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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

 undefinedLes poids lourds de l’opposition politique tchadienne, Lol Mahamat Choua, Wadal Abdelkader Kamougue, Ngarlejy Yorongor et Ibni Oumar Mahamat Saleh ont été kidnappés par la garde républicaine du Président Deby.  Saleh Kebzabo n’a échappé que parce qu’il se trouve actuellement à l’extérieur du pays, mais les barbares ont tout de même blessé son petit frère par balle. Aucune nouvelle ne filtre quant à l’endroit vers où seraient détenus ces responsables politiques qui sont, pour la plupart, membre de la Coalition des Partis pour la Défense de la Constitution (CPDC) et avaient signé, le 13 août 2007, un accord avec le Gouvernement Tchadien.

 

France aidant, le Tchad s’enfonce dans l’abîme.  La France saisit le Conseil de sécurité pour venir en aide au gouvernement tchadien.  La Russie s’oppose mais les tractations ne sont pas finies.  La France, architecte de la prise du pouvoir d’Idriss Deby par Fonbone interposé, aida le Président Deby en décembre 1990 dans le coup d’état qui a renversé le Président Hissein Habré.

 

L’objectif principal de cet écrit s’inscrit dans le strict minimum de démontrer à suffisance le fait que la France n’a pas joué franc jeu dans le bourbier tchadien.  Elle a systématiquement accompagné le Président Deby dans la confiscation du pouvoir.  Les élections frauduleuses qui ont eu lieu sont là pour en témoigner.  Tous les poids lourds qui sont en ce moment en prison étaient tous des candidats aux élections présidentielles.  N’eût été le rôle délétère de la politique française au Tchad, le pays aurait progressé significativement dans la percée démocratique.  L’un des tenors actuellement en prison aurait été président.  Nous parions que le pays serait dans un état significativement différent de celui dans lequel la France insiste à maintenir tout un peuple assoiffé de démocratie.

 

Rappelons que juste après la modification de la Constitution et les élections truquées, le gouvernement français dépêcha l’ancien premier ministre Dominique de Villepin pour féliciter le Président Deby pour sa “brillante élection”.  C’était çà le dernier clou que la France a enfoncé.  En d’autres termes, la France n’était jamais aux côtés de ceux qui se battaient pour la démocratie au Tchad.  Tous les tenors qui sont en ce moment en prison et le reste du peuple tchadien a appelé au dialogue inclusif.  Leur appel est tombé dans des oreilles sourdes. 

 

Ce récit met à nu les arguments de la France dans sa détermination à répondre aux appels d’un gouvernement légal.  Il n’y a pas de gouvernement légal au Tchad.  Vouloir faire croire à l’incroyable résulte purement et simplement d’une défaillance et une banqueroute morale et intellectuelle.  La France ferait mieux de venir en aide au people tchadien qui souffre, aux populations civiles fuyant la barbarie qui se retrouve au bord du fleuve sans nourriture et aux chefs de l’opposition politique dont on ne connait pas le sort. Enfin, la France doit apporter sa contribution au solutionnement de la crise par un dialogue inclusif.  Elle aura plus à gagner avec un Tchad démocratique bien gouverné!