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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Makaila

undefinedMalgré que sa sécurité est toujours précaire et que les menaces de tout genres pèsent toujours sur lui, sa famille et ses collaborateurs du journal Notre Temps, Mr. Benoudjita reste égal a lui-même et a  trouve quelques minutes pour faire une mise au point sous forme d’interview, suite à l'article publie par NDjamena Bi-Hebdo il y a quelques jours.

Il importe de souligner ici que la vie de ce courageux Africain est toujours en danger. Idem pour celles de beaucoup d’autres Tchadiens qui tiennent tête a la dictature implacable de Deby Itno et ses suppôts français.

Dans cette Afrique des dictatures, sponsorisées par la France néo-colonialiste, c’est un crime de lèse-majesté de  reprendre et de marteler ce que beaucoup d’Africains ressentent devant la politique africaine boiteuse de la France de Sarkozy qui tarde a implémenter la « rupture » qu’il a pourtant promise.

Dans cette Afrique des réseaux occultes de la France-Afrique, tous ceux et celles qui osent mettre au défi les gouvernants et leurs mentors face aux situations désastreuses qu'ils ont créés dans nombre de nos pays est inacceptable a leurs yeux et est punissable par la prison voire même de la mort.  Dieu merci il y a les Benoudjita, Bockel, et tous les gens assoiffées d’une refonte des relations Franco-Africaines.
Lisez la mise au point faite sous forme d'interview par Mr. Benoudjita.

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Monsieur Nadjikimo Bénoudjita vous êtes poursuivi par la justice pour délit de presse; mais à deux reprises, vous ne vous êtes pas présenté au parquet pour la citation directe. Ne pensez vous pas que votre attitude est préjudiciable à votre cas et au journal que vous dirigez?


Nadjikimo Benoudjita: J’ai décidé, après mûre réflexion, de me mettre à l'abri d'une persécution que j'appelle politique et non judiciaire, parce que j'ai senti que ma vie, mon intégrité physique est en danger.

Qu'est-ce que vous craignez sincèrement, du moment que l'affaire est aux mains de la justice?


Nadjikimo Benoudjita: L'affaire était aux mains de la justice, c'est vrai, mais souvenez-vous de mon arrestation que la presse, à juste titre, a qualifiée d'enlèvement; souvenez-vous de la conférence de presse du ministre de l'administration du territoire le 19 décembre; souvenez du discours du président de la République, le jour de la Tabaski; tout cela n'a plus rien de juridique et n'importe quelle personne sensée craindrait pour sa sécurité, d'autant que la décision de fermeture du journal Notre Temps n'émane pas de la justice et que ma famille est sous pression permanente de la police qui partage ma cour et angoisse par ses questions mes enfants qui d'ailleurs ont dû fuir mon domicile!

Vous avez donc fui le pays et la justice alors?

Nadjikimo Benoudjita: Je n'ai pas fui le pays et la justice de mon pays. Mais je me suis mis à l'abri de quelque chose qui ressemble fort à de la persécution sur fond d'arbitraire et de règlement de compte et je ne me sens pas encore une vocation de victime expiatoire. Vous conviendrez avec moi que dans ces conditions, je dois me protéger.. Quant à la justice, je crois qu'en ce moment, il y a des gens qui se sont arrogés ses prérogatives et qu'elle est impuissante
face à ma situation...

Mais le Procureur de la République vous a pourtant libéré et a mis votre dossier en citation directe?

Nadjikimo Benoudjita: Monsieur le Procureur de la République a fait son travail, mais quand la police a fermé a nouveau mon journal et perturbé la quiétude de ma famille par des interventions nocturnes, il est resté impuissant parce que étranger à cette nouvelle situation. J’ai beaucoup de respect pour les institutions de mon pays, mais dès l'instant qu'elles sont instrumentalisées, il m'est difficile de leur faire confiance.

Que comptez-vous faire, prendre la route de l'exil, fuir donc la justice ?

Nadjikimo Benoudjita: Je ne prendrai pas la route de l'exil, je ne suis pas très loin et prêt à comparaître si les conditions minimales d'un procès équitable sont réunies.

Qu'appelez- vous conditions minimales d'un procès équitable?

Nadjikimo Benoudjita: D'abord que la police cesse le harcèlement des miens, ma famille et mes collaborateurs, je suis seul responsable de cet article incriminé; et ensuite que mon journal soit rouvert, libéré de cette fermeture illégale. En ce moment je pourrais considérer que les conditions sont réunies pour un procès équitable.

Le mot de la fin: Maintenant, que faites vous?

Nadjikimo Benoudjita:  Je pense, je réfléchis et je m'exprime, ce sont là des qualités inhérentes à l'être humain qu'aucune force n'a réussi à lui ôter.

Source:laleonline