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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

 

"Je ne peux pas accepter que l’on puisse traiter notre pays comme s’il était encore une colonie", a déclaré le président congolais, Joseph Kabila, dans une interview exclusive au journal "Le Soir" de Belgique paru le jeudi 24 avril dernier.

"Cela est inacceptable et je refuse qu’une sorte de tutelle continue de s’exercer sur nous", a ajouté le chef de l’Etat congolais.

"Dans d’autres pays africains, la délégation belge aurait été chassée sur le champs", ajoutant que "c’est la dernière fois que j’accepte de recevoir une délégation belge tenant de tels propos".

Il répondait ainsi aux propos peu diplomatiques tenus par le ministre belge des Affaires étrangères, Karel de Gucht, lors de sa visite de travail en RD Congo. Le chef de la diplomatie belge avait dénoncé mardi, lors d’une réception à Kinshasa, "les privilèges fabuleux" dont jouissent certains responsables politiques congolais et a appelé le gouvernement à combattre les dirigeants "qui n’hésitent pas à sacrifier le bien-être de la population pour leur enrichissement personnel".

Dans cette interview au quotidien "Le Soir", le chef de l’Etat congolais a toutefois relativisé les propos de Karel de Gucht, estimant qu’"il ne s’agit pas d’un incident, mais d’un début d’incident, une provocation".

Le ministre belge des Affaires étrangères a, en outre, manifesté la volonté de son pays d’avoir un droit de regard sur les contrats de plus de 15 milliards de dollars US que Kinshasa vient de signer avec Pékin.

En réponse, le président Kabila a affirmé que "l’option chinoise est tout à fait irreversible". "Nous avons besoin de 150.000 km de routes dont 15.000 km de routes asphaltées, les Chinois en construiront seulement 3.000 km, il y a encore de la place pour tout le monde", a fait observer le président congolais, pour qui la reconstruction du Congo ne se fera pas qu’avec les Chinois.

Mais Kabila a tenu à exprimer sa déception à propos de l’aide apportée par l’Union européenne, soulignant que Romano Prodi, l’ancien président de la Commission européenne avait promis en 2002 de financer la constrution de la route reliant la ville de Kikwit (province de Bandundu) à Kinshasa. "Jusqu’à ce jour, nous n’avons rien vu", a-t-il dit avant d’ajouter que "chez nous, on dit que deux promesses non tenues, cela devient un mensonge".

Source: L'International.magazine.com