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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

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Indéniablement, le continent noir est considéré comme étant un nids où ont élu domicile les guerres civiles,  l’instabilité politique permanentes et que  le processus démocratique enclenché un peu partout dans certains pays peine à se concrétiser effectivement, en panne et ne parvient à se relever puis faire son chemin.

 

Devant une telle situation qui s’apparente aux fatalités, l’opinion qui forme la ligne contestataire des opposants Tchadiens et Africains n’hésitent pas de pointer d’un doigt accusateur une ancienne puissance colonisatrice jugée nébuleuse  par ses rapports et intrigues un peu partout, en l’occurrence la France.

 

En effet, pour un grand nombre d’africains, le drame du continent tire pratiquement ses origines de la responsabilité très engagée  des dirigeants français qui exercent  toujours et pour longtemps une emprise coloniale sur la plupart des pays dont la souveraineté n’est que  théorique et relève du simulacre.

 

Se fondant sur plusieurs conflits armés qui naissent ici et là sans s’éteindre de sitôt, les observateurs Tchadiens développent leur argumentaire à partir du génocide rwandais de 1994 où les autorités françaises étaient taxées d’avoir attisé  la haine interethnique qui a mené ce pays dans une spirale de violence sans commune mesure et/où le sentiment de vivre ensemble entre les composantes nationales s’était effrité complètement.

 

undefinedLe Tchad, pays où la France est présente et influente militairement , souffre  de façon endémique et cyclique depuis son indépendance acquise le 11 août 1960  des mouvements convulsif de groupes armés qui jaillissent spontanément refusant l’arbitraire,  se mettent à contrordre de la République à travers  la guérilla   dans des maquis.

 

A l’instar de conflit du Tchad, il faut ajouter d’autres foyers de troubles insurrectionnels comme celui de Côte d’Ivoire, de  la RCA, du Niger, du Darfour et actuellement le Kenya, jadis havre de paix et de tourisme de qualité qui attire les grandes stars du monde entier.

 

 L’érection soudaine des violences post-électorales au Kenya et l’engouement  suscité par la couverture médiatique  provenant de la France soulève de soupçons  chez  une large part d’ observateurs Tchadiens qui en font un rapprochement immédiat avec l’affectation à Naïrobi de Stéphanie Braquehais,   ancienne correspondante à Ndjaména au Tchad de Radio France Internationale (RFI).

 Selon une voix d’un opposant Tchadien qui a témoigné à notre journal, la France entrevoyait venir les risques d’instabilité du  Kenya, c’est pourquoi, elle a dépêché sur place une de ses journalistes anticipant ainsi sur le cours  des événements avenir.

 

Notre interlocuteur, sous couvert de l’anonymat affirme que : « Aujourd’hui, tout le monde est unanime que la France a comploté au Rwanda, en Côté d’Ivoire pour les déstabiliser durablement et qu’elle ne cesse de récidiver les mêmes réflexes d’agent vecteur d’instabilité continentale à des fins propres. »

 

Pour le cas du Tchad, il s’interroge : « La France va-t-elle être méfiante et tirer les leçons du passé et éviter d’être lynchée par l’opinion tchadienne et africaine qui la désavouent au fur et à mesure dans le temps et l’espace ? » a-t-il soutenu finalement.

 

Au niveau de Tribunecoum, nous osons croire que la France doit, désormais, être regardante dans le conflit tchadien surtout avec le déploiement  de l’Eufor au Tchad et RCA, elle ne peut agir seule.  L’opinion internationale n’hésitera de l’interpeller  pour son soutien aveugle et son penchant excessifs pour le pouvoir d’Idriss Deby qu’elle entretienne et maintienne contre une tranche non négligeable de son propre peuple qui ne l’admet  non plus.

 

Par Makaila Nguebla

Tribunecoum