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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

Déclaration du MDREC sur les événements au Tchad

 

Le M.D.R.E.C condamne fermement toute prise du pouvoir par la force, comme il condamne également avec force et la dernière rigueur : toutes les velléités de confiscation du pouvoir par des passe-passes et des manipulations constitutionnelles comme ce fut le cas au Gabon, au Tchad etc.., et bientôt au Cameroun.

Le samedi 2 février 2008, la ville de N’djamena a été attaquée par une colonne de trois cents véhicules rebelles venus de la frontière tchado-soudanaise. Aidé par la France, la Libye et les TORO BORO, les rebelles soudanais hostiles au régime du Général El BECHIR, le Président du Tchad Idriss DEBY est venu à bout des rebelles qui se sont retirés de N’djamena pour repartir vers leur point de départ à la frontière soudanaise.

Fort de sa victoire grâce au soutien de la communauté internationale et en particulier de la France qui a intervenu directement dans les combats, l’ex rebelle et Président du Tchad Idriss DEBY s’est livré à une véritable chasse aux sorcières contre les leaders politiques de l’opposition démocratique et de la société civile.
 
Ainsi, l’opposant incorruptible, irréductible et indomptable NGARLEDJI YORONGAR, l’ancien président de la République du Tchad LOL MAHAMAT CHOUA, et Monsieur IBNI OUMAR MAHAMAT SALET, tous  leaders de l’opposition démocratique sont arrêtés à leur domicile par la soldatesque du seigneur de guerre Idriss DEBY. Ils ont été battus et torturés. Des parlementaires, des journalistes et les défenseurs des droits de l’homme seraient  enlevés par la soldatesque d’Idriss DEBY. Certains ont choisi la clandestinité, le chemin de l’exile, ou seraient tués.

A ce jour, seul l’ancien Président de la République du Tchad LOL MAHAMAT CHOUA a été retrouvé entre les mains de la soldatesque d’Idriss DEBY, alors que l’opposant incorruptible, irréductible et indomptable NGARLEDJI YORONGAR et, IBNI OUMAR MAHAMAT SALET sont demeurés introuvables.

Connaissant le despote Idriss DEBY, son côté cynique et sanguinaire, car il a sévi en Centrafrique à travers son homme de main DAOUD SOUMAÏNE tué dans le combat de MASSAGUE, le M.D.R.E.C estime que l’opposant incorruptible, irréductible et indomptable NGARLEDJI YORONGAR et IBNI OUMAR MAHAMAT SALET seraient tués par la soldatesque d’Idriss DEBY réputée pour sa cruauté, sa haine envers les Tchadiens. Car s’ils auraient survécu aux sévices et tortures de sa garde prétorienne, DEBY les aurait montrés comme l’ancien Président de la République du Tchad LOL MAHAMAT CHOUA.

Si les deux leaders de l’opposition démocratique tchadienne portés disparus seraient morts des suites des exactions : la communauté internationale et surtout la France seront les co-auteurs de ces ignobles et barbares assassinats d’hommes politiques, dont le seul tort est de se battre pacifiquement pour la bonne gouvernance et la démocratie au Tchad.

Et s’ils ne le seraient pas, le M.D.R.E.C exige la libération immédiate et sans condition de tous les leaders de l’opposition démocratique, de la société civile et le retour de tous ceux qui se sont cachés pour échapper aux exactions ou qui ont pris le chemin de l’exile.

Le M.D.R.E.C exige la cessation immédiate de la chasse aux sorcières, des exécutions

sommaires et toutes formes d’exactions au Tchad. Seule la justice du Tchad est habilitée à réprimer toute violation de la loi.

Le M.D.R.E.C condamne avec force et la dernière rigueur le soutien inconditionnel et indéfectible de la communauté internationale et surtout de la France aux dictateurs africains dont le seul souci est leur maintien au pouvoir par des passe-passes et les modifications constitutionnelles à la veille des  élections.

Le M..D.R.E.C compatit avec tous les Tchadiens victimes de la dictature et des évènements qui ont endeuillés, poussés plusieurs personnes à la clandestinité ou à l’exil. Au lieu de jouer au sapeur pompier pour sauver les dictateurs africains en perdition, l’ONU, le syndicat des chefs d’Etat d’Afrique et la France doivent intervenir en amont avant que les dictateurs et leurs thuriféraires modifient les constitutions pour des mandats illimités.

C’est au prix de la bonne gouvernance, d’élections libres, transparentes et pacifiques que l’Afrique retrouvera la stabilité, gage incontestable de tout développement. L’alternance démocratique mettra  l’Afrique à l’abri des putschs.   

Fait à Bangui, le 18 février 2008 

                                                                 
Le Président du M.D.R.E.C                        
Démocrate Joseph BENDOUNGA