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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

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Le Général Mahamat Ali Abdallah au front observe l'avancée des rébelles

 

Après  seulement un mois et demi de répit sur le font est, les rebelles Tchadiens réunis sous la bannière de la Coordination Militaire Unifiée (CMU) et les combattants de l’Alliance Nationale  de la Résistance (ANR),  un autre groupe  armé présent dans la localité reparlent d’eux et repartent en offensive généralisée contre l’armée gouvernementale.

 

En effet, le déclic a commencé avec  le feu vert de l’Union européenne qui a autorisé le déploiement de l’Eufor au Tchad et en Centrafricaine pour sécuriser les populations déplacées du Darfour et le personnel des agences humanitaires y  travaillant et qui seraient exposés à de conditions d’insécurité totale dans la région.

 
Mais, force est de constater que ce coup d’envoi du déploiement des troupes européennes aux confins du  Tchad et du Soudan  sans aval et à contrecœur des autorités gouvernementales, des acteurs sous régionaux et de la rébellion tchadienne, reste sans nul doute  responsable de l’accélération  des événements militaires depuis lundi où l’est du Tchad sent du feu.

 

Souvenons-en que  le dimanche dernier, le colonel Khadafi, un des fervents opposants au déploiement des forces étrangères à l’est du Tchad, avait signifié à Idriss Deby d’avoir manigancé pour que celles-ci interviennent dans la sous région. Le Guide Libyen était donc remonté contre le dirigeant Tchadien l’obligeant à quitter Tripoli pour Ndjaména.

 

Le mini sommet de Tripoli s’était soldé donc  par   un fiasco, sans issue  ni espoir placé devant rapprocher Deby et son homologue Soudanais El-Bechir.

 

Selon une source proche d’un opposant Tchadien, l’échec de la rencontre de Tripoli étant consommée, le colonel Khadafi aurait par l’entremise de Khartoum demandé à ce que les groupes rebelles actifs anticipent  avant l’arrivée effective prévue d’ici mars prochain du reste des contingents de l’eufor pour marquer de leurs présences militaires en terre tchadienne  et mener la résistance armée contre le régime.

 
Ainsi, la reprise des bombardements de l’aviation de l’armée gouvernementale  des positions de la rébellion augurait automatiquement la relance des hostilités militaires sur le terrain.

 

Si aujourd’hui, les rebelles Tchadiens se sentent galvanisés, dopés et  ont le moral au beau fixe, cela résulte d’une large part qu’ils auraient  abattu un hélicoptère  à l’aide d’un missile Sam 7 la semaine  qui précède  leurs incursions en territoire national.

 

 

Ils ont réussi à dompter l’espace aérien avec l’acquisition des armes d’autodéfense et d’attaque aériennes.

 

La panique s’emparée de l’armée tchadienne qui perd totalement   tout contrôle en terme de boussole des mouvements rebelles très mobiles, habiles et irrepérables par le système de surveillance aérienne de l’armée française opérant dans les zones de conflit à ses côtés.

 

La percée linéaire sans résistance notable de l’armée gouvernementale devant les avancées de la rébellion s’explique par le fait que les soldats qui forment les unités de l’armée d’Idriss Deby ne peuvent supporter la puissance du feu et la détermination qui animent leurs adversaires.

Les garnisons de l’armée gouvernementale se dégarnissent au profit d’une rébellion qui a la fougue d’atteindre la capitale dans les jours qui suivent……..

 

Aujourd’hui, la motivation qui se lit dans les visages des mouvements rebelles commande notre lucidité et traduit une autre lecture que  l’armée du régime est bien confrontée  à une démotivation apparente.

Si du côté de Ndjaména, Idriss Deby et son staff réfléchissent pour contrecarrer les groupes rebelles, il reste à savoir avec quels moyens militaires et capacités humaines peuvent-ils le faire à temps pour les repousser et  quand ?

 

Pour une nouvelle les observateurs nationaux sont unanimes que le régime d’Idriss Deby ne dispose plus son destin en main du fait que  l’ossature de son armée clanique a été décimée lors des derniers affrontements meurtriers du mois de novembre 2007 et que les rebelles ne lui ont pas donné le temps de se réorganiser en un laps du temps, ils le contre-attaquent aussitôt !

 

 

 

Par Makaila Nguebla

Tribunecoum