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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila


A Ndjaména et à l’étranger,  tous les observateurs  de la vie politique tchadienne, sont à majorité restés, perplexes, dès l’annonce de  la nouvelle équipe gouvernementale, dirigée par M.Youssouf Saleh Abbas.

En effet, la composition du Gouvernement tchadien, issu d’un contexte socio-politique difficile, laisse présager  des horizons sombres  et éloigne les différents  acteurs du chemin de la paix, tant recherchée par tous.

Au regard de cette charmarure gouvernementale, le challenge lié aux initiatives de paix  ne peut exceller ou prospérer, étand donné, que la France et l’Union européenne, s’enferment obstinément de voir en l’accord du 13 août 2007, comme passage obligé vers un processus de paix et de réconciliation. Alors, que le même accord, ne fait absolument pas l’unanimité au Tchad.

Pourquoi, alors la France et l’Union européenne souffrent –t-elles d’un tel strabisme  pour occulter  réellement, les véritables et légitimes  révendications populaires pour  une concertation politique inclusive ?

Tout le monde,  désormais, s’accorde à dire que le sort de la Coordination des Partis Politiques pour la Défense de la Constitution (CPDC),  est scellé, avec son entrée en ordre dispersé dans le Gouvernement, ce qui fragilise sa cohésion et divise ses membres.


Par ailleurs, le député Ngarléjy Yorongar, leader de la Fédération Action pour la République (F.A.R), exilé, en France, ne se sent ni de prés ni de loin,  lié à un quelconque engagement avec le pouvoir, en homme libre, il reste la seule alternative politique crédible, pour relayer, les aspirations du peuple.

 Par ailleurs, on  sait que les politico-militaires, qui, observent un temps de répit  sur le terrain, ont considéré de « non événement » la nomination du nouveau Premier ministre, pour exprimer  clairement leur indifférence et prendre du recul.

Aujourd’hui, ce Gouvernement, que le Premier ministre juge d’ouverture,  ne correspond nullement  à la volonté du peuple tchadien, qui, désespérement appelle  de ses vœux tous les acteurs en conflits de se retrouver ensemble  sur une table de négociations et poser leurs différents contentieux,  en vue d’une résolution définitive par des moyens pacifiques de la crise tchadienne  pour le retour de la paix dans le pays, laquelle,  garantira la stabilité et la quiétude des Tchadiens.

On tombe tous d’accord que le  refus délibéré du régime pour une réelle ouverture politique dans le pays, risque de donner libre cour à  une reprise et une intensification de conflit armé sur l’ensemble du territoire.

Comme en témoigne, une source,  proche de l’Union Militaire Intégrée (UMI), coalition armée, nouvellement créée, qui englobe neufs (9)  organisations politico-militaires, elle  estime que,  tout le monde,  voit, à travers  la nomination,  de M.Saleh Abbas, une mauvaise volonté politique du régime tchadien, d’engager des véritables pourparlers de paix par le canal des négociations politiques.

 Ce  responsable politique en France, de l’UMI, sous le sceau de l’anonymat,  a affirmé dans la soirée,  dès la publication du nouveau Gouvernement, qu’il n’est pas exclu que leurs forces  reprennent les hostilités militaires face aux troupes gouvernementales à l’est du pays, devenu abcés de fixation de l’armée tchadienne.

 L’Union Militaire Intégrée (UMI), se trouve alors obligée, d’engager ses troupes dans les jours qui viennent,  aux combats  contre l’armée gouvernementale, autrement dit, elle ne voit, le moyen par lequel, il faut recourir pour améner  le régime d’Idriss Deby, au langage de la raison ou du compromis politique.

Par Makaila Nguebla