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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

Création d’une Commission Indépendante pour le Dialogue Inclusif (C.I.D.I)

Ialtchad Presse – Le 31 mars 2008

 

(Paris – Ialtchad Presse) Le colloque sur le thème du « dialogue inclusif » exigé par les acteurs de la crise politique tchadienne (opposition démocratique, opposition armée, société civile, personnalités indépendantes, etc.) s’est tenu les samedi 29 et le dimanche 30 mars à Paris sous la présidence du Dr Djimé Adoum et en présence de plusieurs personnalités politiques, notamment l’ex-député tchadienne et chef d’un parti politique, Madame Bourkou Louise. Parmi les invités, étaient aussi présents de nombreux Tchadiens vivant en France ainsi que des amis français et africains venus soutenir activement les participants.

 

En introduisant la rencontre après présentation des invités, le Président de séance, le Dr Djimé Adoum, avait tenu à écarter toute ambiguïté quant à l’initiative et aux objectifs du colloque.

 

Rappelant ce qu’il avait déjà écrit sur Internet pour dire aux Tchadiens qui sont les organisateurs et quels sont les objectifs de ce colloque, le Dr Djimé Adoum avait tenu à préciser à l’assemblée venue nombreuse, que la rencontre de Paris est le résultat d’une initiative prise par un groupe de Tchadiens vivant aux Etats-Unis, en Afrique et en Europe. Cette rencontre a pu être organisée grâce à l’inestimable appui logistique et technique de l’ONG CFK Kaela, mais cette ONG n’en était ni l’initiatrice ni l’organisatrice.

 

S’agissant des objectifs de ce colloque sur lesquels se sont planchés les invités tout au long des deux journées, le Dr Djimé Adoum en avait dessiné le schéma avant tout débat au fond. Les acteurs de la crise tchadienne exigent depuis quelques années déjà, un « dialogue inclusif ». Cependant, aucune des potentielles parties prenantes à ce « dialogue inclusif » n’a jamais expliqué clairement ses attentes hormis les classiques appels à un dialogue réunissant tous les acteurs de la crise. Ne fallait-il donc pas se réunir et, ensemble, identifier les attentes pour mieux les exprimer afin qu’elles soient entendues et comprises par tous ?

 

Rassurés par ces propos, les invités avaient aussitôt manifesté un intérêt particulier à ce colloque au cours duquel leur participation intellectuelle avait été déterminante. Tous les aspects connus et moins connus de la vie politique tchadienne ont été abordés sans tabou. De la question de la détention de l’opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh (qui avait soulevé un débat passionné le dimanche) en passant par celle des accords morcelés  signés par Déby  aux questions relatives aux motivations réelles des opposants armés ainsi que leur disponibilité à un dialogue inclusif, toutes les questions les plus épineuses ont été abordées dans une ambiance franchement concitoyenne et fraternelle. Des moments passionnés ont été aussi constatés sans que la passion ne l’emporte sur l’objectif de la rencontre.   Chacun, suivant son opinion et ses connaissances de la vie politique tchadienne, avait participé à la réussite (une véritable réussite faut-il le reconnaître) de ce colloque. Plusieurs recommandations ont été faites à l’issue des discussions et seront proposées incessamment aux groupes (polico-armés de l’Alliance Natioanle, CPDC, majorité présidentielle, Idriss Déby) identifiés comme étant les principaux acteurs de la crise tchadienne.

 

La fin des travaux a vu la constitution d’une Commission Indépendante pour le Dialogue Inclusif (CIDI) avec à sa tête le Dr Djimé Adoum et ayant pour porte-parole Madame Bourkou Louise. 4 conseillers ont été désignés à la tête de 2 départements (Tchad et Extérieur). Parmi ces 4 conseillers, deux  ont été chargés des missions auprès des politico-armés et de l’opposition démocratique (département Tchad) et deux devaient s’occuper des Organisations internationales, pays amis et autres partenaires du Tchad (département Extérieur).

 

Les résultats des travaux seront transmis dans tout les prochains jours aux principaux acteurs de la crise tchadienne et publiés sur tous les sites Internet. La Commission s’est mise immédiatement au travail.

 

La rédaction