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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

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Ecoutez le discours de Deby, pour les honnêtes, demande du courage exceptionnel, et surtout un estomac à tout épreuve ; un estomac qui secrète des antiémétiques exceptionnellement puissants.

Djoha, un personnage de contes arabes, avant d’aller à sa boutique, dit à son épouse de lui préparer un gros poulet, celui qu’il acheta la veille, pour le repas du soir. Mais le soir venu, Djoha ne voyant pas son plat de poulet, demanda à sa femme la raison. Celle-ci l’informa que le poulet en question fut dévoré par le chat. Alors, Djoha se saisit du petit chat et le pesa.

Constat : Deux kilos. Brusquement, Djoha se tourna vers sa femme et fit remarquer : cet animal-là fait deux kilos ; c’est le chat ou bien le poulet ? S’il est le chat, où est le poulet, et s’il est le poulet où est le chat ? Deux kilos, c’est le poids d’un seul.

.Ecoutez le discours de Deby, pour les honnêtes, demande du courage exceptionnel, et surtout un estomac à tout épreuve ; un estomac qui secrète des antiémétiques exceptionnellement puissants.

Ecouter le discours de Deby et ne pas vomir, suppose qu’on est un être anormal, croyez-moi. Le monsieur, sans aucune variabilité, raconte des mensonges qu’il sait, lui-même, boiteux, mais il persiste et signe.

A beau mentir qui vient de loin ? Deby n’a pas besoin de venir de loin pour mentir. mieux, ce qu’il raconte au cours de ses interventions, ressemble beaucoup plus à des injures proférées à l’endroit du peuple tchadien qu’à un discours adressé à des hommes et des femmes jouissant d’une parfaite santé mentale. On ne raconte jamais du n’importe quoi à quelqu’un qu’on respecte, qu’on sait mentalement sain. Jugeons-en :
En tenue de guerre, dans un club militaire, au milieu des militaires, il lance son message de vœu de nouvel an à ses compatriotes en ces termes « Nous ne sommes en guerre avec aucun pays. Nous ne sommes pas en guerre avec le Soudan ».
Ce que nous savons de chefs d’Etat, y compris ceux du moyen âge, un pays pourrait bien être en guerre ou en état de guerre, mais le prince, lui, ne se mettait en tenue de guerre que lorsqu’il a l’intention de diriger lui-même les combats. Deby n’est pas en guerre avec qui se soit, mais il se met en tenue de guerre. Allez-y comprendre quelque chose.

Parfois, les anciens disaient de leurs enfants, adolescents, qu’ils sont à l’âge de la contradiction, parce que à cet âge-là, l’enfant change de comportement, d’avis, perpétuellement. Deby n’a-t-il pas dépassé cet âge de la contradiction. Pourquoi, diable, se mettait-il en tenue de guerre en ce moment de gaieté et d’espoir ?
Pourquoi célèbre-t-il cet évènement dans un lieu où le citoyen lambda a peur d’approcher ?
Il n’est pas en guerre ? Alors, qui contredit-il et pourquoi cite-il le Soudan ?
Que voudrait-il que nous comprenions ?

Pire, l’assassin invétéré se permet cette phrase « Je souhaite à chacune et à chacun de vous, une bonne et heureuse année… » hay tara Deby, ça suffit comme cela les singeries. Parce que ces souhaits sont synonymes de « tenez-vous bien, je vais redoubler de méchanceté » les tchadiens que nous sommes s’en méfit comme la peste.
Mais, bien que c’est pénible, patientons-nous pour écouter le chef de l’Etat parler en cette heure solennelle : « Que l'an 2006, voit enfin l'aboutissement des efforts de paix et de progrès que nous déployons ensemble depuis toujours dans les différents domaines. »

De quels progrès parle Deby ? Apparemment, le président n’a non seulement été abandonné par sa garde prétorienne, mais aussi, il n’a plus personne pour lui arranger son discours, lui faire le choix des termes appropriés. Au lieu d’employer le mot « progrès » s’il disait « évolution » il aurait une marge de manœuvre face à ceux qui sont capables de lui faire remarquer ses mensonges ; parce que l’évolution pourrait être positive ou négative. Et étant donné que depuis sa prise de pouvoir la situation du pays va de mal en pire, alors, il y a effectivement évolution, mais une évolution négative ; et non un progrès.

Le président en perpétuelle contradiction avec lui-même va plus loin lorsqu’il affirme d’une part « Le 18 Décembre 2005 (…) nos forces ont repoussé l'agression. Elles ont fait échec à la tentative de déstabilisation, et protégé la ville d'Adré et sa population, au prix des sacrifices suprêmes » et d’autre part il disait « Nous avançons bien dans le processus de paix et de progrès. »
Comme Djoha, nous nous perdons en conjecture. Le pays des Sao est en guerre ou non ?

Si non, pourquoi la tenue de guerre et le mess des officiers qui a été retenu comme lieu du déroulement de la cérémonie de la Saint Silvestre.
Pourquoi cite-on précisément le Soudan, les agressions, les sacrifices suprêmes etc.

La seule remarquable vérité dans le discours du président, est celle-ci : « J’ai douloureusement ressenti les événements consécutifs qui se sont déroulés à l’Est » Il a effectivement ressenti ses évènements car il a le sentiment que cette fois-ci, ils l’emporteront.

Quant à « Préparons les élections par un dialogue serein. Nous avons un pays berceau de l’humanité à construire. Allons au travail. Allons à la Paix ! » et terminer avec « Que Dieu bénisse le pays de Toumai ! " est comme diront les russes « tchepoukha », du n’importe quoi !