,  est réprehensible, il doit  permettra à la communauté internationale longtemps figée d’acuser le Soudan, de rompre avec sa politique  conspiratioire pour  apprécier pleinement la gravité et  la dangérosité  relatives au  défi de  la sécurité humaine à l’est du Tchad.

 Elle doit  saisir l’opportunité pour œuvrer réellement et  sans parti en faveur d’une résolution globale du conflit au Tchad et dans le Darfour.

 

Par Makaila Nguebla