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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

 

Dans le cadre de la 5ème Journée Mondiale sur le Darfour, initiée par une coalition d’ong internationales, la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme(RADDHO), a organisé,  à l’hôtel le Ndiambour,  une Table ronde, placée sous le thème : « Mobilisation de la communauté internationale en faveur des enfants du Darfour »,à laquelle était convié son Excellence Mohammed Khassim Aboubakre, Ambassadeur du Soudan, au Sénégal.

 

 Rappelons que le Darfour, région occidentale du Soudan, est en proie,  depuis bientôt cinq (5)  ans à un conflit armé qui oppose plusieurs factions armées au Gouvernement de Khartoum.

La dimension complexe de ce conflit,  divise jusqu’à nos jours la communauté internationale dans son approche et suscite la convoitise des  grandes puissances étrangères, devenues protagonistes du conflit  pour des enjeux stratégiques.
Cette table ronde, couverte par la presse et à laquelle, ont pris part, les représentants  des Ambassades accréditées au Sénégal, les responsables d’Ong , se fixe comme objectif principal, la recherhe de la paix par des moyens pacifiques et surtout la prise en charge de la question des enfants pris,  entre deux feux des acteurs en conflit armé.

Prenant, la parole à cette occasion, l’Ambassadeur du Soudan au Sénégal, a saisi l’opportunité pour interpeller la communauté internationale d’être beaucoup plus  juste dans le traitement de cette situation. Il a expliqué aux participants que le conflit du Darfour, n’est  ni ethnique, racial,  économique ou politique. Il affirme que les différentes composantes ethniques du Darfour, ont toujours vécu ensemble et en harmonie depuis des siécles, et rien encore ne les empêcherait de cohabiter, contrairement, aux informations véhiculées par l’opinion occidentale.

Toutefois, avoue-t-il, que cette crise résulte de plusieurs facteurs entre autres : la prolifération d’armes à feu venues du Tchad dans le Darfour, avec les mouvements de révoltes d’opposants Tchadiens des années 1970. Il ajoute, aussi,  que la détérioration climatique, y a fortement contribué à l’éclatement de ce conflit,  du fait que, le  Darfour,  était exposé à une pénurie et une rarété d’eau, devenue source de disputes entre élèveurs et agriculteurs, principaux habitants de cette localité au point que l’insécurité et la méfiance ont laissé place aux violences armées entre eux.

A Dakar, il se désole de l’attitude sélective et partielle de la communauté internationale  qu’il juste,  trop injuste pour aider les acteurs en conflit dans  la recherche de la paix dans cette région.

Il estime que les puissances étrangères, cherchent des ennuis au Soudan à cause de son autonomie et de son indépendance vis-à-vis d’elles.De plus, se plaint-t-il du traitement de l’information par les médias occidentaux qui extrapolent les chiffres de personnes victimes et dramatisent la situation dans le Darfour, qui, n’est pas   si catastrophique,  selon lui, comme on le présente au monde.

Développant son argumentaire, il soutient que les instances internationales, refusent délibérement  de condamner les groupes armés du Darfour, qui tuent, les forces  africaines venues pour assurer la sécurité des agences humanitaires et les  personnes déplacées.

Et que,  généralement, ce sont ces mêmes rébelles du Darfour,  qui empêchent le retour organisé,  par le Gouvernement du Soudan,  au profit des populations civiles se trouvant au Tchad.

Pour une résolution de ce  conflit du Darfour, il interpelle la communauté internationale, qu’au lieu de réprimer et incriminer le pouvoir de Khartoum, de reconnaître au moins le mérite des éfforts consentis par  les autorités soudanaises dans le processus et la recherche de la  Paix dans cette région.

Par contre, M.Aboubakry Mbodj, vice-président de la RADDHO, a exhorté le Gouvernement de Khartoum, de respecter ses engagements internationaux pour accélerer et faciliter le retour de la paix recherchée dans le Darfour par les organisations humanitaires et autres membres de la société civile mobilisée pour la circonstance.


 
Par Makaila Nguebla